LE « HEY MADMOISELLE », FLEURON DE L’AMOUR COURTOIS CONTEMPORAIN

« Hey Madmoiselle, t’es charmante ! Ça te dirais une glace à la menthe ? »

Quelle femme n’a pas été instantanément charmée par une déclaration de ce genre, à la fois fougueuse et subtile ? Et encore d’avantage si le Don Juan en question accompagne son « accroche » d’une démarche de ouistiti sodomisé, ce qui aura pour effet d’amplifier l’effet aphrodisiaque de sa diatribe.

En vérité très peu de femmes ont résisté à une telle débauche de sentiments poisseux, mes bons lecteurs, c’est la raison pour laquelle nous allons étudier aujourd’hui la façon dont nos chers amis de banlieue s’y sont pris pour faire fondre chaque femme sur leur passage après avoir ouvert la bouche.
Comment ces simples phrases, incroyablement travaillées par de longues heures de réflexions aboutissant en un travail d’artisanat verbal, peuvent avoir un tel effet sur la gente féminine ? A ce propos, je vous renvoie à l’article « comment séduire » qui vous permettra de pécho la donzelle de votre choix sans pression aucune en moins de trois heures.

Ainsi, un travail épistémologique s’impose afin d’accorder crédit à une thèse devenue de plus en plus plausible : le « Hey mademoiselle » est le digne héritier de l’amour courtois d’antan.

Revoyez ces images d’Épinal issues des tréfonds de votre enfance : le prince à mandoline jouant à cœur ouvert en bas d’un rempart, déversant ses plus belles compostions à sa chère et tendre, prisonnière d’une froide chambre de pierre.
Et si je vous disais que toute cette magie n’a pas disparu à la fin du moyen-âge ?
En effet, ces formes archaïques ont mutées avec les années et perdurent sous une forme plus « street » que sa version originale. Les culottes de soie ont laissé place aux joggings slim, les mandolines se sont muées en Iphone 6S crachant du doux Kaaris dans les rues bordées de HLM plus vétustes que les donjons de l’époque.

Esthètes, poètes et autres amoureux de littérature romanesque, apprêtez-vous à pénétrer dans l’antre de la volupté : la banlieue.

Fig 1 : L'arme fatale du séducteur chevronné
Fig 1 : L’arme fatale du séducteur chevronné

I/ Historique des zones péri-urbaine et approche géographique du « hey madmoiselle » :

Apparu dans les cités françaises à l’aube des années 90, ce charmant harcèlement de rue a maturé et été mis au point dans la zone la plus redoutable de la planète.
En effet, un architecte – tombé par mégarde dans les égouts parisiens – a décidé de s’inspirer de cet univers moisi, putride, étroit, pollué et isolé du reste de monde pour concevoir son nouveau projet d’urbanisme : la banlieue était née.
Rapidement peuplée par des travailleurs ayant évolués en thugs sanguinaires plus vite que la propagation du paludisme en Malaisie (aussi connu aux USA sous le nom de « from human to racaille »), ce paradis terrestre est resté néanmoins peu attractif pour un public féminin. Ces incompréhensibles garces ont préféré se terrer dans la morosité des centres villes plutôt que d’aller explorer de joyeuses bar HLM délabrées. Ainsi, lorsque les premiers banlieusards (les « pères fondateurs ») s’aperçurent que les femmes préféraient davantage la présence de boutiques de chaussures que la leur, ils développèrent des types de séduction basée sur la technique du sniper (c’est-à-dire que la femme approchée doit tomber instantanément amoureuse du séducteur dès la première phrase d’approche).

II/ Techniques mise en œuvre, approche pratique :

« L’amour n’est qu’une étape, un arrêt momentané sur la route de la vie » disait Octave Uzanne dans « Le bric à brac de l’amour ».

Vous l’aurez compris, arrêter une personne pressée est un composant essentiel d’un harcèlement bien préparé. Car il s’agit bien de provoquer cet « arrêt momentané » comme disait ce cher Oscar.
Pour exécuter une telle prouesse, le prétendant doit effectuer un long travail en amont. Les meilleurs le reconnaissent : 90% du travail se trouve dans une bonne préparation physique et mentale.

PuüurBogossdu93, qui a souhaité répondre à mes questions ; insiste particulièrement sur l’endroit où se trouver :

Cynic Propaganda : « Que peux-tu nous dire sur les lieux stratégiques qui optimisent l’impact de l’accroche ? »

Abdel Love : « Faut repérer où y a dl’a keh fraîche [une femme ravissante]. Après, frère, tu te cale avec tes zincs [ce divertissement peut se faire entre amis]. Genre porche ou banc, tu vois ce que j’veux dire ou pas ? [inquiétude que je ne saisisse pas la complexité de son propos]

C.P : Je vois ce que tu veux dire. Utilises-tu des amorces pré-harcèlement ou préfères-tu la technique de la « charge du samouraï en colère » ?

Abdel Love : « Bah, en fait, moi chu plutôt en mode posayy [absence de stress dans l’action]. P’tit sourire, p’tit sifflement, au calme. Si la go fait trop sa meuf [manifeste peu d’intérêt], bah j’la suis mais en mode tranquille et là j’commence à lui dire des trucs, wallah [demande subreptice à Dieu de filer un coup de pouce]… »

C.P : « Quels genre de trucs ? »

Abdel Love : « Bah… genre tu vois… des punchlines de lover… genre Hey mademoiselle, tu ferais pas de la boxe ? Parce que tu viens de mettre KO mon cœur ! »

Tel un fusil de précision entre les mains de Chris Kyle, le cœur de la go en question vient de voler en éclat. Grâce à cette accroche PuüurBogossdu93 est rentré au bras d’une adorable donzelle au teint aussi orange qu’un coucher de soleil et avec qui il savourera un maxi best of le soir même (l’ambiance d’un restau chic est propice pour se remettre de ses émotions).

Fig 2 : PuüurBogossdu93 roulant une pelle à une sneakers. "On ne peut pas lésiner sur l'entrainement" assure-t-il.
Fig 2 : Karim El DonJuan roulant une pelle à une sneakers. « On ne peut pas lésiner sur l’entrainement » assure-t-il.

III/ Analyse comparative des accroches et étude de leur pertinence :

Nous venons d’analyser l’importance des circonstances préparatoires. Maintenant, décomposons ces petits bijoux de francophonie.
Chacune d’entre elles partagent un « tronc commun », définit par les linguistes comme la racine inaliénable d’une bonne accroche. Il s’agit du « hey madmoiselle ». Destiné de prime abord à attirer l’attention, il peut être richement décoré par des adjectifs venant qualifier le prétendant comme étant un poète assumé ; exemple : « hey ma p’tite madmoiselle » ou « hey qu’elle est mignonne la demoiselle ».
Cette phrase est suivi de l’obligatoire « t’es charmante ». La clé du succès est en bonne partie contenue dans cette suite quasi-insignifiante. Technique du miroir : la femme se retrouve face à sa propre beauté et à son pouvoir d’attraction. Se pensant moche et repoussante, elle découvre soudainement que son unique raison de vivre (son physique) est apprécié par un bel étalon italien, tout de Adidas vêtu.
La suite vient « achever la victime engourdie » pour la finir avec panache.

Exemples éloquents :

« Hey madmoiselle, t’es charmante, ça te dirai une glace à la menthe » = mon pouvoir d’achat quasi illimité me permet de t’offrir de manière désintéressée une denrée alimentaire qui te permettra de survivre (et comme une glace est portative, je pourrai t’emmener jusqu’à mon clic-clac dans la foulée).

« Hey Madmoiselle ! Te fais pas de bile ma belle, ton boule c’est d’la balle. » = Tout en alexandrins, il s’agit d’une ode au postérieur de la fille qui se retrouvera remplie d’allégresse en sachant qu’une simple sortie à Carrefour peut lui rapporter des strophes sur ses fesses.

« Hey Madmoiselle ! Ton père il vend pas des biscottes ? Parce que t’es craquante » = Très classique, dans la plus pure tradition, le prétendant fait intervenir le père de la fille comme étant à l’origine d’une qualité sous-jacente. Marche avec la plupart des métiers (jardinier, plombier, cosmonaute…).

« Hey madmoiselle ! T’as de belles jambes, elles ouvrent à quelle heure ? » = Reprenant avec habileté l’unique passion des femmes (les boutiques), le Don Juan propose à sa cible de se mettre à la place d’un shop quelconque où il est convenu d’entrer pour faire chauffer la carte bleue. Sauf que lui voudra payer en liquide.

« Hey la miss t’as un 06 que je puisse te la glisser entre les cuisses ? » = Tout en finesse et honnêteté, ce Verlaine propose de différer le temps de la saillie en laissant entrevoir à la demoiselle transie d’amour un bref temps de flirt par SMS. Le numéro acquis, il pourra aisément la revoir.

La constatation que je fais à l’aune de ces exemples est sans appel : rimes, images fantasmatiques et promesses folles se dégagent de ses vers raffinés. C’est dans cet habile mélange de respect, d’humour léger et de désir ardent qu’éclosent les fleurs de la passion.
Les pick-up artists maîtrisant cet art complexe sont donc bel et bien les dignes héritiers des princes et troubadours soupesant chaque mot, chaque terme, comme le serrurier consciencieux œuvrant à fabriquer la clé du cœur de l’être aimé.
Et si l’ouverture résiste il « y aura toujours de la pute sur ton chemin » comme disait Rohff.

LES TORTUES NINJA : LA RÉHABILITATION ASSUMÉE DU FASCISME ITALIEN

Je revenais chez moi hier soir, éreinté par une longue et difficile journée de travail, lorsque mes yeux fatigués se posèrent sur la large façade du cinéma du coin.
Ce fut un coup de poignard dans le ventre, pire, j’eus l’impression d’avoir été vaporisé à l’instar d’un japonais un beau matin d’août 1945.
Car devant moi, caracolant fièrement sur les murs de ce temple culturel du monde libre, l’ignominie suprême : Ninja Turtle 2.
Pour les sots et les ignorants, je vous dédie cet article. Pourtant, votre cécité forcée ne mériterait pas ma magnanimité. Car il semble évident que notre démocratie, si fragile, si parfaite, est déjà rongée par la vermine brune jusque dans les salles obscures et que vous ne vous en étiez même pas rendu compte, probablement trop occupé à vous abreuver de Netflix ou de meuporg.

Mais revenons sur la genèse de ce qu’ont été les Tortues Ninja, œuvre majeur du néo-fascisme.
Car il ne s’agit pas simplement d’un divertissement pour ados. Non, mes chers amis, il s’agit purement et simplement d’un film de propagande sorti du cerveau nauséabond des nostalgiques des heures les plus sombres. Une série dont le seul objectif est de foutre en l’air le cerveau de vos gosses. Oui, je le devine, vous avez encore du mal à me croire tellement tout cela semble irréaliste.

Et pourtant… tel est mon terrible postulat : les Tortues Ninjas ne sont qu’une œuvre de propagande destinée à réhabiliter le fascisme italien.

Le mot est lâché. Inspirez à fond, prenez votre temps, je vous propose de découvrir aujourd’hui l’une des vérités les mieux dissimulée de notre siècle. Vous êtes prêt ?
Allons-y.

« Il y a dans tout fascisme une morale et une esthétique, mais cette morale et cette esthétique sont conquérantes, et par là, tout fascisme est une religion ».
Cette citation de Maurice Bardèche témoigne qu’il avait déjà, en 1961, tenté de nous avertir quant à ce péril vert. L’esthétique particulière et fière, cette morale conquérante qui émanaient de cette terrible idéologie… force est de constater que 50 ans plus tard, ces mots ont un sinistre écho.
En 1987, la première offensive commence. Inspiré par un comics américain, la série animée sort en France en 1987 – alors que l’Italie est encore plongée dans la violence politique des années de plomb. Afin d’opposer un substrat culturel à leurs ennemis communistes, les tenants du néo-fascisme italien élaborent une arme culturelle redoutable destinée à conditionner la jeunesse européenne à leur sinistre idéal : les Tortues Ninja sont nées.

Analysons ensemble le générique de la série :

Tortues Ninjas, Tortues Ninjas
Tortues Ninjas, Tortues Ninjas
Tortues Ninjas, Tortues Ninjas
KOWABUNGA le cri des ninjas

Mots martelés avec un rythme militaire musique agressive, les esprits innocents se retrouvent emportés dans une vague soudaine de sons sataniques électrisés. La rigueur du refrain laisse clairement sous-entendre la volonté d’ordre et de puissance desdites tortues.
Les images du génériques parlent d’elles-mêmes : plan sur une lune gibbeuse dans un ciel nuageux (=temps troublés, symbole d’une démocratie pesante) puis plongeon vers une bouche d’égout où une lueur vive métamorphose trois tortues en monstres mutants prêts au combat.

Décomposons le message :
TORTUE : La tortue est une référence à la formation défensive de l’armée romaine adoptée au combat (face aux peuples résistants face à l’expansion de leur empire). L’Italie et les envies impérialistes du fascisme sont ainsi exprimées en un unique mot.
NINJA : Référence au Japon impérial, l’un des trois pays de l’Axe durant la seconde guerre mondiale. Le genre de clin d’œil dégueulasse que cette extrême-droite décomplexée aime envoyer à ses alliés. De plus, je note que la caste des ninjas regroupait, (de la période Kamakura à la période Edo), les espions et des assassins – généralement vêtus de noir, tout comme les fameuses « chemises noires » qui œuvraient à toutes les basses besognes du régime.
Le refrain se termine avec ce mot mystérieux « Kowabunga » ; censé être un cri de guerre (contre qui ?) employé par ces tueurs. Sachez que les troupes fascistes des années 20, les squadristi, avaient également un cri de guerre, le fameux « Eìa Eia Alala ». Étrange coïncidence…
Et ce n’est que le début, un prélude à la spirale d’horreur que nous promet ce générique.

Quatre tortues d’enfer dans la ville
Chevaliers d’écailles et de vinyle
Ce sont des guerriers fantastiques
Ils sortent les nunchakus, c’est la panique

« Quatre tortues d’enfer, dans la ville » : plus aucun doute sur leur origine diabolique, ces chemises brunes à carapace assument dans le plus grand calme sortir de l’Enfer pour se rendre au cœur des villes, groupés, telle une milice populiste faisant régner la terreur. Sortant du fourgon d’April comme des fusées, nous retrouvons ici l’obsession de la vitesse et de la mécanique guerrière chère aux futuristes (comme Marinetti) qui ont contribué à l’élaboration du fascisme.

« Chevaliers d’écaille et de vinyle » : Ces chantres de la haine vont juste à revendiquer leur hérédité féodale, en s’autoproclamant « chevalier » : donc les représentants d’un système social inégalitaire dont ils seraient les protecteurs. Ici, la citation de Bardèche fait pleinement sens ; cette « Élite » conquérante (d’écaille et de vinyle) est prête à en découdre avec ses opposants communistes. Rappelons que le fascisme Italien a volontairement épargné la bourgeoisie, allant même jusqu’à conclure une alliance durant la prise de pouvoir de Mussolini. Ces Tortues mutantes ne veulent pas se battre pour plus d’égalité mais pour le plaisir de péter des gueules.
Si l’on observe en détail le déroulement du générique, on assiste à des plans fous, suivant le groupe de fasciste dans la ville. Crâne rasé et patronyme italien (Raphaëlo, Donatello, Michelangelo et Leonardo), la fougue guerrière de ces mutants compte bien sidérer l’esprit des jeunes influençables.

Reprenons la suite : « Ce sont des guerriers fantastiques, ils sortent les nunchakus, c’est la panique » : Culte de la guerre, de la mort et de l’héroïsme, le propos de cet infâme générique se dévoile lentement, exhortant les jeunes générations à rejoindre leurs groupuscules paramilitaires par groupe de quatre pour foutre « la panique » parmi les honnêtes citoyens de gauche.

Tortues Ninjas, Tortues Ninjas
Tortues Ninjas, Tortues Ninjas

On en remet une couche, terminant à coup de bottes cirées les dernières barrières mentales des gosses. Abrutis par la répétition des mots, conditionnés comme des chiens de Pavlov à répéter indéfiniment les mêmes mots. Ainsi, à l’avenir, il leur sera plus aisé de clamer des salut au futur Duce.

Pour venger Splinter, ils sortent les katanas
Ils sont les meilleurs et font la loi
Mais quand il s’agit d’s’amuser
Finie la terreur, on est là pour rigoler
(Refrain, 2x)

Ce second couplet précise l’intention de ces fachos à écaille : la vengeance. Mais venger qui ? Un rat géant (Splinter) si l’on en croit les paroles. Et pourtant, la vérité est bien plus terrible que la fiction. Pendu par la foule en 1945 et métaphoriquement « changé en rat » en passant d’idole à ordure ; il s’agit bien de Benito Mussolini lui-même qu’il s’agit de venger. En effet, maître Splinter est le chef du groupe de tortues, comme Mussolini dirigeait le mouvement fasciste dans les années 20. Les égouts dans lesquels vivent les tortues ne sont qu’une métaphore du débat public où l’extrême droite est considérée comme « nauséabonde ».

Capture d'écran : Cette image subliminale nous montre le Duce grimé en rat mutant. Preuve incontestable de ce complot contre le monde libre.
Capture d’écran : Cette image subliminale nous montre le Duce grimé en rat mutant. Preuve incontestable de ce complot contre le monde libre.

Souvenez-vous, la nourriture préférée des Tortues Ninjas est la pizza : plat typiquement italien qui vient symboliser l’amour malsain qu’ont les fascistes pour leur propre culture au détriment de celle des autres : jamais les Tortues Ninjas ne sont vus à l’écran en train de manger des plats d’une cuisine étrangère. Vous ne les verrez jamais savourer des loukoums ou des nems… Cette xénophobie rampante est d’ailleurs visible dans le générique à 0:40, où Raphaëlo jette littéralement une pizza à la gueule du spectateur (traduction : « on vous encule à sec, vous allez bouffer notre impérialisme de gré ou de force »).

« Ils sont les meilleurs et font la loi » : Sans aucun scrupule, ce commando armé et habité par le nationalisme le plus absolu impose un ordre arbitraire fondé sur le droit du fort à disposer du faible. Encore une fois, et inutile de le nier, des images de SS en plein Paris nous viennent en tête. La prise de pouvoir est leur but suprême : organiser une seconde marche sur Rome (puis sur toute les capitales du monde) afin qu’ils puissent « faire la loi » à leur guise.

« Mais quand il s’agit d’s’amuser, finie la terreur, on est là pour rigoler ». Avec qui rigolent-ils ? Réponse : Avec April (= Avril : mois de la mort de Mussolini).
Cette sinistre journaliste dissidente entretient des liens entre le monde de l’extrême-droite (les égouts) et le monde respectable des humains (l’arc républicain). Il s’agit sans aucun doute de la figure du publiciste fourbe, qui va tenter de couvrir les crimes des chemises brunes. Il s’agit très probablement d’une référence appuyée à Éric Zemmour ou à l’ensemble des médias alternatifs d’internet. Le message est clair : le monde journalistique n’est pas de notre côté, mais certains individus le sont. L’image insupportable d’April en train de servir les pizzas directement dans l’antre de Splinter est limpide : Certains journalistes iront « nourrir » l’extrême droite en cachette en leur offrant une tribune à la télé ou en leur donnant la possibilité de s’exprimer librement.

Passons en revue leur deux ennemis principaux :

Krang : Une sorte de cerveau dans un androïde. Le cerveau, symbole de la conscience éclairée et de l’intelligence est l’ennemi suprême d’un fascisme en écaille et vinyle obscurantiste.

Shredder : Ce type masqué, costumé et baraqué peut représenter la communauté gay – ainsi, les tortues lui foutront régulièrement une raclée monumentale au fil des épisodes, étalant sans vergogne leur homophobie patenté.

Ainsi, j’espère vous avoir mis en garde devant ce gigantesque complot, d’une ampleur sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Soyez conscient que je risque ma vie en écrivant ces lignes.

LA DÉ-RADICALISATION POUR LES NULS

Sachez que j’avais déjà publié un article au sujet de nos amis à poils longs en 2013, alors qu’une vidéo tournée en Syrie m’avait filé des crampes à l’estomac tellement je m’étais marré.
Un jeune « français » enturbanné, aux dents si longues qu’il aurait pu se gratter le bide avec, enjoignait notre bon Flamby d’aller le rejoindre pour faire sa « hijra » ; comme si notre flan national allait sérieusement prendre son paquetage et s’enrôler parmi eux.

Franchement ?
Franchement ?

J’écris avant tout à destination du jeune occidental, aussi terrorisé qu’hébété, parmi les ruines de sa civilisation. Fragile, athée, déraciné, moderne, ouvert d’esprit et avide de vivre ensemble et autres idéologies partouzesques, il n’arrive plus à concevoir que le réel est sensiblement différent de celui de Winnie l’ourson.
Alors parfois, le « concret » ; ce triste sire que l’on pensait disparu à jamais  de notre quotidien sucré, s’immisce dans nos vies d’automates,  dérègle notre horlogerie bien huilée avec la brutalité d’une baffe de Poutine sur un journaliste turc.

« Comment, en 2015, des barbares ont pu assassiner 130 personnes ? »

Cela s’appelle la chute des civilisations. Athènes, Rome, Byzance, l’Ancien régime l’on vécu, Spengler aurait pu vous en parler. Lorsque les turcs (décidément…) assiégèrent Constantinople en 1453, les sages de la ville s’interrogeaient au sujet du sexe des anges… style :
« Hummm, voyons voir, les vasectomies sont-ils possible au Paradis ? Les anges femmes ont-elles des poils pubiens ?
– Messieurs, les turcs sont à la porte du temple. Ils ont brûlé toute la ville et veulent « nous chier dans le cou »… que fait-on ?
– On s’en balec’, frère… poils ou pas, du coup ? »

Vous l’aurez compris, on se repasse un remake du film.

Et c’est dans ce contexte fort déprimant qu’apparaissent les candidats au jihad, ces réfractaires du mode de vie « transport-boulot-chouille » et lui préférant le « Syrie-décapitation-explosion ».

Si vous ne savez pas ce qu’es un djihadiste – ou si vous voulez en acquérir un – c’est par ici que ça se passe.

Bon, force est de constater que de plus en plus de jeunes n’ont plus envie de rien et sont poussé par une pulsion de mort encore plus forte qu’un samouraï avant son seppuku.
La plupart du temps issu du paradis de la loose (la banlieue), le djihadiste a coulé de paisibles jours dans la peau d’une racaille en quête de sens (plutôt de babtous pour écouler son shit).

Prenons l’exemple d’Abdel, publicité ambulante de Nike de son état. Notre chantre de la galère évolue entre sa musique frustrante (Booba ou Rhoff expliquent très calmement qu’ils sont en train de pisser dans leur piscine de champagne à Miami tandis qu’Abdel doit trouver une solution pour empêcher les cafards de lui grimper sur le visage la nuit) et les hall d’immeubles dégueulasses où il a élu domicile avec ses pairs pour ne rien branler de la journée. L’année d’Abdel étant une sorte de trou noir ou le temps n’existe plus (hormis les matchs du PSG et l’arrivée des Saintes-allocs’ – jour de fête mensuel).

Vous l’aurez compris, tout allait bien dans le meilleurs des mondes.
Puis Abdel a fini par se retrouver dans cette situation :

« Heyyy, ma p’tite madmoizelle, la vérité, j’te trouve vraiment charmante, ça te dirais une glace à la menthe ?
– Non mais dégage t’es trop moche mec…
– Aïïïïï ! Salope j’te baise wallah ! »

C’en est trop. Suite à l’altercation traumatisante, Abdel va jeter son rasoir, enfiler une robe blanche et tenter d’étudier le Coran dans le but évident d’aller offrir sa glace à la menthe à Allah.

A ce moment-là, Abdel va se retrouver face à un choix :
–> Soit il continue de vivre entre son HLM dégueulasse et la prison, avec supplément zonage le week end et kebab chez Ali le midi – salade-tomate-oignon-sauce blanche, couz.

Schéma 1 : Etat major du califat avant la signature de leur contrat avec Dieu
Schéma 1 : Etat major du califat avant la signature de leur contrat avec Dieu

-> Soit il devient un moudjahidine : une sorte d’Iron Man musulman, de captain Arabica, chevauchant les plaines du monde entier sur son pur-sang. Infatigable globe-trotter, le moudjahidine amène la charia là où elle avait zappé de s’installer (parfois, des gens partent aux champignons au lieu de prier, ce qui est inacceptable. Comme ces types qui font mine de ne pas être au courant de l’email que vous leur avez envoyé alors qu’ils l’on très bien reçu). Parfois, certains mecs portent à Allah à peu près autant d’intérêt qu’un jivaro à Snapchat. Ceux-là, ce sont les infidèles (ils ont cocufié Allah) – les moudjahidines doivent donc récupérer leur têtes et les attacher à leurs pick-up – tel de sanguinaires Valéries Damidot prêt à tout pour rendre hallal la déco du pays.
Si le job est bien rempli – surtout qu’il n’est pas nécessaire de trop se creuser la tête – accès direct et illimité au paradis. Évidemment, si Dieu avait exigé un master en économie, Abdel n’aurait peut-être pas considéré le jihad comme une solution viable à ses problèmes de sexualité.
Mais comme ce n’est pas le cas, autant quitter la cité des Bois jolis de Bobigny pour s’envoler auprès de Dieu et prendre des selfies avec le Prophète.
Le point le plus important du contrat est le suivant : 72 vierges dispo là-haut. On suppose qu’elles ne doivent pas être trop moches, ni trop couvertes. Scrabble, strip-poker, acrogym, toute forme d’activité peut y être envisagée. Fini la galère et les tentatives d’approches mentholées… les 72 madoizelles sont louées pour toujours et prêtes pour de folles soirées de baise endiablées sans qu’Abdel n’aie besoin de sortir la moindre phrase d’accroche – sans même devoir leur racketter leur 06.

Schéma 2 : Moudjahidine en plein défilé - notez le look bien fitté digne des reines du shopping, thème "prince du moyen orient"
Schéma 2 : Moudjahidines en plein défilé pour la journée de la jupe – notez le look bien fitté digne des reines du shopping, thème « prince du moyen orient »

Bah je ne sais pas, mais sitôt que l’on procède à une comparaison, le choix est vite fait.

Notre Abdel est donc devenu en moins de trois mois un soldat de Dieu, passant de la liste d’attente du pôle emploi à celle du Paradis. Si rien n’est fait, il finira ses jours sous forme de bouillasse explosée dans un restau chic ou un festival de metal, mettant fin du coup à son contrat de moudjahidine.
Pour les autres : pleurs, cris, traumatisme, séances de psy, hôpital, morgue, fleurs, padamalgam… laissons la vie de merde aux autres puisqu’eux ont préféré suivre les conseils de code de meufs plutôt que ceux de Mahomet.
Alors je vais m’adresser à vous, honnêtes infidèles. D’une part, soyez conscient que vous trompez Allah (si, si).
Si vous vous en battez les steaks et que vous fréquentez des fidèles, vous allez devoir agir vite. Très vite même, des vies humaines sont en jeu.

Pour dé-radicaliser un jeune, suivez bien ces 4 étapes :

1/ Obtenir sa confiance :

Très important. N’arrivez pas vers lui en brandissant des Justin Bridou en signe de croix. Discutez avec lui, intéressez-vous à son délire. Si vous êtes un homme, venez à lui avec un bonnet de bain, une barbe et des chaussettes par-dessus le pantalon. Si vous êtes une femme, amadouez-le avec un drap-housse sur la tronche afin de ne pas l’aguicher. Lors de la conversation, repérez ses mots clés. S’il dit plusieurs fois « tu vois ce que je veux dire ou pas ? », « miséricordieux » ou qu’il sort des placements de produit pour son boss (des « l’Eternel », Allah, bismillah, hamdullilah, Ruedeslilas, « comme le disait Mohammed »…), c’est qu’il s’agit probablement d’un fidèle à emmener sur la voix de l’adultère divine.
Ne le laissez pas faire sa pub au calme, demandez-lui son Coran pour « vérifier quelque chose ».
Dès qu’il vous le tend, vous avez plusieurs options :

-> Méthode Usain Bolt : Barrez-vous ! Courez pour votre vie et débarrassez-vous du bouquin dans le premier kiosque à journaux (planquez-le derrière des magazines de cul pour plus de sûreté). Sans son manuel de survie, le djihadiste potentiel se retrouvera comme un geek sans wifi : une mort lente et douloureuse.

-> Méthode The Falsificator : Isolez-vous avec le bouquin et couvrez-le d’annotations personnelles qui troubleront le djihadiste. Par exemple, écrivez :
– « Note de Dieu : Lorsque vous vous préparez à purger le monde des infidèles, testez votre gilet explosif pour voir s’il fonctionne bien avant de passer à l’attaque ».
– « Note de Dieu : Lorsque vous voyez des infidèles en pleine débauche, twerkez devant eux, ça infusera la peur dans leur cœurs ».
– « Note de Dieu, pour aller au paradis, je me suis rappelé du pilier de l’Islam le plus important : après le pèlerinage à la Mecque, il est OBLIGATOIRE d’aller pèleriner dans les abysses du Pacifique pendant trois ans »…
Surtout, lâchez-vous, il faut que l’apprenti-intégriste soit bien calmé. Après quoi, vous pouvez lui rendre son bouquin en toute sérénité : le voilà neutralisé.

2/ L’ouvrir à d’autre culture

Quand je dis ouvrir, ce n’est pas à prendre au sens pédé du terme mais ou sens propre (comme lorsque vous ouvrez une huitre en éclatant sa carapace le soir de noël).
Une fois la confiance obtenue, prétextez un nouveau trailer de décapitation par Daesh pour l’attirer chez vous.
Le piège se referme.
Barricadez-vous et lâchez les chiens !
Death Metal à fond, playlist de Redtube ou Youporn en diffusion continue, étoiles de David et croix catholiques dessinées sur les murs : la foi de votre ami doit fondre comme un mac Flury au soleil.
Lorsqu’il en vient à douter, c’est le moment de porter l’estocade, le coup fatal :
Installez-le confortablement et passez-lui des vidéos sur le grand complot des reptiliens de saturne sur la Terre en prenant possession de Pompidou ressuscité. Avec la musique de requiem for a dream et les preuves irréfutables de l’existence des OVNIS.
Et voilà ! Vous venez de le rediriger dans le plus grand des calmes vers une autre croyance qui aura pour seul effet de le conduire à l’asile le plus proche.
Soyez sûr que votre Djihadiste potentiel tentera de voyager à travers l’espace pour rejoindre Hitler et Michael Jackson sur la face cachée de la lune.

Schéma 3 : Débrouillez vous pour remplacer les infidèles par des dinosaures dans l'esprit de votre islamiste. Et le tour est joué.
Schéma 3 : Débrouillez vous pour remplacer les infidèles par des dinosaures dans l’esprit de votre islamiste. Et le tour est joué.

3/ Fausse carte

Si votre pote radicalisé fait le vœu de partir en Syrie pour rejoindre les autres Allah-boys, mettez la main sur la première mappemonde disponible puis modifiez les noms de chaque pays, et donnez-lui. Puis souhaitez-lui bonne chance lorsqu’il partira faire son jihad en Estonie ou au Groenland en Djellaba/T-shirt/sandalettes.

4/Objectif contrôlé

Si vous avez échoué lors de l’étape 2 et 3, il ne vous reste qu’une seule issue possible.
Votre islamiste de compagnie s’est procuré des explosifs et est déterminé à faire main basse sur ses 72 biatchs…
Repérez un immeuble en ruine qui doit être démoli sous peu et orientez votre islamiste vers lui. Cachez-y du saucisson afin d’y faire régner une ambiance « malsaine » propice au Sheitan.
Puis tenez vos distances et ouvrez les chips et la 1664 devant le magnifique écroulement qui fera économiser votre ville de longues heures de démolition.

Et voilà, si vous suivez attentivement ces conseils, vous serez susceptible de faire partie de ces héros anonymes qui empêcheront de futurs attentats.

RÉUSSIR SA SOIRÉE D’HALLOWEEN

Chaque année c’est la même rengaine.
Après tout, nous vivons dans un monde fait de rites et de répétitions…
Mais je dois vous avouer une chose : si les fêtes possédaient des grades comme à l’armée, la fête d’Halloween aurait le titre officiel de sous-soldat récurant les chiottes à plein temps.
Notre traditionnelle Samain, fête païenne honorant l’entrée dans la saison sombre s’est vu transformée au fil des temps en joyeuse gaudriole où la bonne humeur, la joie, les bonbons et autres caractéristiques d’enculés tenaient une place de roi comme les métastases en centre de cancérologie.
Malheureusement, la fête la plus badass du monde, censée mettre en scène d’interminables processions funestes où les torches enflammées embraseraient un crépuscule nuageux – les hordes de vivants se ruant dans les cimetières pour communier avec les défunts et s’emplir de la mélancolie sombre de cet instant particulier… est morte.
Vous encourez le risque de voir les rues de votre ville envahies de gosses enroulés de tenues en plastique chinois (seul point positif d’ailleurs, avec un peu de chance, leurs masques de merde leur filerons un cancer des poumons – merci qui ? Merci bisphénol A !).
Ces chiards, pas terrifiés le moins du monde, emmerderons toute forme de vie dans le but d’absorber leur dose de sucre et enrichir le Professeur Goldman, orthodontiste de son état, qui viendra rafler la thune de leur parents pour rendre à leur dents cariés leur état d’origine.
En outre, des ados et de jeunes adultes s’adonnent à des teufs à thème – ne vous inquiétez pas si votre regard croise celui – lubrique et vicelard – d’une sorcière salope ou d’un hipster-momie enturbanné de PQ. Frankenstein a de l’acné et Michael Myers passe plus de temps sur son smartphone qu’à égorger son prochain.
Quand à Hannibal Lecter, il gerbe ses premiers shooters au lieu de déguster les joues de sa voisine avec des fèves au beurre et un excellent Chianti.
Vous voyez où je veux en venir ?
L’enfer sur Terre ressemble plus à la boom des 11 ans de Killian qu’à l’Apocalypse…

Alors devant ce massacre prémédité, vous rentrerez vous barricader et pleurer toute les larmes de votre corps devant un DVD muet de Nosferatu – lavant votre esprit choqué à coup d’absinthe.
Ceci dit, vous pouvez aussi regarder Sexy Dance 4 avec un diabolo-fraise et des Chipsters, ça reviendra au même.
Vous avez perdu la faculté de profiter de l’instant présent !
Vous ne savez pas comment réussir une bonne soirée d’Halloween qui, normalement, serait un calvaire pour tout le monde – en particulier pour le SAMU.
Chers Lecter, pardon lecteurs, suivez à la lettre les trois étapes pour une soirée réussie qui viendra redorer le blason terni de notre bonne vieille Toussaint.

1/ Le costume sur mesure
Évidemment, à chaque cérémonie particulière son écrin particulier.
Votre tenue doit être LA BASE ! Dégueulasse à souhait, elle doit sortir tout droit d’un snuff-movie (et pas d’un épisode des Teletubbies).
Fuyez les grandes surfaces qui ont acquis un savoir-faire hors-normes pour refiler des déguisements absolument ridicule (au moins 8/10 sur l’échelle des Bee Gees).

df
Schéma 1 : Sérieusement ?

Vous pensez avoir l’air de quoi en enfilant une tenue qui mélangerait Chewbacca et une luciole ? Le seul sentiment que vous provoquerez sera proche du « range ta chambre au lieu de faire le pitre ».
De plus, si vous tombez nez à nez avec une bande de skinheads éméchés ou un banc de racailles à la recherche « d’une pe-clo à dépanner », vous risquez de vous faire péter la gueule, stigmatisée par votre accoutrement de fils de pute.
La solution est sans appel !
Tenue de Manuel-Garcia (le garagiste transpirant), peau de sanglier percuté sur la route quelques jours auparavant, robe en dentelle récupérée au fond d’une tombe… bref, trouvez-moi une tenue qui a du vécu ! Ça doit sentir le caveau pas frais et la pisse de rat. Vous devez avoir des haut-le-cœur en l’enfilant !
Ensuite, masquez votre visage. Pas besoin de « tuto make-up » et autres enculeries, de la cendre et de la suie feront l’affaire…
Ou bien confectionnez-vous un masque. Pour cela, rien de plus facile ! Vous aurez besoin d’un clip de Behemoth (death metal), d’un feutre, d’un cutter, d’une agrafeuse et d’un bon élastique.
1/Rendez-vous dans la maison de retraite la plus proche et choisissez votre vieux préféré. Une fois que vous avez flashé sur votre coup de cœur, emmenez-le dans sa chambre et montrez-lui le clip.
2/Une fois mort (la crise cardiaque est assez rapide en général), tracez une démarcation sur son visage et entourez la bouche et les yeux. Il ne vous reste plus qu’à découper votre masque comme sur un paquet de Frosties puis y attacher l’élastique !
Vous voilà frais comme Leatherface et paré de la tenue la plus chic de tous les temps.
Conseil : Gardez le sang du vieux sacrifié en réserve ou aspergez-vous en pour un réalisme poussé au maximum.

2/ Opération Tachycardie
Désormais, vos enculés de concitoyens devront se rentrer dans le crâne que ce 31 octobre est tout sauf cool. Vous allez devoir leur foutre les jetons au-delà de ce qui est imaginable.
Plusieurs solutions s’offrent alors à vous, au nombre de trois :

– Plan A, Toussaint old school.
La fête des morts originelle retrouve tout son sens ! Pillez le cimetière de ses cadavres (prenez des frais et des moins frais ; pas de discrimination ! Guidez-vous avec les dates inscrites sur les stèles. Il doit y avoir de tout, du ‘89, du 2005, du 2014…). L’opération est un peu délicate et demandera une pelle solide et un bon Pick-up. Ceci fait, repérez une teuf ou une boîte « soirée Halloween » et foncez dedans avec votre véhicule – à l’instar d’un kamikaze à Pearl Harbor.
Votre entrée choc va déjà distiller de l’angoisse et de la panique qui atteindra son paroxysme lorsque vous distribuerez autour de vous les cadavres comme les cartes au poker. Vous sentirez une certaine émotion lorsque vous verrez les vivants et les morts unis le temps d’une soirée endiablée !
Laissez-faire la magie et comptez votre score (hurlement = 10, évanouissement = 30, vomissement = 30, fuite en courant = 30, attaque cardiaque = 50, pleurs = 20, et enfin le Strike, mort = 100).

Schéma 2 : Jeune nettoyant un macchabée fraichement déterrer avant de partir pour le Macumba Club.
Schéma 2 : Jeune nettoyant un macchabée fraîchement déterré avant de partir pour le Macumba Club.

– Plan B, Psychopathe en sortie avec son crew.
Munissez-vous d’une barre à mine (encore) et rendez-vous dans le premier hôpital psy du coin. Tel le joueur de flute de Hamelin, entrainez les schizo’ et autres types menaçant dans votre sillage. Explosez toute résistance comme les cadenas, les portes, ou les infirmières « vous faites quoi là avec les patients ?  » etc…
Une fois votre équipe au complet, guidez-les vers la lumière (le centre-ville). Puis revêtez votre habit de soirée et errez dans les rues en hurlant. Double efficacité : vos cris permettent de chauffer les fous qui vous suivent et mettent l’ambiance dans la street.
Le but est – une fois votre équipe sur les nerfs – de les guider vers votre objectif final. Utilisez l’une de ces phrases spéciales pour déclencher le départ :
* Wow ! C’est pas le médecin qui vous a fait enfermer le type là-bas déguisé en magicien ?
* Vous voyez les trois gosses sur le banc ? On va jouer à un jeu, essayez de bien les cacher !
* Tiens Jean-Philippe, cache cette lame de rasoir dans cette pomme d’amour et va l’offrir.
* Le premier qui enflamme la ville ira au paradis, les autres retourneront à l’hoso et serons mis en contention.
* Dispersez-vous et récupérez le plus d’oreilles possible ! Top départ !

Une fois vos amis occupés à ruiner la soirée des autres, vous pouvez vous détendre et imaginer ce que le journal titrera le lendemain. Dans le plus grand des calmes.

– Plan C, Racket de glucose.
Si toutefois vous êtes plutôt new-school, vous pouvez vous risquer à ce jeu débile qui consiste à aller frapper aux portes en menaçant les voisins « un bonbon ou un sort ».
En l’occurrence, il y aura les deux.
Oubliez les bonbons. Trouvez mieux. Forcez les gens à courir sur les genoux en chantant en thaïlandais. Demandez-leur de la bouffe ou leur écran LCD. Cassez-leur les couilles au maximum.
S’ils refusent, prévoyez d’avoir un stock de seringues sale à utiliser sur eux.
« – Désolé, on ne fête pas Halloween, ce truc américain… Bonne soirée, au revoir…
– Ah bon, vous ne fêtez pas cette délicieuse soirée ? Hé bien goûtez au moins à ce virus exquis qui vous fera probablement changer d’avis ! ».
[Coup de seringue dans le gras]
Annoncez-leur ensuite qu’ils viennent de rejoindre la communauté de l’hépatite, variole, malaria ou scorbut. Peu coûteux et efficace pour effrayer les gens, la seringue sale sera votre compagnon de route lors de vos pérégrinations de perron en perron. Ce type de soirée est idéal pour séduire la demoiselle ou l’homme de votre cœur. Vos fous rires successifs face aux crevards malchanceux seront le ciment d’une relation heureuse et durable. A ses yeux, vous serez la personne classe et originale, capable de lui faire oublier un quotidien chiant.

3/ Après l’effort, le réconfort.
Vous voilà revenu chez vous après une sortie forte en émotions ! Vous avez bien profité de ce moment pour invoquer la magie de Samain et revaloriser la terreur locale. Bravo !
Désormais, la soirée continue ailleurs. Contactez tous les clochards, les fous, les gitans en perdition, les gothiques et autres parias dans un lieu particulier (église, cave ou cimetière) puis laissez-les se battre entre eux, bercés par la Dark-wave balancée par votre chaine hi-fi. Pas besoin de déguisement, le spectacle est suffisamment effrayant en lui-même. Dansez et kiffez votre soirée, sans oublier les habituelles drogues tels que la MDMA, la meth’ sans oublier l’héro, indispensables pour s’amuser.
Si par malheurs, des gosses suicidaires auraient eu l’audace de venir vous faire chier avec leurs bonbons, repoussez les à l’aide d’une bonne carabine et de la célèbre punchline « Dégage ou je te tue » (encore très efficace). Si ils ne se barrent pas, c’est qu’ils souhaitent réellement mourir, en ce cas, abrégez leurs souffrances, inutile d’épiloguer trois heures sur les nabots tétanisés. Si vous vous sentez d’humeur chrétienne, offrez leur des cachets d’ecstasy en guise de sucreries, ils n’y verront que du feu.
Précautions à prendre !
Attention, menacer des gens et filer des heures supp’ aux pompiers nécessite quelques précautions afin de vous éviter d’avoir à dessiner des têtes de citrouilles sur les murs de votre cellule.

– Les flics ne seront pas vos amis le temps de la soirée. Si vous en voyez un, sortez l’arme fatale : un de vos amis déguisé en gitan (sorte de monstre humanoïde au teint cireux). Pris de panique, le flic ira se réfugier à plusieurs kilomètres de là, trop terrifié pour intervenir.

Schéma 3 : Le masque de gitan-hipster est une nouveauté intéressante. Effrayante et dégueu à souhait, elle peut également tenir le commissariat de police à distance.
Schéma 3 : Le masque de gitan-islamiste est une nouveauté intéressante. Effrayante et dégueu à souhait, elle peut également tenir le commissariat de police à distance.

– Prévoyez un anorak en cas de pluie.

– Prévoyez de la menthe forte et du Febreze pour ne pas vomir lorsque vous déterrerez vos cadavres chéris.

Vous voilà paré pour une fête d’Halloween inoubliable ! Je vous félicite vivement !
Grâce à vous, cette fête corrompue va pouvoir retrouver ses lettres de noblesse.

DEVENEZ COACH DE MIGRANTS

Vous êtes au chômage ?
Vous trainez vos pompes dans une FAC quelconque ?
Pire encore, vous êtes encore lycéen et craignez pour votre avenir ?
En toute franchise, vous avez raison !
Repensez à votre clochard favori, celui dont le visage semblait être la parfaite fusion entre une boule de pâte à sel et un tas de confiture de fraise…
Hé bien mes chers lecteurs, apprêtez-vous d’ores et déjà à le remplacer en CDI lorsqu’un hiver un peu trop rude aura débarrassé le trottoir de sa présence odorante.

Vous avez envie de chialer maintenant ?

Heureusement, il n’est pas trop tard ! Votre avenir de déchet peut être évité si vous décidez de prendre votre avenir en main et embrasser une carrière moderne et résolument tourné vers l’avenir !
Fini les tafs ringards de prof, plombier, traducteur, éducateur, infirmière, notaire ou dentiste (de toute façon vous être probablement trop con pour ça). C’est de l’histoire ancienne.
Formez-vous dès aujourd’hui à un métier d’avenir qui fera de vous un individu comblé (de fric, puisque pour l’amour propre, on repassera) : COACH DE MIGRANTS.

– Métaphore de toute beauté : Si l’Europe était une femme, molle et obèse, elle serait en ce moment au beau milieu d’un gangbang interracial. Des denrées spécifiquement françaises comme Francis Lalanne ou l’accès instantané à Jacquie&Michel nous sont enviés par le monde entier et conduisent des pays entier à déserter leur bled chéri pour venir bâtir sur nos terrains vagues un New-Damas en carton.
Et quel est le résultat ?
La plupart d’entre eux finissent dans le bide des requins  au lieu de faire la queue au Pôle-Emploi. D’autres pourrissent sans pression sur les plages au beau milieu des châteaux de sable, pouvant cause des traumatismes irrécupérables chez les mômes en vacance.
Pire encore, les gens sont gênés par leur présence ! Les mamies du coin tirent la gueule comme lors de la première colique de leur chihuahua.
Pourquoi donc ?
Tout simplement parce que nos chers déserteurs n’ont reçu aucune formation pour la survie ! Quel patron ira embaucher un édenté trempé et recouvert des coquillages du matin ? Non, sérieusement, ça ne fait pas professionnel, putain ! Il y aurait des réticences, voir un « délit de faciès », surtout lorsque le faciès en question est une grossière réplique de Bill Le Bottier de Pirates des caraïbes…
Comment vous y prendre pour changer tout ça ?
Afin de devenir un coach accompli et reconnu, suivez attentivement mes 5 conseils pour former vos envahisseurs chéris et en faire de parfaits citoyens, vivants, et apte à bosser 23 heures par jour non-stop.

1/ La natation, c’est vraiment trop bon !
Vos migrants de compagnie ont l’habitude de voyager sur des canots pneumatiques dégueulasses, se guidant au feeling (sans même avoir la boussole de Ragnar Lothbrok !). Il est donc fréquent qu’un accident (coup de fourchette, clope mal éteinte…) fasse exploser leur yacht discount et les expédie directement dans la gueule de squales daleux.
La solution : De bons cours de natation ! Bon sang, on ne prends pas la mer si l’on nage comme un paraplégique. Commencez doucement avec vos jeunes recrues : aquagym, petit bassin, brasse dans un lac pas trop contaminé… tout est bon à prendre ! Une fois les bases acquises, prévoyez tout de même une bouée de secours au cas où… la Méditerranée est un poil plus étendue que la piscine du coin. Si vous avez les fonds disponible, sortez le grand jeu et distribuez des scaphandres pour les plus récalcitrant à la baignade. Survie assurée !

Schéma 1 : Souvenez-vous : savoir nager, c'est arriver sans danger !
Schéma 1 : Souvenez-vous : savoir nager, c’est arriver sans danger !

2/ Le saut d’obstacles
Regardez ces foules d’adorables fuyards qui, après avoir bravé la colère de Poséidon, ne parviennent pas à franchir un muret de 4 mètres et restent derrière contraint à crever parmi les ronces et les herbes hautes… Non vraiment, quelle manque d’élégance ! Échouer si près du but, ça doit donner envie de s’ouvrir les veines…
La solution : Vous vous souvenez d’Inspecteur Gadget ? Ce dessin animé où un mec taré (bon, il était dans la police, c’est une circonstance atténuante) se tirait des péripéties les plus folles en invoquant une myriade de gadgets incorporés à son corps – à la manière d’un Terminator français. Rappelez-vous, il avait des ressorts sous ses godasses pour franchir toute sorte d’obstacles !
C’est extrêmement simple ! Filez à vos migrants des paires de chaussure à ressort (trouvable chez Adidas pour le prix dérisoire de 400 balles) et équipez-les de ces accessoires.

Si toutefois cela vous semble trop cher, pensez à la bonne vieille perche ! Noble, sportif et classe, le saut à la perche est l’ennemi absolu des frontières hongroises ! Ayez à l’esprit que vos migrants doivent rentrer les fesses lors du saut afin qu’ils ne restent pas accrochés aux barbelés. Un casque peut être le bienvenu afin qu’ils évitent de faire une entrée fracassante sur le sol européen (évitez d’étaler votre cerveau en arrivant chez nous, je vous en conjure).

Schéma 2 : Migrant faisant fi de l'autorité hongroise
Schéma 2 : Migrant faisant fi de l’autorité hongroise

3/ L’origami sera toujours ton ami
Bon, une fois vos ouailles au sec et derrière les frontières, il leur faudra un endroit où dormir.
Oubliez l’hôtel 5 étoiles ou le palace prestigieux, vos migrants vont devoir construire leur propre piaule, afin de se protéger des dangers extérieurs (pluie, froid, loups, ouassist en liberté, ondes fécales de Kev Adams…).
La seule et unique matière première dispo sera le carton.
Et ça tombe bien pour vous ! Faites péter l’origami. L’art du pliage n’aura plus aucun secret pour vos recrues !
Libre à eux de laisser aller leur imagination et recréer un Disneyland de carton, un Taj Mahal de carton ou un Palmyre II de carton…
Initiez-les à Minecraft afin qu’ils ne se brident pas à construire des tas dégueulasses qui ne feraient fantasmer personne, pas même un clochard local.
Imaginez la fierté que votre #TeamMigrants ressentira lorsqu’une fois le bidonville achevé, des centaines de touristes débarqueront de toute la France pour visiter ce chef-d’œuvre architectural ! Peut-être même que les plus fans loueront même une chambre dans ces temples cartonnés afin de passer une soirée inoubliable en solo ou en couple !
Pour se distraire durant les longues soirées, quoi de mieux qu’un atelier contes relatant les bons vieux souvenirs de derrière les fagots (« Ma première rencontre avec Daesh », «Europe dans ma tête Vs Europe réelle » etc…).

4/ Nouveau look pour une nouvelle vie
Bon, vous avez réussi la première partie de votre job si vous en êtes arrivé jusqu’à là.
Maintenant, accrochez-vous, nous allons passer en phase 2.
Vous devez être totalement conscient que l’aspect physique de vos migrants d’amour est aussi attractif qu’une partie de sexe avec un vieux lépreux sidaïque.
Sapes overseize, couleurs immondes mal assorties, boubou démodé, dentition aussi défoncée qu’une départementale d’Auvergne… tout est à changer !
Entrez dans la peau de Christina Cordula et modernisez tout ça !
Jeans skinny, lunettes cul-de-bouteille pour le côté hipster, coupe vintage, robes moulantes ou burqa Louis Vuitton… ne vous refusez rien ! Ajoutez une touche de douceur féminine qui correspondra parfaitement avec la personnalité de vos chez déserteurs adorés. Prévoyez aussi une bonne eau de toilette qui viendra masquer l’odeur d’iode et de sueur piquante, pas trop fun pour le futur employeur.
– L’objectif final est de réussir à passer le test de la Fashion-Week. Si vos migrants relookés passent inaperçus, vous pouvez considérer que le test a été passé avec brio.
Sinon, il va falloir reprendre les fondamentaux.

5/La distribution

Vous voilà près du but !
Vous avez, à force de patience et d’effort, réussi à changer de dégueulasses fuyards en dandys sportifs et street-crédible.
La dernière étape, comme à la fin d’une chaîne de montage, est la distribution.
Nous savons tous que les Français aiment les fêtes de fin d’année et les cadeaux mais pas les réfugiés – ayez l’audace de les réfugier directement chez eux !
Comment faire ? me direz-vous, pris de panique.
Aucun souci ! Empaquetez vos migrants prêts à l’emploi avec votre plus beau papier cadeau ; faites bosser les gosses si vous avez la flemme de le faire vous-même, ils sont là pour ça.
Ceci fait, entreposez-les dans un transporteur Fedex puis patientez jusqu’à Noël en veillant à bien conserver vos migrants au frais afin que leur chair conserve toute sa fraicheur originale.
Une fois le 24 décembre arrivé, déguisez-vous en père Noël – certes vous allez avoir l’air juste ridicule mais c’est tristement nécessaire.
Puis enfoncez-vous dans une campagne reculée et distribuez les migrants emballés chez les gens, un peu à la manouch’ way of life avec leur putains de paniers en osier.
Votre apparence d’abruti ainsi que le généreux présent permettra de désactiver leur méfiance naturelle.
Si ils refusent votre cadeau (on ne sait jamais), prévoyez une barre à mine pour forcer la porte des contrevenants et balancez-leur le migrant directement sous le sapin. (S’ils vous le renvoie, vous avez certainement affaire à des racistes. Enflammez leur baraque et laissez brûler toute leur famille).

Lorsqu’ils déballeront leur migrant de luxe le 25 au matin, ils craqueront instantanément face à ces frimousses de rescapés et ne pourront plus s’en passer !

Mieux qu’un Vanity ou une PS4 ! Portatif, amphibie et multi-langage, le migrant deviendra la nouvelle tendance de l’hiver 2015 ! Décliné en plusieurs versions : « Bon baisers de Syrie » ou « La chaleur Érythréenne », il y en aura pour tous les goûts ! Petits et grand seront fasciné par cet attachant humain de compagnie, pouvant raconter inlassablement comment il a laissé une famille reloue et ennuyeuse sur place au bled pour venir combler de joie une famille occidentale en manque d’amour.

Une fois la population accro au produit, vendez-les. De plus en plus cher. Regardez les montagnes de fric arriver à vous, vous emmener jusqu’au Bahamas ou Hawaï, sapé avec un trois pièce Hugo Boss sur mesure !
Avant on appelait ça de l’esclavage, mais ça c’était avant.
Maintenant, ça vous permettra de croûter au chaud sans finir le mois avec 2 euros.

Ne me remerciez pas, ça vient du cœur !

ACHETEZ UN BARBU TATOUÉ

Mes chers clients,
Toute nos excuses pour notre longue absence injustifiée mais nos usines étaient en restructuration. Des modèles d’êtres humains jusqu’alors très prisés de notre clientèle ne se vendent plus (le bourge, le dépressif et le môme infect). Nous avons dû concentrer toute notre énergie afin d’innover et de vous offrir le meilleur de nous-même. Mesdames, messieurs et surtout mesdemoiselles ; après des mois de brain-storming, nous avons enfin un produit qui vous comblera : le barbu tatoué.

Fini l’ennui sans fond et le manque de reconnaissance ! Pratique, portatif et soyeux, il ne vous quittera plus !
Cette créature rétro-chic, élaborée sur les bases du hipster vieillissant, lui-même élaboré sur le modèle de l’australopithèque tendance, vous apportera tout ce que vous recherchez et même ce que vous ne recherchez pas !
Carlingue intégralement encrée, coupe de cheveux structurée réalisée en 74 heures et 3 litres de gel fixant, poils faciaux « extrem’ Père Fouras style »… la classe anachronique est désormais à votre portée !

Disponible en plusieurs coloris et longueurs de poils, vous aurez un choix incroyable de possibilités entre le déjà culte « pétasse barbu à chignon », en passant par le « musulman coquet » et le génialissime « viking british ».
Choisissez votre taille favorite : leucémique, bûcheron ou rhinocéros musclé et votre couleur d’yeux (canard WC, ténèbres ou soupe au cresson) dès MAINTENANT !

Le modèle favori du moment
Le modèle favori du moment

D’une modernité absolue, votre barbu tatoué vous sera livré en kit à monter soi-même ; comprenant un appareil photo de survie, des huiles essentielles pour poils de survie et un dermographe de survie.

En effet, bien qu’ayant une apparence proche du viking, votre barbu tatoué n’en est pas moins sensible et aura le besoin irrépressible de se prendre en photo en arborant son expression faciale fétiche : le CV (cunnilingus vénère). Pour se faire, votre barbu tatoué vous lance un regard noir et perçant capable de faire fondre les matières plastiques à proximité (veuillez aussi éloigner les enfants) et entrouvre sa bouche à la manière d’une truite à l’agonie.
Notez que deux autres expressions sont disponible avec ce modèle : le BC (bébé choqué) et l’ELS (extrême levée de sourcil).

Dans les premiers temps après l’acquisition, il est conseillé de ne pas trop brider la créativité de votre produit. Ce dernier peut avoir l’envie fréquente de poser à poil dans votre appartement – ou votre jardin – à la vue en tous avec une clope aux lèvres, un flingue en plastique contre la tempe avec un bébé chat sur l’épaule (par exemple).
Attention, ces clichés ne sont pas une provocation !
Ils sont l’expression du talent égocentrique artistique de votre barbu tatoué. Ce dernier collectionne les regards comme un orphelin collectionne les familles d’accueil. Il est absolument nécessaire d’observer votre barbu tatoué au moins 4 heures par jour sans quoi il finirait par se sentir « ordinaire » et finirait par se dessécher et mourir. Votre produit doit impérativement dévoiler son art corporel à tout moment afin de remplir sa jauge de « nirvana d’enculé ».

Si vous devez vous absenter durablement, prévoyez de passer en boucle le fichier MP3 fourni avec votre barbu de compagnie intitulé «femme en extase devant une overdose de beauté ». Rien d’autre n’est nécessaire, ce qui en fait un produit extrêmement pratique au quotidien.

Drôle, silencieux et divertissant, il est LE mec dont VOUS avez toujours eu besoin !
Muni de nombreux modes, la star de cet automne n’a pas fini de vous faire rêver !

MODE PHOTOS : Fini les longs week-ends ennuyeux et morbides : devenez le photographe personnel de votre barbu tatoué. Suivez-le partout : entrepôts désaffectés, égouts, forêt, hospice… et amusez-vous à le prendre en photo à chaque instant de votre vie. Devez enfin le larbin comblé que vous aviez toujours rêvé d’être !

MODE NOURRICE : Idéal pour les enfants, le barbu tatoué remplacera une baby-sitter abrutie et incompétente sans le moindre problème. Pour lui, les enfants ne sont pas des nains vicieux et chiants comme beaucoup les perçoivent… pour lui vos enfants sont – à l’instar des bébés chats – des catalyseurs de likes sur Facebook/Tumblr/Instagram. Il inclura à merveille vos tendres chérubins à son narcissisme délirant pour des photos du plus bel effet : « mec tatoué et renfrogné jouant au petit train avec un enfant », « mec tatoué en slip Armani portant une petite fille à bout de bras », ou bien le célèbre combo : «barbu souriant en jouant aux dominos avec un petit garçon et un chat ».

MODE VOYAGE : Idéal pour les sorties, votre barbu tatoué vous fera découvrir le monde. Contrairement au hipster de luxe qui ne se rendait que dans des endroits déserts loin de toute civilisation, votre barbu ne se déplace que de capitales en capitales. Préparez-vous à visiter tous les Starbucks de Berlin, Londres, Madrid, Bangkok, Copenhague ou Ottawa.

MODE TATTOO : Votre barbu tatoué doit être emmené régulièrement chez le tatoueur comme un chrétien à la messe afin d’être convenablement rechargé en encre.

MODE DÉFILÉ : Impressionnez vos potes lors de vos soirées en activant ce mode. Votre barbu tatoué défilera dans votre salon, uniquement vêtu d’une taie d’oreiller et de sandales tout en gardant un air agressif. Après quoi, votre barbu de luxe se figera et jouera le rôle de la statue grecque pour le reste de la soirée. D’une efficacité incomparable pour tenir les gobelets et porter les vestes.
Il est très recommandé d’être citadin pour garantir la qualité optimale de notre barbu de luxe, il serait dangereux de mettre ce produit au contact d’une campagne. Imaginez une seconde votre barbu tatoué perdu au milieu d’un village de 25 habitants… Imaginez ce visage déprimé de chien battu, privé de 4G, sans personne pour l’admirer… Imaginez-le en train de tomber sur un paysan rustre qui lui dit sèchement « Tiens mon gars, au lieu d’faire ta majorette, tu va m’flier un cht’i coup d’main pour creuser c’putain d’trou à merde ».
Vous pouvez dire adieu à votre remboursement, ce genre de dégradations psychologiques n’étant pas comprise dans l’assurance.

De plus, quelques précautions sont de mises après l’acquisition de votre barbu tatoué de luxe :
* Le barbu tatoué n’a pas été conçu pour cohabiter avec le djihadiste de compagnie, incompatible avec sa charia de luxe. Le djihadiste de compagnie finirait par se rendre compte qu’il s’agirait – malgré la barbe – d’un « chien d’infidèle » et occasionnerais une décapitation définitive à votre produit.
* Veuillez éviter d’habiller votre produit avec certains vêtements. Ne croyez pas lui faire plaisir en lui disant « j’ai trouvé des tas de joggings Sergio Tacchini en promo à Carrefour, c’est pile ta taille ». C’est non.
* Incapable de se reproduire, votre barbu de luxe a une sexualité « récréative » (oui ça vient de récréation – ce moment de jeu entre deux périodes pénibles). De la sorte, votre barbu de luxe peut basculer en mode sex toy et pimenter votre récré perso !
* Si vous voulez conserver la virilité à toute épreuve de votre beau barbu, il est conseillé d’acheter le « kit virilité » composé de crème anti-rides, lotion pour barbe et cheveux, anti-cernes, fluor pour les dents et pince à épiler. Sans quoi, le syndrome du clochard pourrait survenir : votre produit se laisserait aller et finirait malheureusement par ressembler à un SDF qui se serait échoué sur votre pallier.

La vertion
La vertion « old school » reste un classique efficace et abordable pour toute les bourses. Il offre une qualité longue durée si les soins ont été régulièrement appliqués.

* N’essayez pas d’avoir une conversation « philosophique » avec votre barbu tatoué. Ce dernier, emmerdé par votre charabia, pourrait surchauffer et fuguer (dans la capitale la plus proche) et ne jamais revenir. Si vous le voyez ouvrir un livre, ne paniquez pas, il prend juste la pose afin de faire une photo de type « intellectuel barbu renfrogné lisant Jean-Paul Sartre en levant un sourcil ».
* NE RASEZ JAMAIS VOTRE BARBU (déconne entre pote, test, belle-mère anti-poils etc…) sous peine d’entamer une régression irréversible. Revenu au stade du miroir, votre produit sera incapable de se reconnaitre sur les photos et finira par se suicider en avalant une poignée de lames de rasoir – ce qui serait assez regrettable.

Dernier rempart contre la ringardise qui vous guette – le barbu tatoué de luxe est disponible en stocks limités jusqu’au 23 avril. N’attendez pas : foncez !

TRIBAL KING : AVATAR D’UNE MODERNITÉ TRIOMPHANTE OU RÉSURGENCE D’ARCHÉTYPES TRADITIONNELS ?

Un peu de philo ne nous a jamais fait de mal.
Un peu de rétro non plus d’ailleurs.
Si vous le voulez bien, mes chers camarades, nous allons replonger en 2006.

En revoyant au hasard des aléas d’internet cette beauté audiovisuelle que constitue le clip « Façon sex » de Tribal King, une question a surgi dans mon esprit :
Tribal King : avatar d’une modernité triomphante ou résurgence d’archétypes traditionnels ?

« Entre l’esprit religieux, au vrai sens du terme, et l’esprit moderne, il ne peut y avoir qu’antagonisme » nous apprenais René Guénon dans l’un de ses ouvrages qu’est Orient et Occident.

En ces termes, il nous est imposé, face à certains artistes actuels ou certains courants de pensée – de par leur côté provocateur – de trancher sur leur véritable nature au delà de tout artifice.
En visionnant ce monument de culture occidentale qu’est l’union métaphysique entre David et Nony appelé sobrement « Tribal King », nous pouvons légitimement nous interroger sur l’origine du clip « Façon Sex ». Né en 2006, ce groupe ne cesse d’interroger les intellectuels du monde entier de par son inimitable singularité.

Composition maîtrisée, paroles clamées avec vigueur, besoin de ressentir une « chaleur qui s’installe » – tout a été mis en scène pour rendre le spectateur perplexe.
Sommes-nous en face d’un énième produit de la société du spectacle décadente ou face à une résurgence de la Tradition primordiale chère à René Guénon ?

Analysons le nom puis le titre.

Tribal renvoie au « tribalisme » : La tribu. D’un point de vue historique, une tribu consiste en une formation sociale existant avant la formation de l’État. Certaines personnes utilisent ce terme pour faire référence à des peuples ayant des modes de vie non occidentaux ou des sociétés indigènes (cf Emile Durkheim).
King quant à lui, renvoie à la notion de monarchie. Rappelons que l’Ancien régime,  était dirigé par un roi et que ce terme fait explicitement référence à une période historique anti-moderne (cf Joseph de Maistre).
Nous serions à ce stade tenté de penser que Tribal King cherche à incarner la quintessence de la Tradition en associant deux archétypes de celle-ci.
« Façon Sex » évoque un mode d’emploi, celui une sexualité récréative, la faute d’orthographe volontaire à sexe indique au spectateur que le groupe a décidé de prendre la langue française en doggystyle.

Malgré de nom du groupe, fortement réactionnaire, le clip propulse le spectateur en plein dans la société du spectacle décrite par René Girard. Celle du frivole et du loisir, comme Clouscard et Arendt le disaient : « La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs ».
Le début du clip ne comporte aucune parole, mais des reniflements canins, référence évidente à l’évolution. Les origines simiesques de l’homme sont donc matérialisées auditivement par ces bruits bestiaux.
L’image est rapide, furtive et présente des jantes chromées tournant sur elles-mêmes. L’antagonisme est subtil : l’image technicienne et archétypale de la révolution industrielle (le véhicule motorisé individuel) est couplée à des bruits de chien malade.
Des femmes autour d’une piscine, attendent. Deux hommes (d’une virilité aussi intégrale que le nationalisme de Maurras) les rejoignent : métaphysique de l’élection, symbolisée par les tout premiers mots chuchotés : « Tribal King ».

Ce chuchotement timide… est-ce une promesse ?… le murmure archaïque des siècles passés dans notre inconscient d’individus post-modernes ? Étudions d’abord les paroles afin d’appréhender le message profond :

« Ma mission faire bouger sans tabou Sans pression ni relâche jusqu’au bout,
vous partagez ma passion, cela vous donne des raisons » :

« Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion » comme le disait Hegel dans Introduction à la philosophie.
Introduction messianique (« ma mission ») d’une volonté de puissance nietzschéenne (avec le côté iconoclaste du « sans tabous »), David va tenter de nous convaincre que la danse et le « sex » vont nous libérer. La danse restera la métaphore favorite du groupe où le mouvement répétitif prend à contre-pied les théories du mouvement aliénant (les  Temps modernes de Chaplin). Ici, il est question d’émancipation par le boule.

« D’innover l’maximum sur cette piste,
Allons jusqu’au summum, oui j’insiste,
effaçons toutes les tensions, ce soir, c’est dance hall à fond».

Le principe de séduction est symbolisé par la femme, telle une vestale, pouvant potentiellement apporter la délivrance à ces hommes prisonniers de leur incomplétude.
« Allons jusqu’au summum… oui j’insiste» représente l’esprit prométhéen de l’homme, travaillant sans relâche à sa propre aliénation. David propose une subtile mise en abyme, se parodiant en homme moderne, interrogeant cyniquement sa propre créativité (représenté comme une immanence par la femme). Jusqu’où ira-t-on ? Y a-t-il une limite humaine au progrès ? La suite est limpide :

« Quand j’prends le mic, j’m’enflamme,
J’vous sens bien hot mesdames,
c’est ça que j’veux, j’veux mettre le feu ».

Le feu, symbole masculin y est ici utilisé comme signifiant de la passion débridée et du besoin de révolte contre l’autorité (allusion au feu de Bengale des manifestations, du feu de poubelle des révoltes, au feu des barricade des révolutions, voir dans le cas de King ; une référence médiévale à Jeanne d’Arc qu’il « sent bien hot ». Les femmes présentes viennent conforter cette pensée. Elles sont dans l’eau (de la piscine), élément féminin.

« J’sens la chaleur qui s’installe,
Certains talents se dévoilent,
(de mieux en mieux)
Oh non ! »

Les « talents » en question sont en réalité l’aspect techniciste de l’homme qui (par sa maitrise de la matière et de la science) rentre dans une société de type post-moderne. On abandonne la « solidarité mécanique » d’Emile Durkheim. A cela, le « Oh non ! » criant de Nony : expression d’un désespoir lucide devant le futur chaos, proche du cri de désespoir d’un expressionniste : ici l’allusion au Cri du Munch est évidente.

L’apogée de l’œuvre, son acmé, est dans le refrain :

« J’veux qu’tout le monde bouge ses fesses,
Qu’les femmes oublient leurs complexes,
Façon sexe, oh ouais.
Oui maintenant faut qu’ça bouge,
Que tout le monde soit dans l’mouv’
Façon sexe, oh ouais. »

Véritable hymne de libération égalitaire (« tout le monde »), le salut de l’homme – contrairement aux postulats de Pascal – ne repose pas sur la foi en Dieu mais sur le mouv’, bien que la volonté de transcendance soit toujours présent. Façon sex introduit le message suivant : abandon de l’aliénation décrite en première partie pour un plan à huit, renvoyant à une union cosmique. La danse tribale appelée « transe » est d’ailleurs un rite religieux pratiqué depuis toujours en Afrique. Oublier ses complexes revient à abandonner l’imperfection de l’enveloppe charnelle dans le mouvement libérateur, la communion humaine qui mènera l’individu jusqu’à la divinité.
Il s’agit donc ici d’un retour du religieux, pas n’importe lequel, cette symbolique est le marqueur d’un animisme transcendantal associé à l’idée bouddhique d’éveil.
Ni la piscine, ni les jantes tournant sans fin (incarnation du monde moderne et du capitalisme infini) n’interviennent. Ils restent immobiles, impuissants, « spectateurs » de la danse. La matière est incapable de freiner une émancipation faite « façon sex ».
A 3m04, le saut dans la piscine renvoie au baptême chrétien et à la mort du « vieil homme ». Ce figurant est crédité au générique comme « Jean Le Baptiste », clin d’œil évident aux Évangiles.

"J'veux Guénon bouge ses fesses !"
« J’veux  qu’Guénon bouge ses fesses « 

Les hommes finissent entouré de femmes.
L’image rappelle les harems antiques ou les élites de ces sociétés pouvaient – à l’instar des jarls nordiques ou des sultans ottomans – s’approprier plusieurs compagnes.
Une fois encore, nous avons affaire à une représentation d’une Tradition au sens guénonien (en tant que soufi, il ne pouvait que valider l’idée des harems).
Le clip plonge le spectateur dans une profonde perplexité : S’inscrivant au cœur d’un occidentalisme ostentatoire (villa, référence à New York, utilisation de l’anglais, son électro…), il devient difficile alors de l’appréhender comme une résurgence d’archétype traditionnels malgré les efforts du groupe.

Comment penser cette mise en scène ?

A ce stade, je m’appuierais sur Lénine. « Le capitalisme vendra la corde qui servira à le pendre ».
En réalité, Tribal King utilise la même technique que le fascisme italien en son temps. A travers un syncrétisme entre futurisme et tradition, ils sont parvenus à retourner la modernité contre elle-même (cf Julius Evola). Je pourrais également faire un parallèle entre Tribal King et la vulgate bolchevique qui, bien qu’éloigné politiquement du fascisme, œuvre comme lui pour une fraternité humaine dans la collectivité, tandis que l’homme est brisé par sa nouvelle condition d’esclave dans une époque trop industrielle.

Tribal King situe son œuvre dans le berceau même du confort moderne : la villa ensoleillée, peuplé de femmes (incarnation d’un matérialisme passif qu’il « pénètrent » au sens freudien en entrant parmi elles dans la cour). En réalité, elles ne sont qu’un prétexte. Ces femmes représentent cette modernité délétère ayant provoqué des crises (les fameux « complexes ») dont le retour à la tradition primordiale évolienne doit débarrasser l’humanité. Il est d’ailleurs stupéfiant de constater qu’après sa rencontre avec le duo, l’une des femmes se verse du lait sur le corps : référence à la Bible hébraïque où est recherché le pays « où coule le miel et le lait » (la terre promise d’Israël). La femme est donc émancipée par un retour aux origines. Suivre la voie du sex lui a permis de s’émanciper sans passer par le féminisme.

Régression, attitude réactionnaire ou pratiques ataviques ?
La question reste ouverte mais je constate que King et Nony œuvrent pour une vaste communion humaine, le regain d’une fraternité perdue : « Bouge ton boul’ma babe sur ce son j’t’emmène ». L’envie de fuir, de quitter une époque oppressante y est omniprésente.
Façon sex représente une ode au naturalisme. Un retour apaisé à un lien social fragilisé par les évolutions humaines ayant complexifié les rapports humains (les fameux « complexes », encore).

En conclusion, je considère cette œuvre majeure de 2006 qu’est « Facon sex » – ontologie d’une libération – comme un signal d’alerte envoyé à l’homme moderne.
Tiraillé par l’appât du luxe et du stupre, broyé par un son eurodance difficilement supportable qui renvoie à la pulsion primaire et abrutissante, il convient d’effectuer un retour, une prise de conscience, une « chaleur qui s’installe » pour citer Nony afin de ne pas perdre dans les méandres d’une société mécanisée et productiviste les fondamentaux : son humanité.

CRÉER UN CONCEPT CON

Bonjour les camarades !
On commence par une petite métaphore d’introduction printanière : Si la France était une pute (pas besoin d’être trop imaginatif avec ça en ce moment), les USA seraient son mac.
Le duo Sport-Iris.
Au cas où vous ne l’aviez pas encore remarqué, l’oncle Sam passe son temps à déverser sa diarrhée culturelle sur notre pays croulant. blockbusters pourris, anglais omniprésent, mode de vie anglo-saxon, réseau sociaux, hipsters purulents etc… chaque pan de notre vie est tellement infecté par les Yankees qu’on pourrait presque se surprendre à rêver d’une arrivée –très – fracassante d’un petit père des peuples 2.0 qui viendrait ramener la justice à grand coup de goulag.
Bref, aujourd’hui je ne vous compterai pas mes fantasmes soviétoïde mais un phénomène qui remplit mes sacs à vomi du moment : les nouveaux concepts américains.

Peut-être avez-vous déjà vu dans votre entourage de brave cons entre-deux-âges, aussi largué dans notre société que Jacquouille dans le métro s’exclamer cette annonce terrifiante :
« T’as vu ça, y a un nouveau truc qui viens d’arriver chez nous ! Ça a l’air pas mal, c’est la nouvelle mode. Le [mot anglais de merde]-ing… c’est tout nouveau, ça vient des États-Unis. Faudrait tenter. Après tout, faut vivre avec son temps… ».

Croyez-le ou non mes chers amis, j’en ai eu la chair de poule rien que de l’écrire. Si comme moi, vous entendez ce genre de choses de plus en plus régulièrement, sachez décrypter le message sous-jacent. « C’est la nouvelle mode » annonce déjà un futur tsunami de merde qu’il va falloir négocier comme possible, sauf si on est lycéen, au CFA ou tout simplement un Brandon de campagne avide de mises à jour heuristiques.
Alors, en bon français « moderne », je vais vous expliquer rapidement comment faucher l’argent de vos abrutis de concitoyens en vous expliquant et en vous donnant les bases pour savoir correctement imiter ce que nos amis yankee exportent partout.

Schéma 1 : votre œuvre en action
Schéma 1 : votre œuvre en action

Généralement, le concept débile possède trois caractéristiques primordiales :

1/ LE NOM ANGLAIS. Il se finit toujours en [ing] ou [challenge]. Toujours. Très important. Le lépreux francophone ne comprendra pas le sens et pensera que c’est tellement important et à la mode qu’il en est lui-même incapable d’en saisir le sens. Thrash-drinking, Falllanding, Mesmerising, tout mot à consonance fils-de-puting est bonne à prendre, même si ça n’a pas de traduction sensée. N’essayez surtout pas de jouer les patriotes débiles : le « tabassage filmé », en anglais, ça donne « happy-slapping ». Ça sonne frais, joyeux, happy, Pharell Williams, enjaillement maximal… même si on désigne un truc pas recommandable.
Si vous expliquez en français votre concept, les gens risquent de flairer le piège. Ils verront l’inutilité de la chose et sa provenance du terroir, ce qui donnera une touche « bouseuse » à votre création. Et ça, c’est à éviter.

2/ LA NOUVEAUTÉ . Une fois le nom trouvé, dites que « c’est nouveau » et « Ça viens des États-Unis ». Dans l’esprit huîtresque du français moyen, nouveau = progrès = mieux qu’avant = je vais devenir meilleur et si je refuse je passerais pour un gros con donc vas-y prends mon argent, Sabrina tu vas t’y fermer ta gueule, je vais c’que j’veux merdeàlafin.
Une fois votre proie sérieusement perturbé par le nom du concept et son statut de nouveauté, il est temps de passer à la dernière phase, le finish him, avec la provenance américaine. La fascination du caniche pour le doberman aura raison du malheureux. En effet, les USA ont 10 ans d’avance sur nous en  matière d’horreur, sur le cauchemar sociétal que traverse leur pays depuis les ghettos, l’effondrement matériel d’une partie de leur territoire, leur paupérisation massive et leur dette de plusieurs trillions de dollars… mais chuut !, ça n’a pas d’importance. Vous devez vous contenter de vendre des bouts de malédiction en enculant la matière grise de vos clients si possible.

3/ LA BÊTISE. Vous êtes sur la bonne voie. Reste plus qu’à trouver une idée. Le concept doit être simple, efficace, viral et extrêmement débile – tellement débile que le cerveau ne suit plus et s’en amuse au lieu de pleurer de désespoir.
Pas de discrimination, égalité parfaite devant la connerie, votre projet doit faire bander le socialiste au pouvoir afin qu’il ne s’y oppose pas. Jeune, vieux, handicapé, homme, femme, gosse… personne ne doit être exclus.

Bon, je vais vous donner un petit coup de pouce, on va faire trois liste de quelques mots :
Liste 1 « action »: Boire, sniffer, chanter, se jeter, faire du sport, conduire, se réunir, dessiner, s’accrocher, poster sur Facebook, cogner…
Liste 2 « élément jeune fun swaggy » : alcool, eau glacée, feu, animal domestique, sperme, vomi, grabataire, nu, poils pubiens, yeux bandés, lame de rasoir,
Liste 3 « but » : se prendre en photo, se filmer, pour 100€, en équilibre à 50 mètres, sans se faire choper…

Mixez le tout n’importe comment. Vous obtiendrez de délicieux chef d’œuvre prêt à séduire toute une frange de la population qui viendront renflouer votre compte en banque. Soyez assuré qu’un buzz(ing) fera qu’une partie des français se filmera en sniffant de l’eau glacée, se jettera sur des animaux domestique ou prendront des selfies nus aux côtés de grabataires pris en otage (= la mode du old-fishing, la pêche au vioque).

Le plus compliqué reste à faire du marketing (= vendre ta merde avec des techniques subtiles). Soit ton concept con est totalement gratuit (option plutôt nulle), soit tu trouves un truc de merde à refourguer à la foule en manque de progrès :
– Une application à chier où tes ouailles vont poster leur dernière pet-banging (prendre sa teub en photo à côté de la tête d’un chat ou mieux, d’un animal dangereux genre pitbull). Ça c’est bien. Ça réunit une « communauté » ou les gens « ne seront pas jugés » (dommage pour les psys d’ailleurs, ça n’aurait pas manqué de piquant d’avoir la cartographie cérébrale de ces zombies pour constater l’ampleur des dégâts).
– Un outil spécial : Une corde en latex imprimé « bitch » pour du bitch-fixing où le néo-beauf ou le connard en crise de la quarantaine aura l’idée d’accrocher sa meuf au plafond de son salon.
– Un nouveau produit de consommation : Le death-drinking, une boisson concocté par vos soins ; mélange de vodka, de wasabi, et d’antigel. [[Mais qui aura les couilles assez grosses pour en boire une bouteille EN ENTIER ? Mdr, celui qui y arrive.. trop de respect pour lui !]].
Si c’est filmé, vous ferez bénéficier à tout le monde la mort de Donovan en direct. D’une pierre deux coups.

Schéma 2 : Le but recherché
Schéma 2 : Le but recherché

– Même des animaux : munitions pour le lancer de chats.

Pensez aussi à vos ennemis. Les gens qui vont hurler au scandale lorsqu’ils auront découvert que Sydney, 12 ans, aura fini en morceau de carbone après avoir été filmée en train de chanter nue attaché à la calandre d’une bagnole en feu. Un fire-songing qui aura mal tourné… va falloir penser à allonger la thune pour faire fermer des gueules et apaiser des consciences. Faites autant de comm’ que possible, vantez « la liberté de chacun » et vos « valeurs » (ne dites pas le fric par contre, ça serais mal pris).
Bien sûr, ils vont argumenter. Ils vont tenter de foutre en l’air votre vulgate libérale en tentant de ressusciter de vieux philosophes à grand coups de citation défibrillatrices.
« Vous croyez que c’est le but de l’humanité que de prendre ses parties génitales à côté du museau d’une pauvre bête ?? »
Et là, va falloir répondre OUI putain ! Merde, quand même, invoquez votre meilleur atout : l’humour !
Rigolez, traitez-les de fascistes ou de réacs. Faites leur péter un câble en sortant votre sélection perso des meilleurs snap de pet-banging ! Dites que ça « rassemble les gens au-delà des frontières », pour preuve la photo d’une teub noire à côté d’une tête d’antilope.
Ne craignez pas ces hyènes, ils vivent avec des souvenirs de ruines dans le cœur. Ils refusent de « vivre avec leur temps » ces enfoirés.
Ces crevards en sont encore à l’époque de la poésie et des jupes longues.
Leur colère n’est pas différente des derniers spasmes des moribonds. C’est de l’enculage de mouches et ça ne pèsera pas dans le game lors de vos éventuels procès.

Si vous suivez attentivement ces préceptes, vous parviendrez à coup sûr (et surtout à coup de partage sur Facebook/Twitter) à faire une entrée triomphante dans le monde merveilleux des fils de pute.

Ça se tente ? non ?

LE SKINHEAD

Chaque grande famille noble avait – autrefois – un rejeton dégénéré, un joyeux débile baveux qui n’était en réalité que le fruit indésirable d’une pratique consanguine honteuse.
Désormais, ce sont les partis politiques, prônant de moins en moins d’idées et de plus en plus de comm’ qui se retrouvent avec des parasites collés à leur basques.

Flingués un peu plus loin sur ce site, les braves punks à chiens encombrent de leur présence poisseuse la bien-pensence gauchiste, de mèche avec le blédard revendicatif et le soixante-huitard pédophile. En revanche, cher lecteurs, ne croyez pas que cette sainte trinité gauchiste soie la seule existante.
Si nous allons rendre visite au camp opposé, c’est avec une joie non dissimulée que nous allons nous pencher sur un cas encore plus désespéré et désespérant : le skinhead.
Skinhead = tête de peau. Remarquez l’incroyable proximité sémantique entre le skinhead et le Djembé (tous deux fait de peau tendue, creux, et bon pour prendre des coups).

Schéma 1 : Gang de skins prêt à l'action
Schéma 1 : Gang de skins prêt à l’action

Ce prolo unicellulaire est tout d’abord caractérisé par deux critères cumulés :
Un QI « allégé en sucre » : Tel un Perle de Lait à 0% pour anorexique, le cerveau du skinhead est à peu près de la même puissance que celui d’un coquillage.
– Une peau blanche : Ce privilège esthétique est en réalité la base sur lequel le skinhead va « élaborer » sa pensée.
Déchet social quasi parfait, le skinhead est  élevé dans un milieu favorable à son développement : Soit la beauferie violente – le jeune skin est élevé par des ploucs alcoolique en mode :
 – « Josiane ! Le gosse il a encore rayé ma tire avec son cartable ! Chope-le j’va chercher la trique.. j’va te dire qu’il va danser tout seul ce petit fils de pute !
–  Mais c’est t’y not’ fils Jacky !
– TU FERME TA GUEULE SALOOOPE ! »
Soit dans une banlieue sinistrée perdue quelque part au Zimbabwe en France. Le jeune skin banlieusard se sent à peu près aussi bien dans sa cité qu’un agoraphobe à New Dehli.
Quoi qu’il en soit, une fois la jauge à haine complètement remplie, le skinhead va tenter de comprendre le monde qu’il l’entoure – et enfin apprendre à lire – au contact de ses premiers livres (après l’intégral de Max et Lili) : Mein Kampf et Les carnets de Turner.
Bien entendu, le skinhead ne comprend qu’un dixième de ce qu’il lit et résume l’ensemble de ces ouvrages par un film mental digne d’un Tarantino :
« Des blanc vivaient autrefois  à White-land, une sorte de paradis où chacun d’entre eux était un être d’élite, supérieur, côtoyant  au quotidien les dieux nordiques Heimdall, Odin et surtout cette pute de Freya. Rien ne venait troubler leur paix au milieu de cette idylle où les rires cristallins sortis de tendres gorges albinos constituaient la forme la plus douce et la plus noble de musique (avec le RAC).
Puis soudainement, survint l’Apocalypse selon saint Abdel… Une horde de singes fous, venus de l’océan sur des frégates-mosquées ou flottant sur leur énorme verge abordèrent les côtes de white-land par millions, les changeant immédiatement en sable. Après avoir exterminé les cochons et déporté les bouteilles l’alcool, les envahisseurs conquirent intégralement White-land via la technique du siège des pole-emploi.
Fi des complaintes nordiques, place à Lil Maaz « Mangez du Kebab ».

Heureusement, [insérer le nom du village du skin] ose résister à l’envahisseur mélanoderme…

Vous l’aurez compris, un lourd poids pèse sur les épaules du skinhead : sauver le monde la France et les gaulois.
Le skinhead va alors utiliser le seul moyen à sa disposition : la violence. Trop illettré pour faire la promotion de ses idées (il a échoué au brevet de collèges faute d’avoir fait une prépa avant), trop con pour comprendre la complexité des enjeux politiques et trop impatient pour faire de l’entrisme, le skinhead a décidé de virer manu-militari les ennemis de son terroir.
Pour remplir son rôle, le skinhead identifie ses ennemis :
– Non-blancs : noirs, arabes, indiens, pakis, chinois, peau rouge, Naa’vi, mec « bronzé »… à l’instar d’un PC, le skin communique seulement en langage binaire, 0 ou 1, blanc ou pasblanc. Il est cependant possible de brouiller leur signal en plaçant des petits pièges : Un noir albinos, un kabyle algérien blond aux yeux bleus, lui révéler que le swastika est un symbole hindouiste etc…
Attention cependant, ce « jeu » peut fortement déplaire au skinhead qui utilise plus sa batte de baseball qu’un Doliprane pour chasser ses migraines.
Le skin n’hésitera pas à tabasser/racketter des enfants – comme pour un Kinder, derrière chaque œuf noir se cache une surprise à (dé)monter.
Généralement, le skinhead aura l’œil vitreux et la lèvre tremblante de rage lorsqu’il sera fait mention dans une discussion de « non-blancs ». Dans 90% des cas, le skinhead marmonnera une phrase-type avec certain mots-repères : « Putain……….saloperie…………..…fouterais tout ça…………….camp de concentration ».
– Clochards : Le tabassage de clodos est une sorte d’entrainement, il leur permet de garder la forme et débarrasse la société d’un parasite. Attention cependant, un skin bourré endormi sur un banc peut être pris en chasse par ses pairs…
– Gays : Les tapettes sont inaptes au combat et rappellent au skin ses penchants enfouis. Le skin en chasse ira leur péter la gueule volontiers (plus un petit extra si ils sont seuls entres hommes…).
– Les gauchistes : Blancs traitre ayant pactisé avec le diable, le skinhead débutant peut aller rôder aux alentours des FAC pour tabasser de l’étudiant ou du hipster swaggé. Non-violents et taillés comme des somaliens au régime, ils finiront émietté par la brute en crise.
– Les flics : Les skinheads détestent les flics. Certains d’entre eux n’ayant pas compris que la Seine n’était pas une « piscine pour Bougnoules » peuvent se fâcher tout rouge lorsque deux poulets les embastillerons injustement.
– Les cheveux : Trop emmerdant pour se battre, le skin veut marquer la rupture avec les bobos à la chevelure abondante en rasant leur coquille d’œuf le plus souvent possible.

Le skinhead est un barracuda des villes ; il rôde en bande, défilant en ville de sa démarche agressive.
Gonflé de violence jusqu’à en chier par les yeux, le skinhead est paré pour la Reconquista.
Spartacus moderne, la ville est son arène ; les passants outrés son public. Adoubé chevalier teuton à chaque mandale dans sa tronche, il sème ses dents aux quatre vents façon petit Poucet et collectionne les bleus comme un général africain collectionne les médailles.
Face à lui, son pendant immigré : la racaille rappeuse avec laquelle il passera ses après-midis à se fritter après être sorti de l’usine.
UTILISATION : Comme du skip machine, une petite dose de skinhead peut laver un quartier plus blanc que blanc. Il peut être même utilisé à plus grande échelle – comme son proche cousin le djihadiste en carton – pour niquer un pays entier (Ex : Ukraine).
Pour cela, appâtez-le avec quelques croix gammées, les guns, des tattoos et un nom badass comme « Pravy Sektor ». Il peut être financé par un juif ou un raton laveur, peu importe, le skinhead ne fait pas de politique ; il tape.

Schéma 2 : "White Pride !"
Schéma 2 : « White Pride ! »

Le skinhead est attaché à plusieurs valeurs :

– La France, dont malheureusement, il ne connait ni la culture ni la langue, mais uniquement le centre-ville de Pouillé-sur-Cher. Fier de cela, il militera au Front National et aidera vaillamment le parti à creuser sa tombe aux yeux de l’opinion publique.
– La bière, beuvrage permettant de griller toute tentative de repousse de neurones. Bue en centaine de litres par mois, elle reste la seule tradition du passé beaufesque du skinhead.
– La skin-girl, version féminine – elle cumule un QI naviguant dans les eaux du handicap mental léger et un bon surpoids. Peggy la cochonne aryenne est locale, du terroir et enracinée à souhait.
Mais elle est surtout très rare et sera courtisée à la saison des amours par la totalité de clan en rut.
– Les ustensiles de combat : Triplex, Doc Martens, poing américain… véritables doudous du skin indispensables pour les sorties ratonnades le samedi après midi.
– Le RAC ou la Oï ! : Certains skinhead appelés « les surdoués » (ils ont tenu au moins le premier trimestre de seconde) sont capable d’écrire des textes (rédiger une suite de mot en réalité) et de faire un rock rudimentaire à base de BB Brunes simplifié. Appelé RAC (rock against communism) ou plus largement Oï ! (bruit qu’émet le skin avant le premier coup de poing), ce son d’ambiance merdique permet au skin bourré de tabasser ses potes en l’absence de non-blancs avec un petit fond sonore.
– Le foot : Mecs qui courent + 2 clans + cibles à tabasser + bière + tribune. Que dire de plus : l’apport énergétique vital du skinhead est contenu dans le match de foot.

En plein baby-boom pendant les années 80’, les skinheads se sont depuis morcelés sous les coups maghrébins pour fuir dans leurs égouts 2.0. Reconvertis en guerriers du net, ils mutent parfois en troll et passent le plus clair de leur temps à emmerder les types de leurs mouvances qui ne seraient pas assez extrême/trop intelligent pour eux.

COMMENT BIEN SÉDUIRE

Face au fléau que devient la misère sexuelle en France, je me suis senti obligé de quitter ma caverne afghane afin de prodiguer à la populace masculine mes précieux conseils pétri d’une vérité absolue.

En effet, depuis que l’Occident est devenu progressivement une sorte d’annexe de l’Enfer où Keen’V, Mika, Makassy et autres seraient autant de démons – il est flagrant de constater que les hommes ne comprennent plus les femmes et que ces dernières se sentent obligées de se tourner vers des morceaux de plastique moulés (à la fois plus courageux et plus efficace) pour les remplacer.

Pire encore, les plus téméraires d’entre eux utilisent des méthodes obsolètes sorties tout droit du XVIIIème siècle : poèmes, invitations, chialerie pompeuse, bouquets de fleurs et autre artifices. Comme vous vous en doutez déjà, ces fils de pute ne recevront qu’une honte titanesque et une interdiction de se reproduire – ce qui n’est qu’un mal pour un bien. D’autres, notamment les sangs chauds méditerranéens, se contentent d’un charmant harcèlement de rue composé de sifflements, invectives vicelardes (voire d’une bonne mandale dans la croupe si le gars est d’humeur taquine).
Sachez messieurs que cette méthode manque terriblement de classe et ne marche que si vous ne possédez aucune éthique ainsi qu’une musculature boobesque. Cette séduction peut être suivie de l’étape viol (je dirais plutôt  manifestation d’un désir mal calibré) mais on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs…
Pour vous autres, chers sapiens en rut, suivez attentivement ces conseils :

– Règle N°1 : SOYEZ UN PUTAIN DE BAD BOY ! Je crois qu’il s’agit du plus important. Oubliez les chemises pelle à tarte, les sourires de prépubères échappés de Glee (sauf si votre cible est encore à l’école primaire), votre politesse hypocrite et votre collection de cartes magics pour geek stérile. Brûlez ces merdes sans tarder !
Pour devenir un bad boy, rien de plus simple. Il vous suffit d’afficher un poster de pénis turgescent en face votre lit et se tourner cinq fois par jour vers lui en le priant. Cet acte anodin attire les faveurs de Saint Batista et ainsi peut débuter votre métamorphose. Gardez à l’esprit que vous devez chier la violence par les yeux. Tatouage sur la gueule, fringues détrempées par la sueur (la lessive c’est pour les fragiles), surdose d’eau de Cologne… n’hésitez devant aucune manifestation de l’esprit couillu.
N’appelez plus vos amies femelles avec des surnoms de Disney pathétique ou des sobriquets immonde (du genre « Nono, Mimi, Nounou, Bibi, Chichi ») mais plutôt « Salope, Pute, Sac à foutre en chef, Trainée, Gobe-Chibre » etc… Ces mots choquants ne sont pas réellement des insultes mais plutôt des surnoms affectifs utilisés seulement par les Bad Boys.
Pour finaliser votre virilité, laissez-vous pousser la barbe et imposez-vous ! Trouvez le collègue timide ou l’intello du bahut et défoncez lui la gueule en public (attaque surprise et par derrière pour plus d’efficacité ; le bad boy se branle des règlements et du  fairplay).
Vous serez perçu comme le mâle alpha du groupe, celui capable de protéger la femelle en cas d’attaque de vélociraptors.

En cas de doute cartésien , Saint Batista saura vous montrer la voie.
En cas de doute cartésien , Saint Batista saura vous montrer la voie.

 

– Règle N°2 : Repérez une femme qui vous intéresse et chopez ses coordonnées. Une fois paré à l’assaut, vous allez devoir récupérer son Prénom, son Nom et son numéro de portable.
La quasi-totalité des fils de chien inapte à la séduction ne font rien ou demandent d’une voix tremblante le 06 de leur proie (qu’ils n’auront pas puisque ce sont précisément des fils de chien sans intérêt).
Pour vous, rien de plus aisé. J’ai mis au point une stratégie que j’appelle « la méthode Team Rocket ». Munissez-vous d’un lapin (ou tout autre rongeur mignon) et d’un couteau aiguisé. Accourez ensuite vers la demoiselle en plaçant le couteau sous la gorge du lapin. Puis procédez de la sorte :
Vous (grand sourire détendu) : « Bonjour ma belle ! Je t’ai vu de loin et tu m’a l’air si charmante et si intelligente que je ne peux pas faire autrement que de prendre ton numéro. Si tu refuses je risque de m’énerver (colère bad boyesque) et d’égorger ce petit animal ».
Dans 90% des cas, la fille va vous filer son numéro, époustouflée par cette approche virile et étonnante (débarrassez-vous du lapin en le jetant dans son sac à main – ça fera office de cadeau de bienvenue).

– Règle N°3 : Soyez à l’aise. On pense fun, relax, détente. Cocky & funny.
Si vous êtes une larve dépressive, acceptez le fait que la vie va en s’empirant et ne s’améliore jamais (facteur d’entropie). Mais n’exprimez JAMAIS vos états d’âme face à une femelle. Ça ruinerait tous vos efforts et Saint Batista vous maudirait sur 10 générations.
Mieux, en cas de problème majeur, au lieu de vous effondrer en larme comme une ignoble salope (en espérant un câlin de votre aimée), faites de l’humour. Exemple :
Femme : On ne t’as pas vu hier. Tu étais où ?
Vous : A l’enterrement de ma mère (évènement triste).
Femme : Oh… Désolé 😦
Vous : Non ça va, y avait du soleil, je crois que j’ai bronzé ! (retournement de situation + humour).
Vous montrez ainsi votre insensibilité d’homme et votre joie de vivre à l’épreuve de tout. Elle saura qu’avec vous, elle ne sera jamais triste.

– Règle N°4 : Soyez mystérieux. Ce concept relativement casse-couille est malheureusement devenu incontournable avec la génération d’emmerdeuses façonnée au romantisme Twillightesque. Pour faire simple – gardez une part de vous hors de l’atteinte de votre aimée.
Par exemple, lors d’une conversation bien engagée, ne finissez pas votre phrase et tirez-vous sans rien dire :
Vous : « La dernière fois que j’ai vu Jérôme, sale pute, (trick de bad boy), je lui ai demandé si il voulait… » (Vous vous cassez en courant).
Effet garanti. Vous passez pour le mec détaché, mature, ayant un lifestyle riche et fougueux.
Sinon, vous pouvez tout aussi bien ne rien dire et ne pas répondre à ce qu’elle vous dit, l’effet sera sensiblement le même.
Ne vous rabaissez pas à être « à l’écoute », elle est déjà entouré de tapettes asexués qui vivent dans l’unique but de recueillir ses inepties sentimentales. Si vous craquez (ressentir de l’empathie pour votre cible) remémorez-vous votre Mecque de Bad Boy – la photo du pénis en érection affiché dans votre chambre. Ayez TOUJOURS une issue de secours. A des occasions bien choisies, vous pouvez aussi lui jeter un regard de poète maudit (dites  « je vais te scalper le clito » avec les yeux).

– Règle N°5 : Surprenez-la ! Une fois que votre attitude burnée aura eu raison de vos concurrents et que vous serez récompensé par ce dur labeur, il vous faudra encore quelques trucs pour faire fondre votre futur chérie salope de compagnie.
Les femmes s’emmerdent très vite et aiment les surprises. Mais, je vous en conjure, évitez les mots doux anonymes dans la trousse, les croissants le matin ou les SMS équivoques ainsi que toute filsdeputerie similaire, juste utile à vous refiler un cancer des couilles (mérité).
Trouvez des idées de bad boy, ouf et machiavéliques :
– Envoyez lui un paquet contenant un bébé sur lequel vous aurez gravé au cutter « je t’aime » (les femmes aiment les bébés et les je t’aime).
– Tabassez-la avant de l’inviter dans un resto chic (Mc Donald). Vous combinez la brutalité de l’attaque et la douceur de la bouffe (les femmes aiment manger).
– Si vous êtres sportif, ayez l’audace de tuer son ex pour ensuite l’emmener au cimetière bouffer des madeleines sur sa tombe (nourriture + ex mort + humour).
– Sonnez chez elle à 2 heures du matin avec un masque de Ryan Gosling et une bouteille de Malibu (soirée + Ryan + surprise).

– Règle N°6 : Evitez la putain de Friendzone. Ce Charybde hantant les océans de la séduction peut vous tomber dessus à tout moment si vous avez été trop paresseux ou que vous n’avez pas suivi mes conseils précédents. En gros, votre aimée – malgré votre attitude de bite sur patte – a eu l’outrecuidance de vous considérer comme un « ami » (ce qui représente un statut en dessous de celui des esclaves de la Rome antique).
Pour éviter cela – ou vous en sortir – il va falloir mettre le doigt là où ça fait mal. Doublez les prières matinales face à votre verge picturale et ne parlez plus que de cul. Tout le temps ! Faites savoir à votre geôlière que vous souhaiteriez « lui défoncer le cul» ou « lui péter la mâchoire avec votre queue ». En parallèle, ARRETEZ DE L’ECOUTER ! Si votre dulcinée vous considère comme un pote, c’est parce que vous lui avez rendu service ! Vous avez été gentil (le péché capital number one de Saint Batista). Balancez-lui du sperme dans les cheveux lorsque vous la croisez, laissez des animaux morts sur son paillasson, montrez lui votre playlist de vidéos obtenue sur votre compte premium YouPorn…
Ensuite, faites du freeze out. Ne lui parlez plus et ignorez là. Elle reviendra vers vous en rampant dans l’optique évidente de coucher avec vous.

Avez vous vraiment envie d'entendre ce qu'elle a à vous dire ?
Avez vous vraiment envie d’entendre ce qu’elle a à vous dire ?

– Règle N°7 : Conclure. A un moment donné, il vous faudra porter l’estocade pour enfin réussir à pécho votre proie.
Emmenez votre aimée dans un bar et alcoolisez là sévèrement. Une fois dans un état second, embrassez là sans attendre. L’état minable de la donzelle ainsi que la meute de têtards qui martèlent vos couilles vous redonneront confiance en vous pour cet acte chevaleresque.

Si vous respectez ce plan à la lettre, inutile de vous préciser que vous deviendriez le Don Juan dont vous aviez toujours rêvé d’être. Une avalanche de biatchs se précipitera alors vers vous à l’instar de thons dans les filets d’un chalutier japonais.
Ne me remerciez pas, c’est de bon cœur.

Chalutier à poufs

COMMENT BIEN LANCER UN CHAT

Etant gamin, vous rêviez déjà de sport et de gloire. Vous visiez les jeux olympiques ? La médaille d’or ? Le podium ?
Mais le cruel destin ne vous a pas permis de briller…
Vous êtes une tâche dans tout ce que vous entreprenez ?
Bon, pas de panique. La solution de facilité serait d’aller en salle de sport régulièrement et d’avaler des cachetons de protéines dégueulasses juste efficace à vous transformer en rhinocéros humain… ce que bon nombre d’abrutis finissent par faire de dépit.

Heureusement pour vous, je vais vous expliquer comment devenir un sportif de haut niveau ET faire un buzz monstrueux.
Ce que je vais vous enseigner, c’est le lancer de chats.
Encore peu connue en Europe, cette discipline rigoureuse demande à la fois un grand sang-froid et un total manque d’éthique (rassurez-vous, pas de quoi fouetter un chat).
Le but est simple : muni d’un chat vivant comme projectile, vous devez le lancer le plus violemment possible – et le plus haut – sur une surface plane.
Facile ! Me diriez-vous !
Que nenni ! Comme dans toute pratique sportive, vous aurez besoin de quelques astuces pour réussir à devenir champion international de lancer de chats et non un pauvre loser couvert de griffures.

Suivez attentivement ces sept règles :

– Règle N°1 : Avant toute chose, vous avez besoin d’entrainement. Commencez par du Angry Birds à haute dose. Une fois seulement que vous aurez atteint un bon niveau, vous pourrez passer à la pratique. Il vous faudra trouver un mur suffisamment haut pour l’épreuve. Si, comme le Sieur de La Morlette – actuellement tenant du titre – vous hantez une cité délabrée, un HLM fera amplement l’affaire (les fenêtres permettent un meilleur décompte des points).
Si vous êtes un campagnard, rabattez-vous sur des bâtiments publics suffisamment hauts (mairie, hôtel de ville etc…). Une ferme, une maison ou un arbre NE SONT PAS des surfaces homologuées. Trente mètres de haut MINIMUM.

– Règle N°2 : Vous êtes chaud et face à votre lieu d’épreuve ? Parfais.
Revêtez une petite tenue décontractée, sweat-shirt et jogging. Veste en jean serrée INTERDITE. Vous risquez de craquer vos manches lors du geste. Vous pouvez éventuellement mettre un débardeur si vous êtes un mec musclé ou une nana bien roulée. Un drapeau de votre pays clairement affiché reste le bonus qui tue ! Emmenez un ramasseur de balles avec vous (un de vos potes). Vous vous apercevrez assez vite qu’aller récupérer des cadavres de chats devient rapidement soûlant, aussi bien pour le moral que pour les jambes.

– Règle N°3 : Le chat.
Maintenant ATTENTION. Comme pour le bowling, choisissez soigneusement votre projectile ! Un chat de mamie énorme, bien gras et touffu ne convient absolument pas à l’épreuve ! Gardez le mot « aérodynamisme » à l’esprit. Un chaton peut être un choix judicieux pour les débutants mais il demande une grande force physique dû à son faible poids. Pour remédier à cela, vous pouvez « le bourrer » avec de petites boulettes de plomb que vous aurez inséré au préalable dans sa pâtée.  Le projectile le plus efficace connu à ce jour est le chat égyptien. Prise en main agréable, bonne pénétration dans l’air, et poids convenable. Je vous le conseille personnellement.

Schéma 1 : Vue de face d'une balle de bonne manufacture.
Schéma 1 : Vue de face d’une balle de bonne manufacture.

– Règle N°4 : Pensez aux pièges à chats ! Vos munitions ne sont pas réutilisables après deux essais !
Pour obtenir d’autres balles, disposez une coupelle de lait et des croquettes devant votre porte pour en récupérer d’autres gratuitement. Vous pouvez aussi les fabriquer en série en vous procurant un male et une femelle (inconvénient : le temps de gestation). Si vous avez un peu d’argent, le SPA se fera une joie de vous fournir vos chats (avantage : un large choix de tailles et de poids disponible).

– Règle N°5 : Le jour de l’épreuve, n’oubliez surtout pas l’étape : « ramolissage des chairs » qui précède le lancer. C’est le point le plus crucial ! Comme vous pouvez le constater dans le jeu impeccable de Farid De La Morlette, ce dernier s’est attardé à ramollir son chat en le jetant tout bêtement en l’air. Cela permet d’étourdir l’animal avant le lancer pour de bon. Dans le cas inverse, le stress du chat peut faire échouer votre shoot… Souvenez- vous de cet adage « chat ramolli, tir réussi ! »

Schéma 2 : Le tenant du titre français farid Ghilas avant un lancer décisif. Remarquez la tête baissée de l'animal : le ramolissage a bel et bien été fait dans les règles
Schéma 2 : Le tenant du titre français Farid Ghilas avant un lancer décisif. Remarquez la tête baissée de l’animal : le ramolissage a bel et bien été fait dans les règles

– Règle N°6 : Le geste de lancer doit être très pur, dans le prolongement de votre bras. Visez le plus haut possible avant le lancer votre chat de toute vos forces. Enfilez un gant si vous n’avez pas pris soin de couper les pattes de la balle.
Certains joueurs n’hésitent pas à mettre de la peinture sur leur chat au cas où celui-ci n’exploserais pas lors du crash – ce qui arrive souvent si la phase de ramolissage n’a pas été respectée.

– Règle N°7 : Pensez absolument à filmer votre exploit ! Votre ramasseur de balles peut utiliser son téléphone pour retransmettre sur YouTube votre épreuve. Il s’agit d’un point essentiel pour faire le buzz ! Pensez à donner votre blaze pour que vos fans puissent vous retrouver pour une éventuelle séance dédicace.  Pensez à cette marée humaine vous acclamant ! A vous l’argent, la coke et les putes. Votre thune durement gagnée vous servira dans un premier temps à payer vos amendes si les tribunaux vous attaquent. Pas de panique de ce côté-là, il faut s’attendre à ce que votre corrida féline heurtent les esprits les plus fermés au progressisme sportif.

Vous voilà prêt et paré pour le tournant de votre vie ! Ne me remerciez pas, c’est de bon cœur !

COMMENT BIEN SE DÉFOULER EN VOITURE

Vous venez de passer une journée pourrie ? Votre vie ressemble à une trainée grisâtre sans aucun intérêt ?
Jusqu’à présent, rassurez-vous, vous êtes dans la norme. Une merde parmi tant d’autres, flottant dans les chiottes de la vie.
Mais vous n’avez pas le courage de vous suicider ? Ni de trucider votre boss ? Vous n’avez pas confiance en le docteur Baumann qui se propose gentiment de vous greffer des couilles ?
Il ne reste qu’une solution – et pas des moindres : le rodéo démoniaque !

Cette pratique magique va vous sauver la vie, peut-être même y redonner un sens ! Vous allez refiler votre frustration aux autres connards qui vivent incarcérés avec vous dans cette prison à ciel ouvert comme on revend un cadeau pourri sur Le bon coin.
Comme son nom l’indique, le rodéo démoniaque se pratique en voiture. C’est le seul instrument dont vous aurez besoin (avec votre connerie – mais ne vous faites pas de soucis pour ça). Le but est de foutre votre victime dans un fossé/le faire chier/rester en vie.
EN REVANCHE, ne croyez pas qu’il s’agit d’un jeu enfantin. De solides bases sont à apprendre pour que votre rodéo ne finisse pas en suicide débile (mourir en s’écrasant contre un chêne au bord d’une route est aussi pitoyable qu’assister à un show de Mimi Mathy).
Avant de vous lancer à l’aventure, prenez un café serré et mettez-vous en condition.
Pour devenir un as du volant et un connard comblé, suivez attentivement mes huit règles de base :

– Règle N°1 : Choisissez bien votre voiture ! Braquage, vol, prostitution… faites tout pour vous procurer une bonne voiture puissante (Audi, Pick-up, Mercedes, Range-rover…). C’est PRIMORDIAL ! N’espérez pas emmerder quiconque avec une Twingo ou une Kangoo. En plus d’une honte monumentale, vous risquez d’exploser votre caisse en pleine conduite – aggravant davantage vos emmerdes.

– Règle N°2 : Choisissez bien votre victime ! Repérez votre proie en fonction de votre niveau. Pour les débutants, choisissez un vieux (peu réactif et faible, vos chances seront optimales pour le coller dans un fossé avec décès en point bonus). Pour les aguerris, trouvez plutôt un étudiant ou un ouvrier qui rentre du taf (réactifs, joueurs mais avec une voiture merdique ; ce qui vous laisse l’avantage). Pour les vétérans (le niveau ultime), tentez le tout pour le tout en vous attaquant à une voiture de flic (très réactifs, très joueurs et pouvant vous enculer sévère en cas de défaite). Bien entendu, n’essayez pas le niveau vétéran si vous n’avez jamais trollé personne – sauf si vous avez envie de figurer en première page du journal (ou dans la rubrique nécrologique).

– Règle N°3 : Une fois votre cul posé dans le siège confortable d’un engin puissant et votre victime en visuel, vous pouvez commencer. Très important : INFORMEZ VOTRE VICTIME DES REGLES ! Ce que 90% des connards routiers oublient toujours !
Glissez-vous derrière votre proie et allumez vos feux de route pour bien lui flinguer la vue (le temps de réaction va varier de cinq secondes à dix minutes en cas de vieux). Lorsque votre proie va accélérer pour fuir votre enculerie, considérez les règles du jeu comme acquises.

– Règle N°4 : Connaissez votre trajet ! Ne faites surtout pas le con sur une route inconnue ! Même une Ferrari ne vous sauvera pas de la mort à 130 sur une route de campagne ! Une fois votre itinéraire enregistré, utilisez au maximum les avantages de la route sur laquelle vous roulez ! Chevreuils tarés sortant à tout berzingue de la forêt, radars planqués, virage dangereux… tout élément est bon pour faire péter un câble à la victime, voir la tuer si vous vous sentez d’attaque.

– Règle N°5 : Soyez fair-play ! Inutile de tirer une gueule de constipé crispé sur son volant ! Vous êtes censé vous amuser ! Prenez tranquillement votre pied pendant que votre rancœur quotidienne est paisiblement refilée à votre victime comme une pute refile le SIDA. Suivez mon barème du chauffard pour comptabiliser votre score une fois l’ennemi éliminé :
–  Virage mortel : 50 P
– patch « bébé à bord » : 20 P
– tonneaux suite à un ralentisseur : 50 P
– Accident dû à un animal sauvage : 100 P
– freestyle sur verglas : 100 P
– Piétons renversés : 50 P/personnes
– Collision avec une moto : 100 P
– Mort par éblouissement : 50 P
– Collision avec un arbre : 50 P
– Carambolage impliquant au moins deux autre véhicules : 200 P

Schéma 1 : Rappelez vous que nos amis les bêtes peuvent être d'une aide précieuse. Leur longue cornes effilées sont capable d'occir votre adversaire en un coup seulement.
Schéma 1 : Rappelez vous que nos amis les bêtes peuvent être d’une aide précieuse. Leur longue cornes effilées sont capable d’occir votre adversaire en un coup seulement.

– Règle N°6 : NE DESCENDEZ JAMAIS DE VOTRE VÉHICULE ! Si une telle situation se produit, vous allez passer brusquement du ludique à la réalité… Psychopathe, mec bodybuildé ou chasseur armé, n’importe qui peut se trouver derrière la carlingue pourrie de la bagnole adverse. Je vous le confie en toute honnêteté, j’ai vu plus de la moitié des meilleurs connards routiers chuter à cause d’un bref instant d’insouciance où ils ont confondu le lièvre avec le loup… Mais bon, si c’est trop tard, remontez dans votre substitut pénien mobile et tentez de faucher l’ennemi pendant qu’il est encore en dehors de sa carapace. Si vous calez, mémorisez bien comment verrouiller toute les portes et enfilez une cagoule. Ce serait regrettable que votre proie ait survécu et parvienne à vous identifier…

– Règle N°7 : Pourchassez votre cible sans relâche jusqu’à ce qu’elle gise dans un fossé boueux ! Ne vous laissez pas emmerder par la pitié ou les remords, ces deux-là n’ont jamais rien fait de positif pour l’humanité. Mangé ou être mangé. Freinage brutal, queue de poisson, feux de route allumés, coups dans le pare-chocs… ne vous refusez rien ! Pour des coups de pute décuplés, prévoyez votre « trousse de secours » comprenant cagoule, barre à mine, gyrophare et brique de lancer.

– Règle N°8 : Mettez de la musique ! Peu de personnes pensent à mettre l’ambiance lorsqu’ils partent broyer de la tôle. Dubstep, metal, rock, free-jazz ou électro… tout ce qui vous énerve est bon à prendre.
Prenez la vie du côté rock’n’roll et faites de votre quotidien morose le film de votre vie !

Si vous vous prenez la peine de respecter ces huit points fondamentaux, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour un amusement maximal et un risque de réveil à l’hosto minime ! Pensez tout de même à acheter des fleurs pour les placer à l’endroit où vos victimes on péri. Ça vous donnera un ordre d’idée pour améliorer votre score la prochaine fois…

LA FEMINISTE

Vous avez forcément déjà entendu ce mot aussi doux que de la laine de verre : féministe. Si vous connaissez sa signification, vous avez probablement déjà baissé les yeux devant un tel concept en ânonnant des phrases d’assentiment quasi religieuses et fort peu couillues. Le féminisme, bras armé de la femme opprimée. Se positionner contre est forcément une attitude de connard macho bon pour une castration pure et simple…

Effectivement, la féministe aide fidèlement la condition féminine, mais seulement pour creuser sa tombe.
Avant toute chose, la féministe est une écorchée vive, une névrosée passé entre les mailles du filet de la psychiatrie. Presque tout le monde en connait une dans son entourage, aussi intrigante pour le commun des mortels que l’idiot du village en son temps.
Ce que peu de gens savent en réalité, c’est qu’il existe plusieurs catégories de féministes. Il y en a pour tous les goûts, le marché sait proposer à sa clientèle de paumées un large choix de slogans et d’attitude pour faire de sa chatte une arme sociale.

La proto-féministe est un dinosaure ayant fait irruption dans les années soixante. Les revendications n’étaient pas nombreuses à l’époque : porter des jeans, voter PS, et pouvoir se faire des dreads au pubis sans reproches. En bonne bitnik, la proto-féministe ne se fait pas chier à fonder une famille, péférant vieillir entournée d’animaux immondes. Si par malheur elle tombait enceinte, elle élevait le gosse fraîchement pondu comme une plante verte : eau, air, soleil. Rien de plus.

Quarante ans biens tassés, cheveux rouges coupés courts en « pics », bottes cirées, lèvres inexistantes et regard aussi tendre qu’un djihadiste en pleine sodomie, vous reconnaîtrez aisément la féministe de première génération. Parfois issue d’une lignée de hippies libertaires, comme la proto-féministe, elle s’est construit au fil des ans une mythologie digne du panthéon grec. En des temps obscurs pas si lointains, les hommes dirigeaient le monde. Ils passaient leur journée à festoyer à la taverne, buvant des litres et des litres d’hydrommel. Les femmes étaient leurs esclaves et passaient leur vie dans la cuisine à leur préparer leur repas (elles ne se nourrissaient que d’insectes trouvées sous l’évier et buvaient leur propre urine). Elles n’avaient pas le droit de porter de vêtements car trop chiant à retirer pour l’accouplement (toute femme devait rester à la disposition de chaque homme désirant tirer un coup). Leurs pères les vendaient à leur maris (avec un lot de brosse à chiottes et des gants en caoutchouc offerts). Lorsque que l’homme-dieu était un tantinet taquin, il ne se gênait pas pour leur envoyer une bonne mandale dans leur face (ce qui était un jeu entre eux : le célèbre « one shot knock-out » dont le but était de propulser leurs bonne femmes dans le coma en un seul coup). Leur seule utilité véritable était de tomber en cloque pour porter le fils de l’homme (ou la future bonniche). Leur seul droit : fermer leur gueule et sourire.
Chose amusante, cette histoire revisitée est aussi celle des beaufs old-school, regrettant cette époque fantasmée comme Adam regrettant le jardin d’Eden.

Schéma 1 : Condition féminine depuis les années 8O pour une féministe
Schéma 1 : Condition féminine avant les années quatre-vingt (pour une féministe)

La féministe première génération n’explique pas comment tout a pris fin mais désormais, elle est en guerre perpétuelle contre l’ennemi héréditaire de la femme : l’homme. L’unterfraü, l’ordure à l’état pur !
Cette féministe est capable de sentir la présence d’un chibre à plusieurs mètres de distance (son poil dru se hérisse alors de dégoût). En présence d’un individu masculin, la féministe tentera alors de grouper son escadron de pairs (ou autres femmes à disposition au nom de la sacro-sainte solidarité féminine) et utilisera la technique de l’essaim d’abeille. Ne pouvant pas défoncer la gueule directement de l’adversaire membré, elle tentera de lui hacker le cerveau à coup de phrases empoisonnées : « Nan mais laisse tomber Isabelle, c’est un homme ! Il ne peut pas comprendre ! hihihi », «les femmes sont bien plus intelligentes que les hommes c’est bien connu, nous on en est plus au stade homo sapiens houga houga femelle ! hihihihi», « Oulah, passe-moi le sel qu’il me dit ! Qu’est-ce que c’est que ce macho primaire, ouste, à la poubelle ! », « les hommes restent des gosses toute leur vie, ils sont INCAPABLE de faire quoi que ce soit par eux-même c’est fou ! », « vives LES FEMMES ! a bas LES HOMMES ! Qu’ils fassent la cuisine ! » etc…
Le but final du groupe de sorcières démentes est de faire péter un câble à la victime harcelée. Suicide, dépression, soumission… sont autant de victoires dont pourra se gargariser la féministe à l’avenir comme un général avec ses victoires.
Chose amusante, cette féministe de première génération possède une apparence beaucoup plus masculine que féminine. Le seul avantage que vous pouvez en tirer est de l’utiliser comme repoussoir à beaufs (son pendant masculin).  Généralement hétérosexuelle, elle assume pleinement ses pulsions esclavagistes en tyrannisant son mari, victime soumise, qui s’occupera de toutes les tâches domestiques (y compris celle du toilettage canin, qui identifie aux regards des autres féministes un homme conquis par leur impérialisme). Le pauvre accessoire-humain se sentira prisonnier à vie de sa condition de merde, maudissant l’asticot flasque qui pendouille entre ses cuissots.
SS des temps moderne, la féministe utilise sa « supériorité féminine » en endossant des métiers de la comm’ ou du médical, voir patronne (enrichir les capitalistes n’a pas de prix tant que l’on peut emmerder le primate erectus du quotidien).
La féministe de seconde génération, modèle plus récent que le char d’assaut antérieur, le surpasse pourtant en connerie. Tandis que l’homme était l’ennemi principal de la féministe première génération, la seconde génération étend la lutte à trois adversaires redoutés et redoutables (l’axe du mal du XXIème siècle) :
– Les hommes : toujours ! Ne croyez pas vous en sortir comme ça les gars…
– Les chrétiens : la seule religion sur laquelle les féministes ont le droit de taper, le judaïsme c’est interdit par la loi et l’Islam c’est trop dangereux. Le dimanche, la féministe en ballade peut se rendre dans une église et y faire ses besoins, à l’instar des chiens sur un lampadaire. Son petit rituel à elle.
– Les bébés : une arme bactériologique dont les munitions sont stockées dans les bourses des hommes. Lorsque les tirs sont réussis, un hôte se développe dans leur corps et attaque la féministe de l’intérieur.
Comprenez qu’un bébé baptisé de sexe masculin représente une cible prioritaire pour libérer les femmes de l’oppression totalitariste. Entre les griffes de ces harpies, le pauvre facho en couche fini généralement piétiné et aspergé de pisse sous les hurlantes colériques de ces croisées de la fouffe.
En effet, la féminisme de deuxième génération a muté pour s’adapter aux conflits modernes. Mi-femme, mi-homme. 100% FEMEN (FEMme – MEN).

Schéma 2 : Guerrières en pleine émancipation.
Schéma 2 : Guerrières en pleine émancipation.

Embryons de seins exhibés, slogans peint sur le gras, bombes lacrymo dégainées prêt à contrer toute attaque de vieux/enfants/cathos/handicapés : les femens sont nées et prêtes à en découdre.
Ces charmantes cinglées n’utilisent plus la technique de l’essaim d’abeille mais celle de l’exorciste :
Phase 1 : Arriver sur les lieux de l’attaque calmement avec le sourire.
Phase 2 : Virer les fringues et hurler comme des possédées tout en aspergeant les ennemis de gaz lacrymogène.
Phase 3 : Se barrer le plus vite possible avant la riposte tout en filmant leur retraite – ces pièces à conviction serviront à nourrir leur délire de persécution.
La FEMEN déteste les hommes mais aime l’argent. Tout individu détenteur de pognon peut se procurer sans attendre une femen (y compris si il s’agit d’un vieil homme réac) et se faire polir la knacki par elle. C’est la magie du fric !

Pour le commun des mortels, quelques précautions sont de mises lorsqu’un contact a été établi avec une féministe :
– Pas de mademoiselle ! Ni de madame. Démerdez-vous maintenant !
–  Dites lui que vous regrettez d’être né si vous êtes un homme (ou dites que vous êtes gay/juif, ça passera aussi : vous serez un échelon au-dessus d’elles sur l’échelle des victimes). Dites que vous êtes solidaire des femmes si vous êtes une gonzesse.
– En cadeau pour noël, offrez-lui un calendrier dieux du stade ou des photos de la traite négrière accompagné d’un godemichet. La féministe sait choisir ce qu’il y a de mieux chez l’homme !
– Citez abondamment Simone de Beauvoir, ça va l’amadouer…
– Si vous êtes enceintes, ne dites pas que vous attendez « un heureux événement ». Dites plutôt « un cancer de l’utérus ». Plus neutre…
– Enfin, ne comparez JAMAIS des femens à des putes ! Les femens sont féministes ! Nuance.

Triste sort de la féministe et son de son combat. Elle fait du bruit, se gèle le cul, court et chie sur le trottoir… pour une poignée de dollars.

ACHETEZ UN DJIHADISTE EN CARTON

Vous vous sentez menacé ?

Vous avez peur même flanqué d’un garde du corps ? Vous avez marre de compter les zéros lorsque vous allez sur votre compte en banque ? Vous voulez démolir un pays tout en passant pour un humaniste respectable ?

Hé bien désormais C’EST POSSIBLE ! Oui oui ! Nos usines du Qatar et d’Israël ont travaillées jour et nuit, nos employés de dix ans ont tous retroussés leurs petites manches pour vous confectionner un cadeau tout frais, spécial kif guerre civile : Le djihadiste en carton !

Ce compagnon charmant deviendra l’accessoire hype de cet hiver. Complètement incontournable, le djihadiste en carton est un basique depuis plus de mille ans, entièrement revisité aujourd’hui pour vous ! Testé au Mali et en Syrie dans un décor grandeur nature, votre djihadiste en est revenu fanatisé et est désormais en exclusivité disponible en plusieurs coloris. L’indémodable « beur de cacahuète » mais aussi en noir et en blanc (attentions stocks limités).

Après achat sur notre site, votre djihadiste vous sera livré par la poste dans un colis blindé (l’avion est un moyen de transport inadapté à votre intégriste de luxe). Le paquet contient un Coran édition BHL 2010, une carte du moyen orient, des bombes artisanales, votre djihadiste et son mode d’emplois (qu’il est conseillé de lire avant utilisation).

Barbe de trois siècles, Djellaba Lacoste pour une classe internationale, turban Ralph Lauren, sandales et couteau de boucher : tout y est ! Vous retrouverez le barbare que vous avez toujours adulé depuis Iron Man jusqu’à Voyage sans retour.

Qui ne craquerai pas devant cette frimousse halal ?
Qui ne craquerait pas devant cette frimousse halal ?

Votre produit possède de nombreuses fonctions, toutes d’une utilité sans pareil à utiliser chez vous ou au travail. Pas moins de huit modes sont mis à votre disposition :

– Mode contes de fée (utilisation : domicile) : Lorsque votre djihadiste est au repos chez vous, il peut aisément distraire toute la famille avec son mode fables de la Fontaine. Ainsi, il occupera les enfants en leur contant des histoires, notamment la façon dantesque avec laquelle le petit chaperon rouge sodomisa le loup avant de le décapiter au couteau.  Vos petits chenapans ne dormiront plus de la semaine et vous pourrez enfin passer des journées au calmes (pratique contre des chiards hyperactifs).

– Mode Educateur (utilisation : domicile): Votre djihadiste veille à votre conduite morale. Comme Super Nanny le fit en son temps, votre fondamentaliste de luxe va suivre un schéma de bon points et de punitions en cas de fautes – un doigt en moins à chaque bêtises commises. Lorsque vous désirez pécher en paix, emmenez votre djihadiste dans le premier night-club du coin et n’oubliez pas d’aller le chercher avant la police.

– Mode Norman fait des vidéos (utilisation : domicile) : Votre djihadiste en carton capture la personne de votre choix et la filme attachée dans votre cave en demandant une rançon. Idéal pour pécho, ce mode vous permettra de passer pour un héros en libérant l’élu(e) de votre cœur que vous aurez désigné au préalable comme otage. Profitez de l’absence de votre djihadiste pour détacher votre amoureux(se) et conclure enfin une juteuse relation !

– Mode guerre sainte (utilisation : hors du domicile): Envoyez par SMS « Allah Akbar top départ » et profitez du spectacle. Votre djihadiste en carton va éliminer toute forme de vie en hurlant avant forniquer joyeusement avec les cadavres. Veuillez seulement à emmener votre produit à l’endroit désiré (taf, bahut, maison de votre ex, repas de famille…) et surtout pas chez vous (à moins de vouloir sacrifier votre famille – ce que je peux comprendre). Le djihadiste ne s’arrêtera pas avant d’avoir reçu le second SMS « Allah Akbar fin de partie ». Si vous oubliez, il est probable que la police le neutralise. En ce cas, vous ne bénéficiez pas de reprise ou de remboursement. Contactez le SAV pour plus d’infos.

– Mode geek (utilisation : domicile): Votre djihadiste squatte votre PC et surf sur You Tube. Vidéos de décapitations, mise au jour au niveau des fatwas, comment bien capturer un otage… toute connaissance est utile au bon développement de votre produit. Il est à noter que pour le bien être de votre djihadiste de luxe, une connexion internet et un grand jardin sont indispensables. Votre fondamentaliste hype a besoin d’un vaste espace où s’entraîner au tir et où fabriquer ses premières bombes artisanales (vous aurez une larme à l’œil lorsque vous vous rappellerez le jour où il a créé sa première explosion, tout fier de lui : « El hamdoulilah, ça pète ! Ça pète ! ». De beaux souvenirs en perspective.

– Mode prosélytisme (utilisation : partout) : Votre djihadiste va préparer le terrain et tenter de convertir toute forme de vie détectée – y compris les animaux. Filmez votre produit en train de faire prêter serment à votre clébard ou vos poissons rouge et vous pourrez ainsi créer un buzz énorme sur You tube. Repoussez les limites du plaisir en envoyant votre djihadiste convertir votre boss et regardez le pauvre type se pisser dessus de peur et être emmené de force à l’aéroport : « Convertis toi à l’Islam radical Mr Le Testu, el hamdoulilah ! Viens faire ta hijra avec moi en Syrie ! ». Marche aussi avec tout collègue trop relou, toute nana trop chiante. Le djihadiste en carton peut neutraliser n’importe quelle pouffe avec de petites punchlines vocales comme le célèbre « As salam ! Couvre toi sale pute ou je te coupe le nez ». Effet garanti !

– Mode sorties (utilisation : partout): Votre produit est capable de prévoir de petites surprises qui pimenteront votre vie de famille et vous feront passez pour un djeunz moderne qui vit avec son temps. Sortie à la piscine (veuillez à ce que votre femme reste habillée pour aller dans l’eau), préparation du repas du soir en égorgeant un mouton qui sera grillé au feu de bois à même le sol – savoir-faire traditionnel rien que pour vous, ou encore visite guidée de mosquées le samedi soir.

– Mode télécommandé (utilisation : hors du domicile) : Grace à la carte SIM intégré dans le turban de votre djihadiste de luxe, vous pouvez le contrôler à distance et le faire exploser où vous voulez ! Utile pour neutraliser tous vos ennemis, voir profs chiants ayant une durée de vie trop longue. Mode utilisable qu’une seule fois (faut pas déconner non plus, on est pas magiciens). Pour un éventuel remboursement du produit, veuillez à ne pas laisser le ticket de caisse dans sa Djellaba Lacoste.

Djihadistes de luxe décorant les bords de fenêtre de voitures : la grosse tendance de l'été.
Djihadistes de luxe décorant les bords de fenêtre de voitures :
la grosse tendance de l’été.

Quelques petites précautions sont de mise avec un produit aussi classe que celui-ci. Rien d’affolant, juste de petits réflexes à prendre pour garantir pleinement votre sécurité ainsi que celle de votre entourage :

– Evitez d’avoir une vie de rock-star : coke à volonté, vie nocturne, meufs à poil déambulant chez vous, heavy metal à fond dans la piaule, chat-bite entre potes bourrés… sont à BANNIR impérativement car non-compatible avec la charia de votre produit. Le djihadiste risquerait de s’activer tout seul en mode guerre sainte et provoquerait des dommages collatéraux regrettables pour vous, vos amis, votre famille et votre quartier…

– Evitez les barbecues. Votre produit à la fâcheuse tendance à coller les brochettes de jambon dans le cul.

– Veuillez mettre un bandana sur la tête de vos animaux. Ca permettra de faire comprendre à votre djihadiste qu’ils respectent sa religion. Dans le cas contraire, ils peuvent être soumis à un démantèlement tragique.

Après quelques mois d’adaptation, votre djihadiste en carton ne vous quittera plus ! Pour seulement trente euros de plus, vous pouvez télécharger l’application « fatwa »pour IPhone et suivre en temps réel les nouvelles règles de vies à respecter.

Pratique, inoffensif* et multifonction, ce produit est réservé aux personne n’ayant pas peur d’oser le rétro-chic de l’hiver, pour une attitude rock et contestataire, terriblement explosive ! Seulement 300€ l’unité, 20% de réduction jusqu’en janvier prochain, offre soumise à conditions.

*peut être soumis à des variations selon le produit.

LE PARIA

Que vous soyez au collège, au lycée, dans une université ou même au taf, vous avez déjà surement croisé un type patibulaire, seul, un peu dingue et accoutré de fringues abominables. Vous avez eu envie de vous crever les yeux, rappelez vous. Hé bien ceci étais un paria. Hé oui. Rarissime mais malheureusement existant…

Le paria – appelé aussi boloss, cassos ou victime – est une variante du « type chelou commun » mais en bien plus spectaculaire. En effet, la triste existence du paria a commencé, selon des anthropologues du Michigan, dans le ventre de sa mère. La chanson « born to be alive » de Patrick Hernandez pourrait être l’une des principales causes de la création du paria. Ce dernier aurait compris « born to fail his life » et aurait tout mis en oeuvre pour réussir son but une fois né. L’enfance solitaire du paria se passe plus ou moins bien mais c’est à l’adolescence qu’il dévoile sa véritable nature.

Arrivé à 13-14 ans, la puberté arrive et il va pouvoir enfin entamer sa nouvelle vie. Le paria s’attaque en priorité à toute forme de vie sociale. Forever alone dans l’âme, il va élaborer de véritables stratégies pour que les autres le fuient comme la peste.

Schéma 1 : des prédispositions génétiques peuvent aider le paria dans sa mission.
Schéma 1 : des prédispositions génétiques peuvent aider le paria dans sa mission.

Très souvent, nous observons chez 87% des sujets testés la méthode suivante :

 – Gaz de combats : l’odeur est le premier symptôme d’un paria en mutation. Le paria va débarquer et se mettre à chercher frénétiquement son « Igor », comprenez une sorte d’assistant, paria également. Pour éviter la peur d’être abordé par des gens normaux, il dégage une agréable effluve de sueur piquante/haleine de poubelles. Une fois que son entourage l’a trouvé inquiétant/bizarre/ négligé, le paria passe en phase offensive…

– Chute de la mue : Le paria va se pointer un jour ordinaire en ayant TOTALEMENT changé de look, abordant une tenue totalement immonde. Pantalon de velours avec rangers par dessus, T-shirt sale trop grand surmonté du trench-coat gris « gestapo ». Lunettes rondes, cheveux mi-longs laqués en arrière, recourbés sur la nuque, le paria lance son attaque éclair à la gueule du monde. Rien n’étant trop moche pour abolir sa vie sociale, celle-ci n’étant plus qu’un souvenir de jeunesse (ou plutôt de vie antérieure). Ce brusque changement va lui accorder son titre tant mérité de Paria. Il sera dès lors connu dans tout le bahut et dévisagé comme une bête de foire.

– Attaque : Après son buzz, comme si ça n’étais pas suffisant, le paria va dévoiler petit à petit sa personnalité tordue et flippante comme une strip teaseuse avec ses fringues. Veut tuer quelqu’un, admire Adolf Hitler, mange de la sauge, prends les filles en photo avant de placarder sa chambre avec etc… Le paria ne contredit jamais une rumeur et peut aller très loin dans le bon goût comme dire devant sa classe « qu’il faudrait exterminer les homosexuels » avant de ricaner et d’éponger la sueur sur son front acnéique. Après cela, la totalité des paria sont détestés et craints dans tout le bahut, voir tabassés si la peur est trop forte chez certains.

– Catastrophe : Dans certains cas de paria extrêmes, la phase attaque laisse place à la phase catastrophe. Le paria va arriver au bahut et va relâcher d’un coup tout ce qu’il a accumulé dans son passé. Planter un prof avec un compas, se chier dessus en cours, attouchements sexuels sur l’handicapée etc… les flics/SAMU intervenant une demi heure après l’acte pour retirer le paria du bahut. Il est donc TRÈS IMPORTANT de ne pas persécuter un paria trop longtemps sous peine d’explosions.

Peu de personnes connaissent réellement l’intimité un paria. Ce dernier, n’ayant personne à qui parler, va soulager sa conscience dans un cahier. Une sorte de journal intime. Là, le paria se déchaînera. Comme pour le Necronomicon, quiconque met la main sur ce cahier devient fou dans l’heure qui suit. Y sont exposés tous les sujets fondamentaux du paria :

Sexualité : Le paria, incapable de sortir avec une fille, va imaginer un scénario de secours. Il va – grâce à un sort – paralyser toute sa classe puis désaper ses « favorites » avant de les baiser puis leur casser les chevilles pour éviter qu’elles ne fuient après avoir repris conscience. Il peut aussi dessiner des corps entassés de femmes nues aux anatomies étranges, ce qui a la particularité de l’exciter.

 Désirs : Le paria a une pulsion de mort très prononcée. Il peut regarder des vidéos de décapitations de femmes en Arabie Saoudite, des animaux qui se font brûler vifs ou des photos de cadavres pourrissants. C’est souvent après que le paria écrit dans son cahier son désir de tuer des gens de son entourage ; ce qu’il n’osera pas faire dans 90% des cas.

 Ce qu’il apprécie énormément : Sniffer ses boulettes de merde, faire le troll sur internet, mettre des cure-dents dans le cul de son chat, jouer à des FPS, se mettre nu devant sa photo de classe et danser… oui, le paria est un personnage haut en couleurs qui assume.

 Ce qu’il n’aime pas : le soleil, la mode, les gens, le rap, la vie, son taf, les pogroms, la joie… la liste est longue.

Culturellement, les parias peuvent être très variés. Le type le plus commun depuis 2002 est le gotho-Rammstein à trench-coat. Cependant, d’autres tendances arrivent comme le rappeur à face de rat ou le plouc roux casquette Auchan.

Le paria est – très souvent – fan de mangas, en particulier de Hentai ; qu’il lira lors d’excursions en ville avec son Igor. Le paria professionnel ne ressent plus la honte ou la culpabilité, ces notions étant généralement balayées très tôt. Contrairement aux idées reçues, le paria n’est pas nécessairement con, il peut même assurer le rôle de l’intello dans certains cas. La véritable tragédie des parias réside en le fait que leur réputation les suivra toute leur vie. Si par malheur, l’un d’entre eux est pris de remords, il lui est impossible de faire machine arrière (sauf changer de pays ou se suicider – ce que certains font). One life, one fail. Le paria ne sort jamais durant le week end et passe ses journées à troller ou à jouer à des FPS où il s’imaginera en train de buter sa classe.

Il existe plusieurs types de paria selon leur niveau d’intensité :

Le paria léger est très souvent inoffensif. Certes il a un esprit fermenté inquiétant et un look qui ferai convulser Christina Cordula mais il ne protestera pas en cas de violences et passera l’essentiel de son temps seul ou a geeker chez lui. Le paria moyen est le plus commun. Il assume un physique plus qu’ingrat et un état d’esprit délicieusement dérangé. Enfin, le paria de clinique possède un véritable trouble mental et assume sans complexe ses tares diverses et variées. Potentiellement violent, sa simple présence suffit à faire fuir toute femme du secteur, repoussée par l’odeur et l’aura négative de celui-ci. Intégralement sapé à foir’fouille, le paria de clinique travaille méticuleusement son apparence (dents aussi défoncées qu’une départementale française, acné cultivée, tifs huileux, lunettes tordues…) pour s’exclure le mieux possible.

Passé l’adolescence (après 29 ans pour eux), le paria rentre dans une phase calme où il se fera moins remarquer avant de terminer à Pole Emploi, l’usine ou l’asile où il aurait du aller dès 10 ans.

COMMENT SE DEBARASSER DE SES VIEUX

En ces temps sombres de restriction budgétaire et d’austérité aggravée, il devient de plus en plus dur de nourrir sa famille ET consommer paisiblement tout ces trucs inutile nécessaire à notre bon fonctionnement. Continuer à rêver votre vie de star américaine ou crever de faim. Paye ton dilemme.

Alors à tout ceux qui pensaient à aller se jeter sur les voies de la SNCF ou à repeindre les murs des écoles maternelles en cervelle saignante, je vous dit : NON ! IL Y A UNE AUTRE ALTERNATIVE ! En effet, chacun de vous est muni de deux « parents », qui vous sont désormais complètement inutile – sauf pour vous faire chier – mais constituant une réserve à fric intéressante. La solution que je vous propose aujourd’hui se résume à : Débarrassez-vous de vos vieux.

Je comprends que nombres d’humanistes peuvent hésiter à se débarrasser d’eux à la vue de ces deux pruneaux ridés et attachants, tel un enfant qui prends la décision de foutre son Doudou aux ordures. Mais gardez toujours en tête que vos parents ont basculé du côté obscur de la vie et sont devenus des personnes âgées. Ils sont ces parasites nuisibles trollant continuellement le commun des mortels sur les routes, dans les supermarchés, dans les rues, sur les plages et sur les fiches de paye. La pitié serait leur faire trop d’honneur et ils en profiteraient pour vous enculer sévère une fois que vous devrez prendre en charge leurs frais médicaux. Pour empêcher ça, devancez les et touchez leur assurance vie.

Comment faire ? C’est très simple cher ami.

Transformez vos vieux en argent !
La recette pour transformer vos vieux en argent !

Règle N°1 : Visez l’assurance vie /testament EN PREMIER (ne les tuez pas avant qu’ils aient signés, cela serait un peu regrettable). Evidemment, ne foncez pas comme un abruti en menaçant vos vieux d’une arme pour obtenir leur fric. Ça serait un échec. Optez pour la méthode douce : la stratégie du Cheval de Troie. Mettez vous sur votre trente et un et rendez visite à vos vieux. N’hésitez pas à leur acheter fleurs de merde et chocolats, ça vous sera remboursé par la suite, du moment que les vioques ont les larmes aux yeux pour cette petite attention. Trouvez un prétexte (cancer, sondage, pétition pour la SPA etc…) pour leur faire signer le papier en question et devenez propriétaire de leur assurance vie/ testament A LEUR INSU. Tout attendrissement est bon à prendre – emmenez vos enfants, vos animaux, n’importe quoi (une bouteille de vodka si vous n’avez rien d’attendrissant). Un vieux ramolli est un vieux coopératif. 

Règle N°2 : Évitez à tout prix la précipitation due à la joie : du genre buter les vieux à coup de pelle juste après obtention de leur signature. Les flics flaireront le piège et iront vous cueillir le soir même pour homicide (tuer un vieux n’est PAS considéré comme service rendu à la nation et est donc illégal).

En cas d'hésitations, regardez bien cette image. Regardez la attentivement...
En cas d’hésitations, regardez bien cette image. Regardez la attentivement…

Règle N°3 : En cas de refus de signature (signe souvent observé chez le vieux connard incontinent), procurez vous du polonium 210 et trouvez un moyen de l’injecter aux deux rebelles (un petit coup de parapluie-seringue bien placé et le tour est joué). Le temps qu’ils se transforment en courges imberbes après les séances de chimio, ils auront peut être changé d’avis. Du coup, il ne vous reste plus qu’à attendre que le fruit mûr tombe pour empocher les gains. ==> Règle N°6. 

Règle N°4 : Une fois la signature obtenue, le plus difficile reste encore à faire : ATTENDRE. C’est impératif ! Une durée minimale d’un an est requise dans ce type de plans, même si la tentation de massacrer vos vieux peut être grande. Dans cette période de stress, évitez de les voir. Une nuque brisée trop tôt et dites adieu à vos rêves de stabilité financière…

Règle N°5 : Lorsque le jour J est arrivé ! Préférez l’agent 47 à Michael Myers. Leur mort doit sembler totalement naturelle/accidentelle. Utilisez à votre avantage les défauts des vieux pour les faire crever intelligemment : emmenez un papy raciste au cœur de Sarcelles et larguez-le au milieu des HLM en hurlant « Dis papa, pourquoi tu insultes ces messieurs africains de singes ? Tu t’es comporté comme ça en Algérie pendant la guerre ? Quelle impolitesse ! ». La rubrique nécrologique du journal le lendemain illuminera votre journée. L’attaque cardiaque est par ailleurs une valeur sûre. La légendaire tactique du film zoophile passé pendant l’heure « des racines et des ailes » le volume monté à fond fonctionne toujours aussi bien – sauf sur les cougars ou autres vieux-modernes, qui, eux seraient plutôt séduits. Le coup universel du brutal death metal dans l’autoradio avant qu’ils aillent prendre l’autoroute reste le plus fiable. Étant de véritables cataclysmes routiers, les vieux en panique à l’écoute de ce bruit atroce ont 9 chances sur 10 de provoquer un carambolage et d’y laisser leur peau (ridée).

Si vous manquez d’idées tordues, prenez exemple sur les 10 plaies d’Egypte de la Bible (véritable havre d’inspiration pour l’élimination de vioques). Par exemple : le chauffage mis au maximum pendant l’été (en ayant pris soin de couper l’eau à la vanne d’arrêt). Ou encore installer un nid de frelons d’Asie dans leur grenier pendant leur absence, en cachant leur portable dedans (planifiez l’heure de l’exécution en appelant chez eux quand vous aurez un alibi solide). 

Règle N°6 : TRÈS IMPORTANT ! A l’annonce du décès malheureux de vos vieux, ayez l’air triste et déprimé (voir traumatisé si vous avez le cœur à faire du théâtre). Un grand sourire jovial suivi d’un cri de joie hystérique pourraient faire échouer votre plan à deux doigts de la fin et vous conduire en prison comme un certain Meursault.

Règle N°7 : N’abandonnez jamais vos vieux au bord de la route dans un endroit désert en pensant qu’il crèveront sur le chemin comme deux clebs. Les vieux sont aussi pervers que coriaces. Tels deux phœnix gâteux, ils risquent de retrouver leur chemin et revenir plus fort qu’auparavant. Le risque suprême est le fait qu’ils puissent être médiatisés et devenir des vieux tendance ; le peuple, pris de pitié par leur mésaventure, les auront canonisés et mythifiés – tandis que vous finirez en taule pitoyablement.

En suivant avec précautions ces 7 règles, vous aurez ainsi de grandes chances de pouvoir subsister quelque mois supplémentaire en vous finançant quelque petits plaisirs bien mérités – tablette, PS4, I phone 5 etc… tout en étant désormais certain que vous échapperez au « syndrome de Tantale » (peur bleue que les vieux deviennent à tout moment une source de dépenses faramineuses à votre charge).

RÉUSSIR SA PREMIÈRE TUERIE SCOLAIRE

Vous êtes collégiens ou lycéens ? Vous êtes perpétuellement molestés par vos camarades de classe et avez envie de mourir ? Parfais ! Mais évitez absolument une chose – ne vous suicidez pas chez vous, tout seul, comme un ringard : ce serait du pur gaspillage !  Pourquoi gâcher ce si beau moment et ne pas partir avec panache et style ? Foutu pour foutu il ne vous reste plus qu’une alternative : la tuerie scolaire !

La tuerie scolaire est un sport – au même titre que le safari – dont la pratique doit être soigneusement étudiée pour ne pas transformer votre enterrement de vie de victime en prison à perpétuité ; ce qui est arrivé à notre cher Kip Kinkel – Big up’ à toi Kip, plus que 350 ans à purger… De nombreux chasseurs en herbe n’écoutent point les conseils de leurs aînés et répètent sans cesse les même erreurs idiotes – motivés par la seule envie de dézinguer du mécheux à casquette pré-pubère. Pour en finir avec la médiocrité, suivez avec attention mes 8 règles de bases :

– Règle N°1 : La veille, dormez bien, jouez à Pac-man et prenez un petit déjeuner copieux afin que vous puissiez tenir jusqu’au creux de votre tête de 11 heures.

– Règle N°2 : PAS DE COUTEAUX ! Vous ne parviendrez même pas à pulvériser le record nullissime de Mohamed Merah en étant sous équipé. Préférez bien sur les armes à feu automatique et prévoyez toujours des munitions de secours en cas de pénurie (le temps passe vite lorsqu’on s’amuse) – pour que vous ne soyez pas à sec au moment de vous faire sauter le caisson. Conseil du braconnier de campagne : la chevrotine reste la tenante du titre de « munition la plus efficace pour plomber un groupe de Kikoos », malgré leur protection dorsale Eastpack.

– Règle N°3 : N’avertissez pas les réseaux sociaux la veille ! A cause de de cette acte d’une connerie cyclopéenne, il est plus que probable que vous vous fassiez choper avant même d’avoir commencé la fiesta si vous annoncez sur Facebook ou Twitter que « Ça va chier demain à 8H00… » au dessus d’une photo de vous.

Schéma 1 : Exemple de photo à ne jamais poster la veille sur Facebook
Schéma 1 : Exemple de photo à ne jamais poster la veille sur Facebook

– Règle N°4 : Sapez vous bien pour l’occasion – n’y allez pas « décontract’ » comme si vous allez chercher votre pain à la boulangerie. Comme pour un mariage (chose que vous ne connaîtrez jamais), revêtez votre habit de lumière (paraboots, jeans déchiré, T-shirt Pikatchu, manteau long en cuir, lunettes noires, cheveux teints…) n’hésitez pas à en faire trop à ce stade, vos choix deviendront de futurs memes sur le net après votre mort. De plus, personne n’aura le cran de se foutre de votre gueule.

– Règle N°5 : VERROUILLEZ LES ISSUES DE SECOURS ! Bordel, c’est le plus important de toute l’opération ! Dans le cas échéant, vous vous retrouverez en moins de deux tout seul dans le bahut et cerné de flics – la vermine acnéique aura déguerpi par une issue de secours mal fermée. Assurez vous que toutes les issues soient condamnées afin que vous puissiez vous faire plaisir sans crainte de manquer de gibier.

– Règle N°6 : Jouez sur l’effet de surprise comme un lourdingue joue au Chat-bite. Arrivez incognito (flingues planqués évidemment), légèrement en retard,  jusqu’au top départ. Petit strip tease à la Neo dans le hall d’hôtel puis ouvrez le feu. Prévoyez des bouchons à oreille pour votre confort. Le bruit des armes à feu + cris suraigu des pouffes peut vous gâcher votre expérience. Si vous n’en avez pas, concoctez-vous une petite playlist de Rammstein, histoire d’être dans l’ambiance – effet clip garanti !

– Règle N°7 : Ne soyez pas sinistre ! Faites le buzz sur YouTube en filmant votre carnage et en le partageant sur votre fan page Facebook – avec en statut « En train d’exterminer la 1ère STG MDR » – et récoltez des centaines de j’aime en quelques minutes (TF1 fera la pub en temps réel). Cela vous permettra de vous sentir aimé et connu du web avant d’en finir. Ça permettra aussi aux parents des victimes d’avoir des images du drame à se mettre sous la dent.

– Règle N°8 : Après la fin de la partie, attendez qu’un flic vous parle dans un mégaphone avant de vous buter. N’essayez pas de vous barrer, c’est trop tard à ce stade ! Trouvez plutôt un endroit classe (CDI, tas de pouffes mortes…) puis tapez la poste avant de tirer le rideau.

Bravo, si vous respectez ces 8 règles de bases – seul ou à plusieurs – votre tuerie scolaire sera un franc succès et le nombre de points au rendez vous !

ACHETEZ UN PSYCHOPATHE

Cher client et fidèle consommateur, l’été arrive et il va falloir que vous puissiez sortir en toute sérénité dans un monde qui devient de plus en plus dangereux, comme chacun le sait. Vous voulez être vu et admiré ? Vous voulez pouvoir faire le même effet que Ryan Gosling dans un collège ? Vous serez capable de fister votre mamie avec du verre pilé pour gagner ne serais-ce qu’un minimum de swag ?

Bravo à vous charmante brebis, nous avons en réserve une petite bombe (au sens propre) prête à réaliser votre souhait : un psychopathe domestique !

Frais à l’extrême en cette année 2013, notre psychopathe de luxe est fabriqué dans les usines FRANÇAISES à partir d’individus aux extraits naturels de délire paranoïde et enrichis au Prozac et Zoloft par nos experts psychiatrique qui ont redoublé d’efforts pour créer les adorables monstres aux pulsions morbides des plus divertissantes. Rien que pour VOUS !

Votre psychopathe de luxe vous sera livré en ambulance dans les 24 heures suivant la commande avec la camisole de force de sécurité. Bien entendu, notre psychopathe domestique est décliné en plusieurs versions, suivant vos goûts et vos moyens :

– Schizo de luxe : Âmes sensibles s’abstenir ! Si vous n’avez pas froid aux yeux, la version «full options» de notre psychopathe vous ravira. Yeux de mutants injectés de sang, mousse au coin des lèvres, tic nerveux capable de faire crever de peur un gosse – toutes les options sont réunis en un ! Votre Schizo de luxe est muni d’une personnalité double et peut s’occuper des enfants la journée en toute sécurité et observer les voisins le soir en restant immobile pendant 8 heures d’affilées, un casse-noix à la main. Utile et efficace à la maison, le Schizo de luxe peut pimenter vos soirées avec d’incroyables idées (cuisiner en sauté l’un de vos potes – à vous de deviner lequel, discuter de longues heures avec le chien – utile pour faire le buzz sur le net parmi les geeks ou encore se planter des clous dans les mains en se prenant pour Jésus). Polyvalent et dynamique, le Schizo est très joueur et peut profiter de votre absence pour mettre en œuvre des tas de projets surprenants – construction d’un mirador permettant de surveiller la rue, peindre des corps décomposés sur le sol, construire un mur en brique dans la cuisine, se coller les pieds au plafond et se prendre pour une chauve-souris… avec le mode « kinder surprise », vous aurez droit tout les soirs, après une journée de taf monotone à un petit délire qui vous fera retrouver le sourire !

– Névrosée de luxe : Mesdames, nous avons prévu pour votre plaisir la névrosée de luxe. Charmante folle anorexique (pratique et portative, à transporter partout avec ses 15 kilos), design affiné et épuré – elle saura vous séduire avec ses tic verbaux (peut répéter 60 fois de suite la même phrase : pratique comme pense-bête) et sa démarche de zombie. La névrosée de luxe absorbe de malheur la journée et le restitue amplifié le soir, lors de son pétage de câble journalier (lire la notice pour programmer l’heure de l’explosion). Efficace contre toute collègue trop emmerdante : il vous suffit de désigner votre ennemie comme « responsable » des problèmes de votre névrosée. Cette dernière passera du mode tremblotement silencieux à harpie déchaînée. Votre psychopathe bondira à la gorge de la victime et se mettra à pousser des hurlements stridents sans jamais la lâcher (technique inspirée des pitt-bulls) tout en chialant. Après utilisation, veuillez injecter une dose de Tranxen à votre névrosée de luxe pour qu’elle conserve toute la fraîcheur de ses délires et qu’elle ne se suicide pas – le principal inconvénient de ce produit. La névrosé ne dort pas (fais les 100 pas dans la pièce à la place) et peut servir de réveil si vous programmez sa crise de larme matinale au bon moment. Pratique à ranger, la névrosée se roule en boule  et convulse en silence avec facilité.

– Gamin schtarbé : Le dernier modèle de notre psychopathe de luxe est conçu pour les petits comme pour les grands. Fabriqués à partir d’enfants livrés par la DASS, notre gamin schtarbé à reçu une bonne dose de Chlorpromazine le rendant infiniment plus hype. Capable de disséquer n’importe quel animal (produit incompatible avec des animaux domestiques), votre gamin schtarbé ne se nourrit que de fourmis qu’il trouvera dans votre cour ou sur le plancher. Il peut être un compagnon charmant pour vous ou vos enfants, montrant à travers ses idées délicieusement tordues le comportement à ne jamais suivre (se mettre des ronces dans le pénis, sauter depuis le premier étage avec un drap, mordre les passants dans la rue…). Restez vigilant, le gamin schtarbé peut s’infliger de sérieux dommages sans s’en rendre compte. En votre absence, engagez une baby-sitter (vieille si possible; elle manquera moins à sa famille lorsque votre psychopathe de luxe l’aura estropié). Votre gamin schtarbé ne fonctionne que par obsessions (il va s’intéresser à un sujet [les cadavres, la merde, l’eau bouillante, vous, le sang, les animaux…] et ne le lâchera jamais, y compris la nuit où votre psychopathe en herbe va aller de plus en plus loin dans son obsession !).

Après achat, votre psychopathe de luxe vous suivra partout où vous irez, muni de son doudou (le tuyau de plomberie est très en vogue en ce moment). Votre psychopathe de luxe n’a absolument pas conscience qu’il est barge – se promener en pyjama à quatre patte avec des sécateurs dans les mains pour renifler les jupes des vieilles par exemple – est tout à fait banal pour lui.

Schéma 1 : Psychopathe de luxe satisfait de lui même après avoir joué avec ses amis
Schéma 1 : Psychopathe de luxe satisfait de lui même après avoir joué avec ses amis

Il est impératif pour un contrôle optimal de votre produit que vous ayez bien saisi le délire de votre psychopathe (croit que la CIA le cherche, se prends pour Jean Paul Gaultier, a peur des caniveaux, veut tuer quiconque prononcerait le mot «bleu»…). Si ce n’est pas le cas, voici les règles de sécurité de base :

– Ne faites pas de vannes complexe à votre psychopathe qui pourrait vous planter avec le couteau à pain pour déconner à son tour, avant de vous demander pourquoi vous faites la grimace.

– N’utilisez pas votre psychopathe pour draguer. Ce serait contre-productif, le psychopathe serait capable de suivre toute la journée l’élu(e) de votre cœur jusqu’à son domicile et de la réveiller en pleine nuit en lui offrant une brochette de grenouilles mortes avant de lui parler de vous…

– Ne sortez jamais sans le fusil hypodermique fourni avec le produit, en cas de débordement, nous n’assumons pas les dégât pouvant être causés sur vous ou votre entourage.

– Si votre psychopathe de luxe s’est énervé et menace de vous découper en morceaux très prochainement, ne paniquez pas. Neutralisez-le en douceur. Proposez lui de dormir dans le congélateur et renvoyez nous le produit défectueux dans un sac isotherme deux jours plus tard pour un remboursement.

– Ne créez pas d’obsessions inutile (du genre montrer à votre psychopathe domestique le « allô ? » de Nabila – le psychopathe, souhaitant lui répondre, fuguerait en emportant Shampoing et téléphones avec lui).

– Le psychopathe de luxe demande beaucoup d’affection. Si il vous a réservé une surprise, donnez lui ses bonbons (pilules vertes fournies avec le produit) pour le récompenser.

Pré-commandez MAINTENANT votre psychopathe de luxe et bénéficiez de 30% de remise immédiate sur le gamin Schtarbé. Voir modalités en magasin. Garantie 3 jours. Prix à partir de 200€.

COMMENT BIEN CONGELER VOS FOETUS

Vous ne connaissez pas la contraception mesdames ? Faites-vous sodomiser à moindre frais alors, car la prochaine fois, ça vous évitera de créer un facehugger alien dans votre bide – autrement dit un bébé. Enfin, je vous comprends, créer la vie, se prendre pour Dieu… ça a un côté attractif assurément. Sauf que la vie en question est une larve poisseuse qui chiale et gueule à longueur de journée et vous empêche de répondre à vos besoins premiers (sortir en boîte et faire du shopping).

Le mal est fait. Mais est-ce trop tard ? Non ! Il est encore temps pour vous de le congeler tant qu’il reste dans les proportions de votre frigo. Cependant, bon nombre de femmes – probablement attirées par cette idée simple et gratuite – s’y prennent très mal et risquent de finir en taule à cause d’une pratique mal exécutée. Alors pour vous éclairer, sachez que vous devez respecter à tout prix cinq règles de base :

– Règle N°1 : Assurez vous qu’il ait moins de 5 ans. Si il vous a fallu 5 ans pour réagir qu’élever un chiard était une corvée,  vendez-le aux tchétchènes du coin qui iront récupérer les pièces intéressantes (coeur, foie, reins etc…) contre un peu de fric (vous pourrez ainsi vous refaire faire les seins). Après 5 ans, le risque que les voisins ou l’école découvrent vos plans est trop élevé pour être envisagé. Si personne ne veut acheter les organes de votre gamin, vous devrez vous en occuper jusqu’à sa majorité – chose à éviter dans la mesure du possible.

– Règle N°2 : Si vous avez un mari (un problème supplémentaire) mettez -le au courant. Car il peut très mal réagir si il découvrirait un chiard crevé à côté des vacherins à la menthe. Et dans 90% des cas, il appelle les flicards. De même pour vos ami(e)s. En cas de problèmes (gens « choqués » par votre choix) ne désespérez pas. Attendez l’hiver et adoptez la technique du petit Poucet : lâchez votre fardeau à poil dans un coin planqué de la forêt et patientez quelques jours. Méfiez vous cependant qu’aucun animal sauvage n’aille l’attaquer (en le recouvrant de film alimentaire). Vous pourrez privilégier alors la « thèse accidentelle ».

– Règle N°3 : Ne jamais congeler votre bébé dans un bocal de formol. Bien qu’étant un objet collector rare et très prisé des  metalleux et des gothiques, le risque de voir le bocal imploser est trop élevé. Le foetus pourrait être projeté en dehors du congélateur et empester la cuisine en se décomposant à l’air libre. Conserver ou geler, il faut choisir !

– Règle N°4 : LA TEMPÉRATURE ! On ne le dira jamais assez souvent ! Toujours à -18. Combien de fois ais-je pu voir de vrais sagouines sans coeur enfermer leur gamin dans un congélateur dont la température était supérieure à -12. Cette erreur entraîne le syndrome du Chat Noir d’Edgar Poe (le môme a la force suffisante de chialer et trahi sa présence aux yeux de votre entourage). Rappelez vous toujours de ce mémo : « Bébé qui crie, signe de vie !« .

– Règle N°5 : Pas de saturation. Si vous avez des triplés ou que vous êtes une habituée du massacre de chérubins, faites très attention à ce que votre congélo ne devienne pas une remise à cadavres. Préférez la discrétion en ensevelissant votre bébé sous divers produits alimentaires – il sera moins repérable. C’est à cause du non respect de cette règle que Véronique Courjault s’est faite choper. De plus, si vous êtes découvertes, vous pourrez toujours vous en sortir en accusant Findus de refiler des embryons morts dans leurs lasagnes. Succès garanti.

Une fois rafraîchi à point durant une durée minimum d’une semaine, votre cadavre sera raide et enveloppé d’une couche de glace, prêt pour utilisation. Glaçon géant dans la piscine en été – p’tit côté Tim Burton –  réserve de viande durant l’hiver, tête réduite Jivaro, organes prêts à êtres vendus…  tout est possible selon vos envies et vos désirs.

LE NÉO BEAUF

Le néo beauf est la progéniture direct du beauf lui même, après achèvement de sa formation de 7-8 ans. La matrice des beaufs s’étant brisée dans les années 80, ces spécimens seront donc tous voués à être remplacés par les néo-beaufs dans l’avenir.

Le néo-beauf est un jeune, très souvent situé à la campagne ou petite villes – dont la crise d’ado longue durée lui offre un prétexte en or pour étaler sa beaufitude à la face du monde. Kevin, Jordan, Bryan, Johnny (hommage à l’idole de son père), le néo-beauf peut être affublé d’un horrible prénom américain – son tout premier handicap. Contrairement au beauf original, le néo-beauf est plus sportif et tente vainement de sculpter son corps de déporté à l’image de celle de son catcheur/footballeur préféré. Celui ci est très attentif à l’image de son corps et l’utilise fréquemment pour assouvir l’un de ses centres d’intérêt : la photo. Le néo beauf à en effet l’habitude de se prendre en photo le plus souvent possible, généralement torse nu dans sa salle de bain. Ces monstrueux clichés sont de véritables munitions, utilisés sans modérations sur le champ de bataille du néo beauf : Skyblog, dans le but de draguer ses pairs féminins. Ces photos sont de véritables mines d’or pour le beaufologue qui aurait le coeur suffisamment accroché pour contempler ces déchéances picturales. Les clichés du néo beauf peuvent nous renseigner sur 3/4 de son comportement, avec d’importants détails :

– Vue sur les « muscles«  du néo beauf à deux doigts de l’apoplexie à force de contracter. La véritable prouesse réside dans le fait que le néo beauf fera comme si sa pose était naturelle en exhibant un léger sourire en coin, censé être irrésistible mais qui ferait plus penser à un étron qui passe mal après une soirée tacos.

– Vu sur le décor. Le néo beauf trouve classe une salle de bain – mystère totalement inexpliqué et inexplicable. Le flash du portable venant souligner la présence de taches de dentifrices sur le miroir, ce qui dans la communauté des beaufs, est un signe de propreté (oui, il se lave les dents et a les moyens de se payer un tube de dentifrice, ce qui n’est pas donné à tout le monde). Un poster de fast and furious peut donner la beauf touch’ à l’endroit.

– Post production. Le néo beauf étant un perfectionniste de la laideur, il ajoutera sur sa photo un petit message personnalisé du genre « Sara tro 1 big lov, san toi j sui ri1 ❤ » avec pas moins de 10 fautes, enculant sans vergogne la langue française.

Schéma 1 : Exemple type de munitions couramment utilisés par le néo beauf.
Schéma 1 : Exemple type de munitions couramment utilisés par le néo beauf, ici version soft.

Le néo beauf en sortie est une publicité ambulante. Diesel, D&G, Guess, Kaporal 5, G-star, le néo beauf utilise la quasi totalité de son pouvoir d’achat à se vêtir avec des marques, sans quoi il ne pourrait sortir dehors sans brûler et tomber en cendres comme un vampire. Jeans « tagués », T-shirt moulants, polos roses, casquettes grillagées… les PDG de grandes marques exploitent la connerie du néo beauf et s’amusent à créer des lignes de fringues aussi ignobles qu’ hors de prix – en sachant que jamais le Kevin n’abandonnera sa beaufitude. Le néo beauf aime ajouter une touche perso à tout ce qu’il porte et est capable de relever le col de ses polos sans rougir et porter sa casquette en arrière et de travers. Ce comportement peut s’expliquer scientifiquement : le centre cérébral de l’esthétique du néo beauf a été bousillé dès la plus petite enfance dans ce genre de situation :

Cynthia : Michèèèle ! Le chiard y gueule. Baisse le son ! 

Michèle : [monte le son de Johnny Hallyday] Rin a fout’, fou le dvan René la taupe… 

1
Schéma 2 : beaufisation en cours pour cet enfant. Son centre de l’esthétisme est déjà irrécupérable à ce stade.

Le néo beauf porte les cheveux très court et apprécie les noyer dans du gel puant afin d’en faire des pics – comme lorsqu’il était au collège (sauf que le néo beauf évolue tout les 35 ans). Il est à noter que cette créature est attiré par tout ce qui brille – comme les moustiques : diamant à l’oreille, gourmette plaquée or, boucle de ceinture énorme flashy… le néo beauf est une pollution visuelle réfléchissante pouvant flinguer la santé mentale de n’importe quelle personne saine d’esprit avec plus d’efficacité que Cthulhu avec des marins.
Paradoxe intéressant, le néo beauf déteste les gays (en général). Pas en opposition à leur mariage ou adoption… juste parce qu’ils sont gays. Fait intéressant, le néo beauf « version originale » est vêtu de sapes flashy, moulantes, fut taille basse avec vue sur la raie du cul et autres artefacts tantouzifiants qui le font infiniment plus ressembler à une folle dévirilisée que certains gays.

Le néo beauf, lorsqu’il n’est pas occupé à draguer des demis-boudins via son skyblog, peut se détendre de plusieurs manières :

– Jeux vidéo (son côté geek) Le néo beauf apprécie Call of duty (tuer des gens défoule efficacement le néo beauf) ou Fifa, afin qu’il se sente proche de ses idoles du foot.

– Films : Le néo beauf avale tout ce qui passe à la télé et qui date d’après 2001. Tout film plus vieux serai trop chiant à regarder et serait pour les homosexuels (= trucs d’intello qui réfléchit au lieu de draguer). Les films combinant action, fête, bagnoles de sport et gonzesses sont bons à regarder.

– Sport. Très important. La communauté des néo beaufs voit d’un très mauvais oeil quiconque ne pratiquerai pas de sport (=pédale). Le foot étant la religion du néo beauf comme le tunning avait pu l’être pour les beaufs de l’ancienne génération.

– Tatouages. Le néo beauf pubère peut être amateur de tatouages. Tatouages laids, bien entendu. Le tribal est sans conteste le plus appréciés par les néo beaufs, avec les écritures en arabesques et en chinois. Cette hommage indélébile au Dieu de la beaufitude est autant populaire du côté des mâles que des femelles. Après avoir chialé secrètement pendant une heure et demi chez le tatoueur, le néo beauf peut ensuite « faire son kéké » en roulant torse nu en voiture pour que tout le monde puisse s’extasier sur son tatouage d’homme – musique rap ou électro de discothèque mise à fond. Cette attitude de possédé en plein freestyle est en cours d’étude par des spécialistes. Il s’agit probablement d’une parade nuptiale destiné à attirer vers le néo beauf, pétasses et crasseuses de campagne disponibles pour l’accouplement. La néo beauf étant la version beaufisée de la pétasse mais avec en plus le côté poète maudite : la néo beauf fait un copier coller d’un texte de Baudelaire puis écrit en dessous « Laäâchéé vos commmz » pour une transition des plus subtile.

Le néo beauf s’exprime en gueulant – surtout en public – où il apprécie siffler ses pairs et leur transmettre son message de la plus haute importance :

Bryan : (accent ch’ti) Jordan ! (pas de réponse) Whoooooo Jojoow ! (appel N°1) Whooooow ptite bite ! (appel N°2 sur un canal plus privé) [Siffle !]. Ça sent la schnek ! (le néo beauf dévoile sa blague subtile au cas où d’autres personnes voudraient rire avec lui et pas seulement le Jojow en question).

L’ennemi principal du néo beauf est le reste de l’humanité – considérés comme des rageux. Pour le néo beauf, chaque âme charitable venant les aider à sortir de leur condition miséreuse est un potentiel jaloux, désirant secrètement lui ressembler. Tel un schizophrène tendance paranoïde, le néo beauf pensera que le rageux peut se planquer partout et l’agresser à tout moment ; sur son skyblog « Bo-goss-du-41-Xlov » (avec la traditionnelle mise en garde « fuck lé rageux ») mais aussi dans son taf et en boîte où le néo beauf tentera alors de leur couper l’herbe sous le pieds en se moquant avec ses congénères de chaque type « bizarre » en vue (hipster, metalleux, gothique, intello…). Le néo beauf ne se sent vraiment bien qu’au night-club de sa campagne où l’alcool et le bruit peuvent lui donner l’illusion qu’il vit sa vie à fond. Il rentrera bourré le soir sur son scooter dont le bruit strident fera office de sirène d’alerte pour les voisins.
Le scooter étant d’ailleurs le moyen de locomotion favori du néo beauf, car permettant de se déplacer plus aisément sur les chemins boueux de sa cambrousse natale tout en alertant ses congénères de sa présence. EXEMPLE :

Steeven : « Aiiich ! La flemme d’aller en ville, trop foncedé.

[VVVVVRRRRRRRZZZZZZZZZZMMMMMMMMMMMmmmm…mmmmm….] (bruit immonde de scooter)

Steeven : Ah si y’a Bryan qui va squatter, j’y va aussi mon con ! Aiiicht ! » (enfile ses lunettes masque, mets ses chaussettes par dessus son fut et enclenche « mignon mignon » volume max sur son portable avant de quitter son domicile d’une démarche d’un habitué de la Fistinière).

Il y a quelques années de cela, les néo beaufs (inspirés de la seconde guerre mondiale) on tentés de prendre le pouvoir dans le monde entier en établissant le projet de beaufiser massivement tout les jeunes – via la tektonik. Cette danse immonde a failli triompher et établir une domination beauf sur la planète Terre, réalisant les sinistres desseins des aïeux des néo beaufs… heureusement pour nous, cette merde s’est rapidement essoufflée avant de disparaître complètement, reléguée au fond des campagnes obscures d’où elle était sortie.

LE PION

Un pion est un surnom familier pour désigner les surveillants des bahuts, appelés de cette façon car corvéables à merci et à la solde du roi et de la reine (le directeur et l’adjoint). De plus, ils ne servent qu’à protéger les « fous et cavaliers » (secrétaire, profs, CPE…) de la vindicte des gamins et se font bouffer au premier problème.

Le pion est donc une sorte de caméra de surveillance ambulante dont l’unique but est de sécuriser le bahut des éventuels poseurs de bombes ou empêcher les assassinat de roux qui peuvent se dérouler quotidiennement dans la jungle scolaire. Opérant par trois voir quatre, les pions errent donc dans les couloirs d’un collège ou lycée comme les fantômes de Pac-man, à la recherche d’un détail éventuel qui pourrait leur permettre d’intervenir. Cartes Pokémon (il y a des retardés partout), portable trop voyant, individu malade, claque dans la croupe d’une pouffe trop violente…  tout acte non éducatif peut être sujet à intervention. Dans ce cas, le pion arrive près du lieu du drame et joue sur son charisme pour résoudre le problème (voix grave, regard à la Jason Stattham, petit geste impatient etc…). Lorsque le soucis est résolu, le pion s’écarte, tout bouffi d’auto-satisfaction en se frottant les mains. Mais il arrive souvent qu’il tombe sur « une fève », comprenez un gamin un peu trop récalcitrant.

Prenons par exemple Ivan, le tchétchène de 16 ans qui a fui les massacres dans son pays ; après y avoir pas mal participé. Ivan a l’idée fantasque de ramener  une scie à métaux à l’école. Dans ce cas particulier, le niveau de charisme du pion tombera à 0 et s’ensuivra une scène aussi mémorable que douloureuse avec intervention du SAMU. Car le danger fait parti du quotidien du pion et le pétage de câble des fèves sont comme les coups de grisou pour les mineurs. Ça peut arriver n’importe quand, n’importe comment.

C’est dans cette optique qu’une échelle de danger a été mise en place dans chaque école en fonction du niveau d’alerte des pions :

– Alerte blanche : Tout est calme, trop calme. Une grippe a décimé 3/4 des fèves et seuls les intellos sont restés présent à leur poste. Le pion peut alors défiler comme un cow-boy dans les couloirs du bahut sans craindre quoi que ce soit.

– Alerte jaune : Faible danger en vue. C’est aussi le niveau préféré du pion : il peut s’occuper sans danger et passer pour un caïd sans peur. Pétasse en transe trop bruyante, Ipod sorti, intello chialant trop fort après un tsunami de 15/20… le pion est à son efficacité maximale et peut même faire du zèle.

– Alerte orange : Ça chauffe, lentement mais surement. Bagarre de gosses, fugitifs dans les couloirs, énergumène trop énervé qui frappe partout dans les murs comme un hystérique, le pion passe en mode Usain Bolt et est contraint de neutraliser quelques emmerdeurs en les emenant dans leur terrier (la vie scolaire). Humeur un peu plus irritable, le pion craint de se faire humilier et se met un stresser légèrement.

– Alerte rouge : Grave danger en vue, une fève a décidé de péter un plomb, un intello tente de s’immoler par le feu, les gosses se révoltent et se déplacent en meute vers les extincteurs… Le pion doit agir en équipe et rapidement, mettant sa fierté de côté. Dans ce cas de figure, le pion peut muter en dark-pion et hurler comme un hystérique, choper des contrevenants en mode rapace en chasse. C’est l’alerte la plus risquée car le dark-pion peut se risquer à blesser ses proies dans le feu de l’action ou, à l’inverse, se faire agresser. C’est aussi le moment où leur terrier est le plus à découvert (en alerte blanche-jaune-orange, un des leurs est constamment en poste, à surveiller leur base).

La vie scolaire est le trou obscur où se réfugient les pions ainsi que leur chef terrifiant : la CPE. Sorte de super pion(ne) au charisme décuplé, elle y occupe le même rôle que Krang dans les Tortues Ninja : le cerveau diabolique qui protège sa faible constitution derrière son bataillon de surveillants dévoués.

Exemple 1 : CPE accompagné de son pion favori
Schéma 1 : CPE accompagné de son pion favori

La vie scolaire est le seul lieu où, à l’abris des regards, les pions peuvent manifester un semblant d’humanité et recharger leur batteries de faible autonomie. Une fois tous réunis, ils se laisseront aller aux pire commentaires afin de se défouler : « Nicolas pue la merde aujourd’hui, il a du encore se chier dessus. Bordel, il pourrait aller voir un toubib« , « Juliette a encore tenté de se maquiller, une horreur« , « J’ai qu’une envie quand je vois Quentin ; lui foutre des baffes, il a franchement une sale tête ce môme« … Ces orgies verbales peuvent choquer le grand public non initié à leur secte mais il est coutume aux pions – comme aux profs – d’avoir des némésis. Un refus d’obéissance, une remarque déplacée et le pion passera son temps à sacquer sa victime. A l’image d’un maton en taule, le rebelle sera totalement délaissé par le pion en cas de problèmes. A contrario, le pion peut avoir ses « favoris », généralement des intellos pour qui le pion est une bouée de sauvetage – un totem – durant les récréations (voir article sur l’intello). Compliments, cirage de pompe quotidien, prière etc… l’intello préfère sacrifier sa dignité à sa sécurité. En revanche, cette attitude peut rapidement soûler le pion qui cherchera alors à éviter les pot de colle – entraînant le décès de l’intello. Ces derniers nomment ce phénomène « la grande diaspora ».

La pire corvée du pion, détestée et redoutée dans toute leur confrérie, c’est la permanence. Permanence,  heure d’étude, cette tâche atroce porte plusieurs noms. Le pion est chargé de surveiller pendant une heure ou plus, une classe de gamins déchaînés. Face à cette épreuve, chaque pion adopte une stratégie différente :

– blasé-résigné : Inventé dans les années 80 par les pionniers en ZEP, cette stratégie récente consiste à ne rien dire, ne rien faire, s’installer à son bureau et prier le Seigneur pour que personne ne lui prête attention et qu’aucune fève ne lui plante un schlass dans le gras.

Avantages : Peu de risques d’agression, apprécié par les élèves.                                                                                                                                                                                                                                        inconvénients : Hausse du taux de décès par syncope, hausse du bordel et du niveau d’alerte, baisse totale du taux de charisme.

– Blitzkrieg nerveuse : Préféré par les pions à fort charisme, le pion arrive et « pose l’ambiance » en hurlant comme un possédé, sépare les binômes trop instables et vire les éléments perturbateurs. Héritée de la tactique du salami, c’est de loin la stratégie plus efficace ainsi que la plus risquée face aux émeutes.

Avantages : Calme relatif, Hausse du taux de charisme, évite les migraines.                                                                                                          Inconvénients : Nécessite déjà un fort charisme, stratégie gourmande en énergie – elle peut nuire à un pion peu endurant.

– Diviser pour mieux régner : Amorale et peu connue, cette dernière stratégie consiste, après avoir obtenu un calme relatif, a lancer des défis aux élèves afin qu’ils se fatiguent à se mesurer les uns aux autres au lieu de se concentrer sur le pion.

Avantages :   Peu de risque d’agression, n’affecte pas le taux de charisme, peut « amuser » le pion sadique.                                                                                                                                                                                                                                   Inconvénients : Ne réduit pas complètement le bordel, peut créer des agressions entre gamins.

La récréation est aussi un moment désagréable dans l’existence du pion. Qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il gèle, qu’il fasse 50°C à l’ombre – le pion est forcé de sortir à l’extérieur surveiller la basse-cour. Alors que certains, pour faire passer le temps, préfèrent se mêler aux élèves et pactiser comme des traîtres, d’autres attrapent le syndrome de Jules César. Très peu connu, cette déficience peut frapper n’importe quel surveillant en poste. Le Pion atteint se comportera comme un empereur romain et décidera de qui doit vivre et qui doit mourir. Un pion en phase terminale peut laisser un de ses némésis se faire tabasser en faisant celui « qui n’a rien vu », se croyant au milieu d’une arène de gladiateur.

Schéma 2 : Pion interpellant un contrevenant
Schéma 2 : Pion interpellant un contrevenant

La durée de vie du pion est très réduite. Éphémère scolaire, un pion reste en activité quatre ans maximum pour les vétérans avant de passer à autre chose (hôpital psychiatrique, clinique, morgue).

ACHETEZ UN HIPSTER

Besoin urgent de paillettes et de strass ? Vous vous trouvez trop commun, trop banal et trop peu original ?

Regardez votre voisin Robert. Ce touchant animal-humain de 49 ans occupe la moitié de sa vie (l’autre étant à l’usine) à se gratter les couilles, avachi sur un canapé défoncé, en regardant « le plus grand cabaret du monde », alimentant allègrement sa bedaine kronembourgeoise en graisses diverses. Regardez attentivement ce marcel Johnny Hallyday taché d’une sueur odorante et ce petit bras tatoué orné d’idéogrammes japonais signifiant officiellement « beau gosse » mais officieusement « trou du cul étroit« , et posez vous cette question :

Tenez-vous vraiment à ressembler à cela ?

Evidemment, inutile de se voiler la face. Ce sera INÉVITABLE si vous ne vous prenez pas en charge ! La beaufitude est une sorte de SIDA social qui guette le plus émérite de nos fidèles consommateurs… Heureusement, nous avons le vaccin mis au point dans le XVIème arrondissement de Paris spécialement pour VOUS ! Le hipster.

Cette magnifique créature remplaçante d’un « bobo » usé arrive cet été chez vous et vous fera gagner un siècle d’avance (ou de retard) sur l’ensemble de vos congénères. Après avoir adopté ce petit monstre, votre hipster vous sera livré à vélo – l’emballage cadeau n’étant pas disponible pour ce produit car non-compatible (trop mainstream).

Votre hipster de luxe peut avoir un skin différend en fonction de son sexe :

Hommes : Fusion entre une taupe myope, un bûcheron et Oussama Ben Laden. Le modèle René le salafiste* carbure en ce moment. Wayfarer apparentes, leggings en jean (slim) et chemise à carreau sont de mise avec l’incontournable barbe de 3 ans, lunettes pare-brise et mocassins. Bientôt disponible le modèle personnalisable (prenez trois individus très différents et pompez sans vergogne leur particularités) : un coreux, un hussard prussien et un employé de bureau. Votre hipster sera brutal-chic en costume noir avec pantalon large trop court, écarteurs de 10cm et barbe impériale rétro.

Femmes : Bourgeoise catholique après un stage de rue chez des punks à chien. La rebelle hype est notre modèle le plus demandé; Chignon « couille sur la tête », chapelet fluo, top léopard déchiré, lunettes démesurées style Polnareff et perfecto pour enfant, tout est fait pour impressionner le public. En dehors de la rébellion, vous devez subvenir à tout les besoins de votre subversive de luxe (liste fournie dans l’emballage). Alimentation cuisinée, connexion internet très haut débit, fringues de créateurs,  PQ en cachemire, I phone, salaire mensuel pour les sorties etc… seront assurés par vos soins.

Votre hipster de luxe devra être logé dans un endroit frais et original (une chambre à coucher est à éviter, trop banal). Préférez une grange ou une cave à vin – voir des chiottes reconverties pour le côté « osé ». Aménagez le lieu avec une bibliothèque (le livre de citations est totalement incontournable, le hipster ne va pas se faire chier à lire « Germinal » de Zola si l’on peut le condenser en une citation). Un apport en culture allégée est la base pour entretenir correctement votre hipster.

Votre hipster de luxe est friand de photographie. Le vieil argentique est vivement conseillé pour l’épanouissement égoïste de votre charmant compagnon. Le hipster de luxe vous surprendra par sa créativité sans borne et pourra vous faire un album photo de famille lifestyle (trop classe pour être traduit en français) d’une beauté instragramienne :

– Ballade en famille : Gros plan sur une coccinelle avec un truc flou au fond (vous).

– Mariage : Gros plan sur le sourire de la mariée en sépia.

– Agression dans la rue : Gros plan en noir et blanc sur l’auréole de pisse sur le pantalon de la pauvre victime.

– Naissance : Cadrage sur le cordon ombilical coupé et un morceau de main en noir et blanc (de la sage femme).

Votre hipster de luxe a un grand besoin de reconnaissance et devra impérativement se connecter à d’autre hipster pour assouvir des besoins vitaux (se prendre en photo – mais de façon très nette – assister à des défilés, voyager dans des pays étrangers, fréquenter des écoles d’art, bloguer…). Assurez vous d’avoir les moyens (mentaux et financiers) de pouvoir supporter votre superbe hipster de luxe.

Le pire ennemi de votre hipster est le mainstream (comprenez le « grand public ») qui est l’injure suprême de votre hipster. Ce dernier fera tout son possible pour ne pas être banal. Musique trop écoutée, film trop populaire, vêtements trop prisés… sont les némésis du hipster. Votre créature saura donc vous conseiller en matière de culture/esthétique pour éviter de tomber dans le piège du « populaire ».

Apprêtez vous à subir un changement de vie radical. Vous allez passer du t-shirt/jean/baskets à soldat napoléonien fluo. Apprêtez vous à voir les photos de famille ringardes être remplacées par un renard empaillé muni de Wayfarers. Apprêtez vous à aller au taf sur un vélo quotidiennement, avec de lunettes à barreau (nous déclinons toute responsabilité en cas d’accident). Apprêtez vous à vous marrer 8 heures d’affilées devant « Empire » de Warhol. Apprêtez vous à devenir classe.

Si vous n’avez pas froid aux yeux, vous pouvez commander la version Shizo-hard du hipster. Toute chose existante est systématiquement dénigrée (son microprocesseur est basé sur un mix entre un vieux et un schizophrène). Votre hipster vous inventera chaque jour un concept unique (ex : la religion de la tortue orange à poil qui consiste à marcher à l’envers, vêtu de jaune et à parler hébreu, toujours muni d’un robinet doré en or massif) avant de trouver ça trop banal. Un sentiment intense de supériorité (ou de ridicule) vous affectera surement. Sébastien Tellier était l’un de ces premiers prototypes du style Shizo-hard.

A EVITER ABSOLUMENT (actions pouvant causer des lésions irréparables ou une fugue à vélo) :

– Offrir un VTT à votre hipster en pensant lui faire plaisir.

– Faire surchauffer inutilement votre hipster  en lui disant qu’il est « à la mode ».

– Obliger votre hipster à travailler (« to work » en anglais si votre hipster le luxe ne comprends pas tout de suite le concept). Ouvrier du bâtiment, boulanger, infirmière… sont des tâches trop mainstream pour être endossées par un hipster.

– Filmer votre hipster à son insu avec Keen’v en fond sonore avant de rendre public la video sur internet style « Affaire Dreyfus II ».

– Comparer votre hipster à un individu mainstream (« Hey, je trouve que t’as un petit côté Dany Boon ! »).

– Organiser un barbecue entre pote en présence du hipster (qui serai ridiculisé).

Le hipster, plus qu’un droit : un devoir ! 

* : René le salafiste est actuellement en rupture de stock. Il est actuellement remplacé par le général Lafayette-Mondotek. La date de péremption de votre hipster est estimée à 8ans. Le hipster ne maîtrise que le franglais. Le hipster déchu peut déféquer dans votre salon. Le hipster de luxe est déconseillé aux vieux (nés après 1900), aux jeunes rappeurs, aux prolétaires, aux musulmans (sauf pour s’entraîner au tir) ou aux métalleux. Le hipster peut dégrader vos biens matériels. Voir modalité en magasin d’achat. Prix à l’unité de 6999 € : le hipster n’est pas une création pour les pauvres.

L’ARTISTE ENGAGÉ

L’artiste engagé est une personne – le plus fréquemment un chanteur/chanteuse – désirant passer à la télé et avoir son lot d’apôtres, mais tout en conservant un côté rebelle-dénonciateur-qui-dérange.

Pour cela, ces personnes traquent les « injustices » et s’en servent pour écrire des chansons dessus. Leur rôle consiste concrètement à foutre la tête des gens dans la merde du monde et les rendre plus ou moins responsables. Ils se feront des masses d’argent tout en ayant une caution morale.

Héritier d’une chanson française vieillissante, l’artiste engagé est muni d’une guitare sèche – seul et unique instrument autorisé (piano et saxo tolérés), et malheureusement d’une voix horrible assortie. Le talent étant l’ennemi absolu de l’artiste engagé,  celui-ci en est totalement démuni et utilise la stratégie du « copy and mix » pour créer sa musique. Rien n’est plus semblable à un chanteur engagé qu’un autre chanteur engagé. Mais de petites différences sont notables entre les deux sexes :

– Femme : Plus souvent du côté des pauvres. L’artiste engagée aime tourner ses clips dans des bidons-ville ou dans des ruelles dégueulasses pour se sentir proche du peuple – comprenez des clodos. Elle-même est habillée de manière très chic-bohème, sinon elle ne serai plus chanteuse engagée mais une SDF qui joue de la gratte. Entourée de pauvres, l’artiste engagée alterne tristesse contenue (« regardez les pauvres gens, ils sont ici par votre faute !« ) et « paroles choc » (« la pauvreté ne doit plus exister!« ). La veste en cuir rouge de la révoltée doit bien valoir le revenu annuel de tout les clodos de la ville mais chuut, ça reste entre nous. Ça fait root. Le clip en lui même est soigneusement préparé : SDF maquillés pour ne pas paraître trop répugnant, seringues planquées, punk à chien trop bourré évincé… L’artiste engagée n’a plus qu’à enfiler sa tenue engagée (coupe « décoiffée », écharpe mulicolore, collants rayés, veste légèrement râpée… le tout à 1200€) et défiler entre les zombies humains avec sa guitare en marmonnant : « On m’a dit la vie est belle… mais quand j’regarde en bas, jvois la France qui souffre… les visages qu’on ne veut plus voir… il serai temps d’enlever les oeillères… on m’a dit la vie est belle mais pendant c’temps, y en a qui souffrent… oh-la-lala-lala-la-oh-la-lala… » [ceci est un exemple de phrases-soupe typique]. Le clip se finit souvent par le regard-caméra en signe de défi. Après, elle retournera dans sa maisson cossue et se fera inviter sur les plateau de télé pour parler de son « âme charitable ».

– Homme : Dans 90% des cas, un bobo à chapeau. La coupe de cheveux lègèrement négligée, look libre-penseur, chemise ouverte – du genre remise à la hâte après avoir un quickie. En prime, la fine barbe : « je voyage tellement que j’ai pas le temps de me raser tout les jours ». L’artiste engagé masculin doit utiliser la séduction pour pouvoir faire adhérer ses potentielles fan à ses concepts de jeune révolté. Leur clips est reconnaissable car souvent tourné à l’étranger ; petit côté colonial assez classe. Ca change le spectateur de son quotidien et ça permet de traiter de sujets poignants comme la guerre en Afrique. Dès, lors, le but est d’émerveiller le spectateur : plans sur des visages de femmes, plans sur le chanteur jouant avec un enfant (trois jours plus tard ce même gosse crèvera du paludisme), plans sur des paysages, plan sur le héros rebelle jouant sur une carcasse de voiture etc… Tout ceci étant dans le but de faire oublier la médiocrité de la musique.

En effet, l’artiste engagé ne maîtrise que trois accords de guitare, ce qui n’est pas suffisant pour faire quelque chose de complexe, mais qui l’est pour faire croire à un musicien « actuel ». Ce dernier utilise très souvent la « voix traînante des matins difficiles » pour chanter.

Parfois, l’artiste engagé rentre dans les affaires politiques pour paraître encore plus rebelle et plus extrême. Cependant, méfiance, l’artiste engagé ne doit pas dénoncer des sujets sensibles sous peine de se faire censurer et de ne plus gagner sa vie (guerre Israëlo-palestinienne, esclavagisme, viols ethniques, abrutissement du peuple, dérive du gender… sont formellement INTERDITS). Le gibier le plus apprécié de l’artiste engagé politisé reste le Front National et le racisme – ça évite de faire polémique, ça plaît à tout le monde et ça fait très « engagé contre les méchants. Oui, l’artiste peut prendre parti mais uniquement à gauche. L’artiste est engagé mais engagé contre des cadavres (les catho intégriste, le FN, les machos…).

Les règles à respecter de l’artiste engagé (comme pour les moines) :

– PAUVRETÉ : Un artiste engagé ne dois JAMAIS avoir l’air riche (même si il l’est quand même). Tout est bon pour avoir l’air authentiquement populaire : pose avec des galeux (Français), langage approximatif avec quota de mots vulgaires, coolitude, haine du capitalisme/société de consommation (celle-là même qui les a créé et leur permet de s’exprimer…LOL).

– POPULARITÉ : Un artiste engagé est avant tout « grand public », hors de question de s’adresser à des minorités : on se fiche bien de leur existence. En plus de cela, ce sont de mauvais consommateurs et ne rapporteraient pas assez d’argent à l’artiste engagé.

– GÉNÉROSITÉ : Une partie de l’argent récolté par l’artiste engagé peut servir pour des organisation caritatives. La surpopulation de la planète, on s’en fout, ça permet surtout de faire monter la côte de popularité de l’artiste et filer de petites étrennes aux marchands d’armes du tiers-monde.

– RÉBELLION : Rappelez-vous, si vous voulez devenir artiste engagé, ne dénoncez que des choses qui ne risquent pas de vous revenir dans la gueule. Commencez doucement avec la lutte contre le SIDA, poursuivez avec la pauvreté dans le monde et finissez en mode hard avec le racisme en dénonçant les agissements des skinheads (coup de pouce : utilisez des images des années 80, les skinheads ont disparus depuis presque 20 ans, aucun risque de tabassage à l’improviste).

– CRÉATIVITÉ : L’artiste engagé à le choix entre des petites chansonnettes de guitares pour débutant ou des « reprises » si la création lui fait mal de tête. Pas besoin de se faire chier, pas mal de groupes et d’artistes ont déjà mâché le travail à sa place (Claude François, Kiss, Michael Jackson…). Il ne reste plus que les paroles rebelles à ajouter.

Lorsque l’artiste engagé est usagé (un autre plus jeune et plus moderne l’a remplaçé), il peut se rendre dans l’un des pays qu’il a visité – où il fait soleil, pas comme en France, cette zone sinistrée, et disparaît à jamais des annales de la musique.

LA TELE-REALITÉ

La télé-réalité est un concept récent, visant à abêtir considérablement les jeunes générations tout en créant des masses de fric – qui serviront à acheter des armes et du phosphore blanc pour en finir avec les palestiniens.

L’émission de télé-réalité basique part du principe que la vie quotidienne des peoples – caste divine comparable à une forme de noblesse new age – est plus interessante que votre existance minable (pour ceux qui ne s’en étaient pas rendu compte, veuillez lire mon article sur Suicid’s Love pour un éventuel rendez-vous). Ne vous inquietez pas, l’ensemble des téléspectateurs adhère à ce concept masochiste et apprécient voir des gens se roulant dans leur pognon après une journée de travail/lycée/collège/trottoir éreintante.

Créer une bonne émission de télé-réalité – oxymore – est relativement peu difficile et peu coûteux. La recette est simple :

Une récompense : du fric bien sûr (100 000 €), un lot de bonbons n’est pas suffisant et vous serez considéré comme un « pauvre » de surcroît.

– Un endroit hype qui respire le swag : 

Maison en plastique avec couleurs vive, château du 18ème relooké par D&CO (fusionné avec la déco de l’école maternelle « Les Joyeux Petits Lurons »), étable reconvertie… appelons-le PLANET-PEOPLE. Le spectateurs doit penser que les peoples vivent sur Mars dans un lieu de vie différent du leur – car bien plus classe. Tapissez les murs de tableaux de Van Gogh – pour faire intelligent. Tel une cage de hamster, assurez vous que vos people ne manque pas de jouets, de nourriture, de recoins où copuler à leur aise ou chialer/exprimer leur haine de la vie si Gregor a oublié de parler à Vanessa du string d’Adriana perdu sous un lit. Les bains sont un élément vitaux sans quoi vos peoples de luxe mourraient asphyxiés dans leur pets et leur crasse. Truffez l’endroit de caméras de surveillance planquées pour pouvoir surveiller vos cobayes en toute circonstances – la couleur de la merde de Sean vendredi soir peut alimenter un forum de fan true ivol pendant un mois. Oui, nous en sommes rendu là. Le jingle des télé-réalités est en réalité l’une des 7  trompettes de l’Apocalypse.

– Un casting sélectif : 

QI :Basé sur le célèbre test de QI de Meyer-Laffont (Le QI est comparé à celui d’une poule pondeuse), vos peoples doivent obtenir des résultats inférieurs ou égaux à celui de la poule. Si ils sont supérieurs, il risquent de ne pas être amusants car trop évolués (phrases correctes, attitude normale etc…). Les épreuves de rattrapage du QI consistent en une rédaction people/petit de CP.

Physique : Très important. Les téléspectateurs doivent pouvoir s’identifier à eux.  Ne sélectionnez pas des Ribéry même si ils ont passé l’épreuve du QI avec brio. Un Mickael Vendetta sera parfais. Pour les filles, le choix des prostituées bulgares est tentant (pas de problème de surpoid grâce à la famine, en chaleur un jour sur deux, ne parle pas français, vénale jusqu’à l’os…) mais veuillez varier les plaisirs en créant diverses tendances (la timide, l’allumeuse, la grande gueule, la fleur bleue… afin que le spectateur puisse les différencier et en choisir une qu’il suivra comme un vassal avec son seigneur). Veuillez respecter les quotas de minorités : noirs/arabes/gays/asiatiques/fous/poulpes… afin de ne pas être taxé de raciste totalitaire. Du moment qu’ils sont présentables et idiots, ça va, la couleur, on s’en bat.

Comportement : L’épreuve finale. Vos prétendants doivent se comporter comme si ils avaient 6 ans et sortaient de psychiatrie. Les candidats « hardcore » doivent être capable de sortir des perles du genre « J’ai pas de vie sans si la télé n’existera plus » ou « Je fréquent pas les moches parceque je repersente la beauteure » ou encore « Tatiana, c’est trop une pétasse, elle a mis un débardeur bleu j’hallucination grave ! « . Considérez comme engagé un cobaye qui réussi les trois test brillamment.

Afin que votre émission sorte du lot,  vous pouvez créer une « mascotte ». Choisissez une chose qui rythmera la vie de vos people de luxe – voix caverneuse mystique, statue  parlante qui conseille vos cobayes en cas de perdition, un truc qui impressionnera la moule humaine qu’es le téléspectateur – remplaçant sans vergogne le rôle de Dieu (Big up à Nietzsche, Dieu est mort remplacé par La voix). Vous pouvez rajouter un peu de mysticisme en considérant que chaque people possède un secret à deviner (autre que le nombre de points négatif de son QI).

Lorsque vos champions sont fin prêts, vous n’avez plus qu’à les envoyer dans leur enclos de PLANET-PEOPLE sous les hurlements de la foule hystérique chargée d’amour – et de pognon, en ce qui vous concerne. Après s’être reniflé le cul à la manière d’un troupeau de caniches, vos cobayes tisseront des relations entre eux et leur aventures palpitantes sera diffusé à une heure de grande écoute. Malgré le fait que des gosses handicapés ; pas de parents, parents beaufisés, ou ayant été élevés par un couple de casoars regarderons votre émission, je vous conseille fortement d’y ajouter une forte dose de sexe – c’est plus attractif et ça touche également un public masculin de jeunes kevins qui attenderons avidement de voir un bout de sein de Florence tel des vautours attendant la mort de l’antilope. Evidemment, pour ne pas que votre émission de télé-réalité fasse un bide, vous ne devez en aucun cas faire de la réalité. Pour cela, vous avez diverses alternatives :

Jeux : Organisez des trucs amusants. Si l’inspiration vous manque, demandez conseil à un prof de sport dans une école primaire, ses idées lumineuses vous seront utiles. Course de vitesse avec obstacle, parodies ridicules, soirée déguisée – n’ayez pas peur de l’humiliation, ce mot n’existe pas sur la planète télé-réalité. En revanche, méfiez vous du mot complexité, qui lui, est un danger potentiel : les jeux doivent n’être pas trop difficiles sans quoi votre émission sera reléguée sur Arte et classée au rang de C’est pas sorcier, ce qui constitue une disgrâce incroyable. Des énigmes sans solutions peuvent également occuper vos people de luxe pendant un certain temps.

Dispute : En cas de calme relatif des people-hamster ou baisse de l’audimat, vous pouvez utiliser la technique du coup de bâton dans la fourmilière en ordonnant au mec de Vanessa d’aller sauter Chelsea en douce. Si la mayonnaise prends bien, l’audimat remontera en flèche après le tirage de cheveux, les gueulantes et les phrases cultes « T’est trop un salope, t’a trop pas de cultivation », « T’es trop cheum, en plus t’a de grosses épaules »… tout ceci sera bien entendu relayé dans Oops! Cette technique permet également de virer de votre jeu un people peu apprécié et trop coûteux.

Choix : Virez vos people de luxe trop peu apprécié (trop intelligent, trop franc, trop différend…) qui plombent votre émission. Pour cela ne le faites pas arbitrairement, laissez le spectateur-moule choisir à votre place : l’argent des SMS sera tout benef’.

Minute culture : Pour relever le niveau et montrer l’étendue des dégâts (cérébraux) de vos peoples, vous pouvez créer un jeu consistant en questions qui rapportent des points. Le gagnant aura droit à une paire de lunettes cul de bouteille en or à la hipster lui donnant un air d’intello – il le sera pour le téléspectateur en tout cas.

– « Qui a peint Saturne dévorant l’un de ses fils ? – Shakira… non ?…[doute cartésien]… »

– « Quel est le mont le plus élevé du monde ? – Heuu…[chargement]… LOL, c’est quoi un mont ? Un dessert ? »

– « Quel était le premier président de la Vème république ? Pitbull, lol, qui ne sait pas ça [rire de conne infect] »

Coup de maître : Préparez un truc énorme pour terminer votre jeu et pulvériser l’audimat :

Un pacs entre un candidat et un chien – ça fait « choc » et ça ouvre le monde à de nouvelle sexualités que seuls les beaufs de souche raciste pourront dénigrer.

Si vous tournez aux USA, vous pouvez tenter d’obtenir une libération conditionnelle de Charles Manson. Notre cher Charlie serai envoyée dans PLANET-PEOPLE en VIP avec ses amies Patricia Krenwinkel et Leslie Van Houten, son secret étant « J’ai été tueur en série en 1969 » et irai se tailler un sac en peau de prothèse mammaire. Vous n’aurez par la suite qu’à rédiger une petite lettre d’excuse sur ce regrettable incident… blah blah…drame…blah blah… droit de l’homme….blah blah.

Avec ces éléments, vous pourrez aisément détruire des générations entières (PLANET-PEOPLE est en partenariat avec divers hôpitaux psychiatrique) et vous tailler une solide réputation dans le monde de la comm’ et du show-business – les cravatés niveau 10 pourront alors daigner se montrer en public avec vous pendant la durée de votre succès.

L’ARTISTE FOU

Attention, aujourd’hui, je vais m’atteler à la difficile tâche de vous présenter une espèce d’humain en voie d’extinction ; à savoir : l’artiste fou. Le terme « artiste fou » est lui même assez vague et pourrait englober des abominations cosmiques comme Justin Bieber ou Keen’v, véritables serial-killer auditifs, ou le mot « fou » prendrait toute sa dimention. Or pour ce cas, c’est plutot le terme « artiste » qui ne les qualifieraient pas du tout.

Oui, car l’artiste fou est tout d’abord un artiste de la première heure. Mais leur mode opératoire et leurs différences varient souvent selon le sexe :

MÂLE: Richard est un enfant comme tout les autres jusqu’au jour où ses cons de parents lui offre des pinceaux et de la gouache. Dès lors les peintures envahissent sa chambre et cette activité devient progressivement une passion. Des années plus tard, Richard reste dans sa chambre au lieu de sortir en boîte, se bourrer la gueule, trouver des potes et des nanas (choses indispensables à un bon fonctionnement chez le boutonneux lambda). Peu à peu Richard se replie sur lui même jusqu’à finir enfermé dans sa tête – espace un peu restreint et sans issue de secours, vous voyez le merdier…
Pour se sortir de sa taule improvisée, il peint, encore et toujours et devient ARTISTE FOU !

Dès lors, Richard relooke sa maison en annexe des chiottes capables de filer un AVC à Danielle et Béatrice de C’est Du Propre… Bouffe à  l’air libre moisissant sans complexe, meubles renversés dans une crise de création (appelée aussi délire psychopathique), évier rempli de liquide brunâtre, tableaux horribles omniprésents… tout est bon pour vivre dans le milieu le plus cradingue possible – ce qui est totalement voulu par l’artiste fou. Richard occupe son temps à peindre dans le noir, « reflet de son âme » dirait-il, « facture d’électricité impayée » répondrait EDF.                                                                                                                                 Lorsqu’il ne reste pas immobile dans les ténèbres, shooté à la térébenthine, il dessine des créatures monstrueuses sorties – ou pas – de son esprit dérangé ( « Suzanne Boyle nue descendant à la cave chercher son pinard »). Physiquement, Richard ressemble à un vautour : fringues inchangées depuis ses 13 ans, corps osseux, tifs longs bouffés par un début de calvitie et yeux hagards tournant dans leurs orbites comme des boules de loto. Il est extrêmement dangereux pour une personne normale de pénétrer dans l’antre de l’artiste fou. Ce dernier, devenu Schizo, pourrai vous prendre pour l’un de ses amis imaginaires avec lequel il se serai brouillé et tentera alors de vous tuer à coup de tuyau de plomberie. Si vous êtes une jeune fille naïve et belle, l’artiste tentera alors de faire un portrait « parfais » de vous (vous voyez le genre de trip…) et ne vous laissera jamais ressortir de son trou. Si vous êtes moche et naïve, l’artiste fou aura comme projet de réaliser une offrande à Chagall en assemblant votre tête au corps d’un porc (le découpage entraînera votre mort).
En cas de fuite l’artiste ne vous suivra pas, plus terrifié par le monde réel que par sa piaule nauséabonde. L’artiste fou ne possède généralement pas de voisins, les odeurs alternatives de putréfaction-gouache et les hurlements de transe à deux heures du mat’ les auront dissuadés de s’installer ici. Si toutefois ils sont restés, ils encourent le risque de voir l’artiste fou débarquer chez eux à toute heure et demander très poliment si ils n’ont pas un presse-purée/une pomme/un écrou en inox/un étui à flûte à dépanner.
Il est très difficile de déterminer la durée de vie d’un artiste fou ; lorsque son corps est découvert, il est mort depuis des lustres et à servi de repas de fête aux cafards, rats et termites ; ses anciens compagnons fidèles.

FEMELLE : Luna est une petite fille pas très jolie et sapée avec 20 ans de retard – à croire qu’elle vit dans un foir’fouille – mais non, en réalité ses parents sont justes des beaufs. Les autres gamins se foutent de sa gueule et sont méchants, sauf celui qui sniffe sa colle, trop défoncé pour réfléchir, qui deviendra son seul  animal de compagnie pote. Mais en cours d’art plastique, tout s’inverse : son coup de crayon ravageur lui vaut d’être adulée par l’ensemble du troupeau : « waaa ! trop bien faiiiit ! », « Hé, vnez voir Luna dessine un truc ! » « Heuuu, hé tu dessine trop bien ! ». Cette qualité deviendra un plaisir et Luna ne lâchera plus son crayon.  Les années passent et au lieu d’abandonner sa chrysalide de timide et devenir pleinement une pouffiasse écervelée, Luna se mue en ARTISTE FOLLE !                                                                                                                                                                                                         Luna – devenue grande – a pris l’étrange habitude de se fringuer avec des rideaux colorés, des châles et des pyjamas à fleurs. Elle est chaussée de boots vertes afin de parfaire son apparence d’arc-en-ciel humain. Elle occupe un appart réduit (« sa bulle« ) où s’entassent entre 60 et 70 chats, partageant toute sa vie avec eux – jusqu’aux croquettes. Pour Luna, la vie d’un chat est supérieur à celle d’un humain, elle adhère au concept très particulier du national-socialisme félin. Elle occupe ses journées à dessiner/peindre des tableaux conceptuels uniques exprimant le désespoir de l’humain voulant atteindre un stade spirituel proche d’une ataraxie divine (représenté par une tache rouge et jaune à côté d’une tête de chat). Vous l’aurez compris, l’artiste folle se comporte comme un individu ayant un pilon de coke dans le  pif : « oeuvres » ignobles, démarche de mongol joyeux, sourire idiot, mains couvertes de peintures jamais lavées… Heureusement inoffensive pour le commun des mortels, l’artiste folle, quand elle ne peint pas, peut avoir l’idée de se mettre des pinceaux dans le cul, premier contact avec l’amour en l’absence de prince charmant (trop apeuré par l’artiste folle et vice versa).

L’artiste folle, en vieillissant, se dégrade considérablement en comparaison à son homologue masculin. Côtoyant plus de chats de qu’êtres humains, l’état mental de Luna chute rapidement. Ermite renfermée chez elle, l’artiste folle ne sort plus, mis à part en cas d’extrême urgence (chez le véto si Mistouille a la chiasse) ou au super U du coin pour le Purina One. Constamment en pyjama, coupe de cheveux inexistante en « nid d’oiseau », marmonnant des phrases incohérentes, Luna est arrivé au stade ultime de l’artiste folle. Mi-chat, mi-clodo. L’artiste folle termine sa vie en psychiatrie, animant un atelier coloriage avec d’autres baveux, sous l’oeil vigilant du docteur Lefranc.

LE PAÏEN

Le  païen/païenne est un type – souvent un geek/étudiant/metalleux ringard ayant totalement saturé face à la société fort dégueulasse actuelle et  s’étant « réfugié » dans le passé médiéval/antique.  Le mot pagani en latin signifie « paysan » bien que le païen de base est plutôt une espèce urbaine et excelle plus au maniement du clavier et de la souris que de la faux ou la serpe.

Mais tout d’abord, l’apprenti païen commence par créer un univers « à lui », à base d’ecstasy + livre d’histoire + Game of Throne + Tolkien. Ainsi, il peut idéaliser la vie de ses glorieux ancêtres guerriers – qui en réalité n’étaient que de pauvres agriculteurs édentés, couvert de bubons et analphabètes. Ce prétexte atavique douteux leur sert de base pour justifier un mode de vie délirant qui intriguerait le plus aguerri psychiatre.

– Beuverie  « à la taverne » ( = le bar du coin ; le païen customise son langage pour faire plus trve), druidisme sauvage – la potion magique du chaudron étant souvent alcoolisée, vénération sans retenus de dieux  scandinaves couillus et  prise de photos choc où le païen est à poil dans la forêt en hiver en brandissant une épée, apparemment prêt à pourfendre des sarrasins  elfes…  sont les tristes éléments constituant la vie d’un païen.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          En effet le païen – tout comme le hippie – éprouve une vénération pour la nature mais seulement sous ses aspects « virils » et non sous ses aspects « taffiole ».  Arbre mort sous la neige : BIEN. Rouge-gorge piaillant : PAS BIEN. Pierre runique dans un champ : BIEN. Tulipes dans un champ : PAS BIEN.

  La nature sert souvent de lieu où les païens peuvent se retrouver entre eux et laisser derrière eux leurs canettes de bière vides ; Odin se chargera de faire le ménage. Après tout, il a bien créé la Terre à partir du corps d’Ymir, il pourra surement créer un écureuil avec une canette de Kro…                                                                                                                                                                                                                                        Mais seul et sans ses pitoyables pairs, le païen peut se laisser aller à la solitude champêtre, et à la recherche d’un lien avec les dieux mais ne recevant que des fientes sur le crâne et des accrocs de ronces sur le froc – ou la robe médiévale si il s’agit d’une païenne (paye la tenue pour se promener en forêt).

Le Païen voue un culte aux vikings/gaulois auxquels ils s’identifie (après avoir brisé tout les miroirs de sa baraque, entraves à son fantasme). Cette identification hasardeuse peut avoir un effet désastreux : le païen finir par ressembler physiquement à un clodo – barbe dégueulasse à la mode Oussama 2001, cheveux dreadlockés devenus une mégapole de poux/tique/puces  et peut ainsi terminer sa vie à camper dans un bois, planqué dans une toile de tante crasseuse, bossant à mi-temps comme bûcheron (couper du bois, ça fait trve). Le païen tissera alors un nouveau réseau social avec d’autres lépreux tels que les hippies, les punks et les clochards toxico, devenus de fiers camarades de guerre.

Le païen – surtout si il est geek (les deux étant malheureusement compatible depuis peu) occupe la majorité de son temps à regarder « Beowulf »  et jouer à Skyrim (l’opium du geek) plus qu’à lire l’Edda de Snorri – jeu où il puise l’ensemble de sa culture générale inexistante et où il peut (enfin) s’identifier à un redoutable guerrier. Skyrim, en bon fournisseur de rêve, offre au païen des muscles, une armure, des nanas potables et une paire de couille assortie, ce qui est plus marrant que de militer dans une assos’ de patriotes français défendant leur terres « trop fachos » pour le païen.

Pour les bardes du XXI ème siècle, certains païens jouent dans une abomination appelée « pagan metal ». Le concept est simple : jouer du metal bien gras associé à des flûtiaux folkloriques et des cornemuses hobittiennes ; ce qui est un attentat auditif. En comparaison, un gourmet pourrai avoir le même genre de réaction face à du caviar au ketchup. Le nom des groupes est généralement inspiré de la mythologie nordique(ouvre un dico et trouve un mot au hasard genre Drakkar, Freya, Wotan, Astérix…) ou du seigneur des anneaux si le païen n’a pas le brevet des collèges. Les  sujets traités concernent directement la vie du païen (dans Skyrim en tout cas), à savoir la beuverie, la guerre (perçue plus comme un sport de détente amusant que comme un bain de sang), les poitrinaires Walkyries, femmes-guerrières, (fantasme de tout bon mec du milieu – malheureusement inaccessible – car aucun d’entre eux ne mourra jamais au combat l’épée au poing pour aller au Walhalla (…à part si papa confisque Skyrim).                                                                                                                                                                                                                                          A cela s’ajoutent les photos « promotionnelles » destinées à ridiculiser le « groupe » avant même qu’il ne se mette à jouer.

Prises dans la forêt – (après avoir foutu les jetons aux petits vieux qui se promenaient), revêtus de la « tenue de parade » : fausse armure, kilt écossais (avec cadrage raté et vue sur la frisée ébène…), fringues médiévales, voir sarouel dans les cas de fanatisme avéré, gueules de constipés en mode « connexion avec Odin établie » ; tout est bon pour enculer la modernité. Sans oublier les épées ; sinon ils ne seraient plus des guerriers mais des clowns.

La pire crainte du païen serai de passer pour un type d’extrême droite Lepeniste, patriote et défenseur de son pays. En effet, bien que reclus dans son monde fantasmé ; le païen redoute les jugements porté sur lui et craint par dessus tout d’être vu comme « intolérant » – chose bien plus grave que d’être perçu comme un rebut social.                         Le païen sait pertinemment qu’Adolf était très porté sur les hyperboréens et les beaux gosses aryens. Le païen se défend d’être un méchant nazi, lui il extermine que des elfes et des dragons dans des guerres cool et pas des juifs dans des massacres pas trop frais.

En plus de cela, le païen accentue le plus possible son côté « gentil-beauf-nounours-autiste » en faisant systématiquement des grimaces sur les photos de soirées et en se taillant une solide réputation de fêtard alcoolique (photo du mec torché affublé d’un casque à cornes tripotant les nichons de la voisine), éloignant encore un peu plus le spectre du nazisme de sa tronche de choux-fleur hirsute.

LE FILM D’HORREUR

Le slasher est un sous genre de film très instructif que vous pouvez montrer à des gamins de huit ans pour qu’ils se pissent dessus et les traumatiser à vie. Alors, pour faire un bon slasher, il vous faut relativement peu de choses – c’est très économique. Déjà une caméra ou deux sinon ça ne s’appelle pas un slasher mais un délire bizarre entre cinglés. Ensuite, ils vous faut des jeunes. Très important. L’idéal serai d’en trouver quatre, deux mecs, deux filles, entre 17 et 21 ans. Parmi eux :

Un jeune camé « Jimmy » vivant dans le seul but de fumer/se piquer/sniffer,  muni d’un t shirt « I love ganja », joint à la bouche, yeux explosés avec lentilles de contact couleur sang (n’hésitez pas à trop en faire, le spectateur est intellectuellement une huître-humaine donc no souçaï… on doit bien comprendre que le mec est complètement raide et que la drogue c’est mal ! Vous pouvez donc engager un acteur réellement débile pour plus de réalisme, son texte ne consistera qu’à dire « WAIIII! » « TROP FONNNNCEDEEEE! » puis des hurlement lorsqu’il se fera découper.

Le beau gosse « Mathéo » : Contrairement au camé, le beau gosse doit pouvoir faire mouiller les spectatrices – gueule cubique avec petite barbe de trois jours, cheveux courts coiffés-décoiffés, T shirt col V etc… Son rôle consistera à mener le groupe car il est le philosophe de la bande (« on s’en sortira vivant ! je te le promet ! » alors qu’il est coupé en deux par exemple).

L’allumeuse « Candy » : Une pute fille facile est fortement recommandée. Elle doit être blonde, avec une bouche en forme de donut, 95F, et fringuée comme si elle taffais au bois de Boulogne. Son rôle consiste à baiser avec le beau gosse et à faire une victime supplémentaire (pour faire jubiler les spectatrices complexées en col roulé).

La gentille « Sarah » : Une chieuse « moralisatrice ». Vous avez le droit de la garder vivante si vous vous sentez avoir une âme d’humaniste. Elle portera la morale de votre film à savoir l’acool c’est mal, la drogue c’est mal, le sexe c’est mal,…

Le seriaule killer « Corpsebutcher » (le nom doit être gore) : Le protagoniste principal, invincible, normal quoi. Il doit ressembler à un éléphant-humain(2m06 pour 130 kilos) sapé avec une combinaison dégueulasse (sang+merde+ cambouis +boue séché+vomi etc… (ça permet en plus de choquer les bourges et leur filer des démangeaisons à la vue de ce super-crasseux). Il doit être masqué pour que le spectateur-huître comprenne bien que le mec n’est pas vraiment à l’aise dans sa tête. Attention, les masques pourris en plastique du super U pour Halloween sont à BANNIR : le serial killer pourrai alors plus ressembler à un geek attardé ou à un proto-gothique qu’à un tueur). Corpsebutcher doit être muni d’une arme permettant de tuer tout en foutant des morceaux partout et permettant d’utiliser les 64 bidons de faux sang nécessaire au film. Tronçonneuse, couteau électrique, tondeuse à gazon reconvertie, hachoir géant, gourdin à pieux rouillés, fouet en barbelés… sont bons à prendre.

Alors l’action peut se situer à n’importe quelle époque – le principal étant la tuerie – mais pas trop vieux, afin que le spectateur ne pense pas que le film n’est pas hype ===> vieux ===> pourri. Sinon, vous pouvez faire en sorte que l’action se déroule dans les années 70′ (époques des serial killer au texas ?). En tout cas, pas dans une grande ville –  Corpsebutcher courant avec une tondeuse sur les champs Elysées se ferai rapidement choper par la BAC – suivi d’un coup de taser au cul et votre film serait bon pour la catégorie « comédie familiale »… no comment. Une cambrousse du loir et cher est préférable (c’est calme, petit, forestier et peuplé de consanguins cannibales sur des tracteurs).

Donc nos quatre jeunes sortent d’une boite de nuit – in medias res – , ça permet de capter l’attention du spectateur en le rapprochant avec son quotidien. Puis soudain, Matthéo a envie de camper en forêt – l’idée lui vient comme une envie de chier. Il est approuvé par Jimmy (son seul but) car camper = fumer. Bien entendu, c’est un mac-guffin – c’est juste pour qu’il se fassent massacrer loin de toute population. Candy suggère subrepticement qu’elle en profitera pour passer un moment d’intimité avec Matthéo (baiser avec lui en gesticulant comme un lombric sur des braises en hurlant comme une truie).

En forêt, il rencontreront le garde chasse – un pécore en salopette au physique de lépreux n’aimant pas les pt’tis branleurs vingt dious, vous passrez ptêt’ po la fin d’la nuit hahahahahahaha ! Nous somme dans la phase « oppression du spectateur »… mais pour l’instant, on oublie cette vieille merde.

Puis vient la scène transitoire (un quart d’heure) avec la scène de la défonce au cannabis, repas/blagues autour du feu de camp suivi de la scène de baise (permet « d’interesser » le spectateur-huître).

Soudain : arrivée de Corpsebutcher ! TADAAAA !  Personne ne l’a vu venir (le mec est gros comme un pavillon de banlieue) mais bref, il prends nos jeunes par surprise et déchiquette Candy à coup de tondeuse à gazon en râlant. La salope en premier ! L’occasion d’émietter ses seins qui plaisaient tellement aux spectateurs-néo-beaufs dans une purée de sang (95 L de sang par personne). Peur ! Panique ! Les jeunes s’enfuient dans la forêt en gueulant « au secours ! » le malade aux trousses. Pour faire encore plus réaliste, attachez la caméra à l’arrière un clébard qui court – effets de panique garantis !

Bref, au lieu de regagner la ville – (oui, un djeunz de 20 ans est plus agile qu’un taré de 200 kilos muni d’une tondeuse) – les trois survivants vont se réfugier chez le vieux pécore du début, qui habite en forêt. Corpsebutcher qui courait à moins de 20m d’eux a alors mystérieusement disparu (les slasher ne s’emmerdent pas d’incohérences).

Le vieux péquenot est en réalité de mèche avec le fou, ça se voyait rien qu’à sa gueule que le type était pas fiable (oui car dans les slashers, il n’y a que des gentils et des tarés et cette affiliation est déterminée par le physique : jeune et beau pour les gentils, laid et puant pour les tarés). Rapidement, il parvient à empoisonner les jeunes pour les endormir – sauf Jimmy qui l’est déjà…

Lorsque nos ados post-pubère se réveillent, ils sont enchaînés dans une sorte de grotte souterraine aménagée (lumières vertes, outil de jardinage pour la torture (PAS de pot de fleurs/engrais/râteau etc… absolument pas dark du tout), avec des chaînes, des corps pourrissants et de la petite déco à la Valérie Damidot genre « le petit dentier thrash assorti à la couleur de l’étagère, les pots de formol avec des embryons… trop frais ».

Le premier à en chier sera Mathéo – peut être par jalousie de la part de Corpsebutcher ? Qui sait ? Peut être un réminiscence du complexe d’Oedipe, voir une névrose lié à un passé relationnel trop chargé ?…… enfin on s’en tape, la culture c’est pour C’est pas sorcier, pas pour les amateurs de slasher fans de sang et de chair fraîche… pauvre Jamy…

Arrive le moment tant attendu depuis presque une heure : la torture des mecs. Arrachage d’ongle, perçage d’oeil, démembrement, acide sulfurique sur les couilles, lame de rasoir dans la gorge et enfin, le coup de hache final… Voui ! Et le tout sous les yeux de Sarah, horrifié, répétant « non pitié », « arrêtez », « pourquoi vous faites ça » en boucle sans capter que pour un malade mental dangereux, zigouiller son mec c’est comme licencier un employé pour un PDG : un plaisir non négociable.

Mais pendant que notre brave Corpsebutcher s’amuse à jouer, Sarah arrive à filer au terme d’une tension insoutenable :

– « Va t’il me voir pendant que je nique le cadenas ? Non, il mange le foie de Matthéo….merde j’ai fait un bruit ! Il se retourne ! En fait non, il cherchais juste à choper son couteau ouf il est trop surcon ! ça y est c’est ouvert ! »

Sarah trouve la sortie tranquillou et se barre donc de la cave comme si elle y habitait. Dehors, il pleut ===> eau sur le débardeur blanc ====> vue sur ses seins. Corpsebutcher se lance à sa poursuite (oui, il est peut être con mais pas aveugle)…                                                                                                                                                                                         Après la course poursuite, Sarah arrive sur une route où elle trouve l’idée judicieuse de se mettre en plein milieu – par temps de pluie la nuit. Absolument pas risqué. Corpsebutcher arrive ! Il fonce avec sa tondeuse ! Il traverse la route ! Sarah va mourir ! NOOON !

Et soudain, notre brave Corpsebutcher se fait faucher par un poids lourd (300L de sang + petis morceaux, comme un panier de Yoplait à la cerise). Le poids lourd continue comme si de rien n’était. Sarah rentre chez elle (avec la musique grave du genre, « le drame est passé mais c’est triste j’ai plus d’amis »). Gros plan sur la tondeuse pété gisant sur l’asphalte, couverte de sang.                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Arrivé chez elle, Sarah allume la lumière….et là : CORPSEBUTCHER (les serial killer peuvent se téléporter mais chuut ! c’est un secret). Dégoulinant de flotte et de sang, il la décapite à la hache d’un coup net. Vlan ! Tu t’y attendais pas hein ! hahahaha ! On t’a bien eu !

FIN – c’est à ce moment que le spectateur se lève et fout votre DVD à la poubelle si il ne l’a pas hacké.

LE CLIP

Si vous désirez un aperçu de la situation culturelle/musicale en France, il n’y a rien de tel que de regarder les merveilleux clips sur des merveilleuses chaines de télévision comme « direct star » ou « MTV« . En effet, ces chaînes projettent en continu les dernières horreurs du moment, quelle chance !

D’après ce que j’ai pu voir, la quasi totalité des clips ressemblent à ceci :

Le clip X commence sur la plage (plage = soleil, vacances, cool, relax, nous on ne se fait pas chier à bosser 8h par jour comme toi sale pauvre). Des jeunes s’amusent (les vieux étant incarcéré à la maison de retraite).

Généralement, il y a blanc sonore au début, histoire de nous faire mourir d’impatience (et de faire une petite intro minable, du genre « attention ça va commencer ! »)…

Ensuite, un type « beau gosse » arrive, dans une Mustang Fastback et en sort d’une démarche de singe sodomisé d’une élégance incroyable. Il allume un poste de radio des années 70 (bah ouai ça fait plus rétro-chic tiens) sous le regard ébahi des potiches inutiles venus dans le seul but de l’admirer – avec un doigt dans leur bouche cela va de soi.

et la musique commence…

Vient alors la tornade abrutissante de pop-électro-dubstep (sons électronique divers/piano), et le type se met à chanter avec un play-back des plus pourris. Sa voix – probablement immonde – a été sur-trafiquée ; désormais le chant ressemble plus à celui de C3PO au karaoké qu’a celui d’un vrai chanteur avec une vraie voix.

 Très important, le mec est entouré de putes filles en sous-vêtements dans des poses de putes lascives afin de montrer qu’il est un VRAI sex-symbol. Cela permet également de montrer aux jeunes filles quel type de mec elle devront aimer à l’avenir. Imaginez ces pauvres nanas perdues sortir avec un mec qui n’est pas à la mode ! Heureusement que le clip est là pour leur montre la voie à suivre.

Le mec passe son temps a exécuter une chorégraphie pathétique démontrant qu’il n’est pas un pauvre handicapé ringard mais bien un djeunz valide et dynamique… Bref, les filles ont surtout le but de créer un montage alternatif original et divertissant pour les spectateurs ébahis :

Chanteur-chanteur-cul-chanteur-bouche qui suce une glace-chanteur-chanteur-seins-chanteur…

Durant la moitié du clip, le chanteur reste sur la plage à brailler comme un autiste, entourés de ses fidèles (avec un plan sur un groupe de jeune bogossillons qui kiffent le son pour prouver aux spectateurs que ce qu’il fait, c’est de la BONNE musique). Les nanas lavent alors la voiture en se couchant dessus, tout en regardant le mec (après le tournage, elles iront faire soigner leur torticolis).

Durant la seconde moitié, le clip change de lieu – en boîte de nuit. Toujours. Cela permet de ne pas trop emmerder le spectateur et ça fournit un prétexte au mec pour enfiler une nouvelle tenue (sinon on pourrai penser que c’est un porc qui ne se change pas toutes les 6 heures !).

La boîte de nuit est un bon moyen pour en mettre pleins les yeux (au sens propre : les stroboscopes multicolores finissent d’achever le spectateur si ce dernier ne s’est pas arraché les yeux lui-même en proie à l’horreur visuelle et auditive).                                                                                                                                                                                                                 Quelques plans de potes bourrés ou de filles se versant du champagne/lait/alcool sur les seins (pub pour de docteur Goldman, professeur de chirurgie esthétique) viennent ponctuer le clip, afin que les néo beaufs ne débandent pas avant la fin. Le clip se finit enfin au bout de 3 minutes avec un dernier gros plan sur la face indigeste de la « star », adulée par les moutons présents à ses côtés.

Le clip spécial « diva » est presque pire – difficile de juger. Très souvent, une pétasse ouvre les yeux le matin dans un hôtel de luxe et voit un message écrit sur une lettre à côté d’elle. Elle se met en colère et la jette à la poubelle (intro donc INUTILE est créée juste pour faire croire à un semblant de scénario). Puis la musique commence (la même soupe électrique que pour le clip lambda). La super-pouffe énervée sort de l’hôtel en claquant la porte de l’hôtel – la diva se donne un côté dangereuse-impossible-à-maîtriser lorsqu’elle est en colère avec ses 23 kilos. Elle sort sapée en punk riche avec perfecto clouté taille enfant, boots cloutées, leggings imprimés, cheveux crêpés etc… dès lors, le clip sera divisé en deux parties alternatives : la première où la diva sera en mode mur des lamentations dans une chambre obscure en culotte et chemisette (montrer son corps le plus possible) et geindra sur sa vie cruelle en pleurant. Dans la seconde partie, elle sera avec six mecs bodybuildés dans une voiture de sport en piaffant sa hype et son désir de vengeance (son mec l’a quitté – ce qui est une réaction humaine que chacun d’entre nous aurait eue face à une diva). Trois quart des plans filmés sont sur la diva qui doit être vue sur tout les angles et dans toutes les poses, quitte à piquer les yeux du spectateur. A la fin du supplice musical, elle ira gifler son mec et repartira au bras d’un autre et rebelote pour la nuit – la diva est une pute de luxe fière et assumée.

Les autres clips – minoritaires – ne sont constitués que des reprises saccagées menées par des « artistes engagés » (je pense à ces pourceaux « d’enfoirés »…) ou bien des daubes insipides mettant en scène un/une fille/mec au look bohème (le chapeau, très important !), avec une guitare sèche dont ils maîtrisent vaguement 3 accords – mais ce qui est suffisant pour faire une chanson sur l’amour/la tromperie/l’écologie/la séduction (au choix). Ils maîtrisent le sujet aussi bien qu’un môme de maternelle sur la masse volumique du mercure mais rappelons que le but du clip est avant tout la valorisation du guignol lambda, élevé au rang d’icône priée et vénérée. Ajoutons à cela des effets grotesque de style « dessin animé  » censé nous persuader que nous sommes dans son univers trop perso.

NOTE : Si vous décidez d’aller vérifier mes dires sur MTV ou Direct star, prévoyez le sac à vomi, si vous tenez à votre intérieur.

SUICIDE’S LOVE

Bonjour cher client ! Vous êtes mal dans votre peau ? Vous ne dormez plus, vous ne supportez plus personne ? Hé bien VOUS ETES UN RATE !                                                                    A quoi sert t’il de vivre ? Dans un monde pourri par la violence, la pollution, la corruption, l’irrespect, la maladie,… un monde où vous ne trouverez JAMAIS le bonheur ?          Hé bien cela ne sert à RIEN !

Mais ne vous inquiétez pas, ceci est tout à fait normal..

Grace à Suicid’sLove la toute première agence de suicide en France, vous pourrez crever sans complexes et en toute tranquillité autre part que dans des chiottes dégueulasses ou votre salle de bain [image d’un macchabée ensanglanté à demi couché sur des cuvettes de toilettes taguées et recouvert de merde] !

Bénéficiez dès maintenant d’une remise de 40 pourcent [images d’une conne blondasse qui fait « Waaaahhh ! 40 pourcennnt!!!! »] – hé oui 40 pourcent sur votre premier suicide ! Soit une économie de 87 euros !! Votre veuf/veuve pourra enfin joindre les deux bouts !
La vie est devenue ringarde et trop pénible pour quelqun comme vous ! Suicide’sLove vous a COMPRIS et vous propose de mettre EFFICACEMENT un termes à toutes les emmerdes qui vous tracassaient ! Fini la crise financière, le patron tyrannique, votre instance de divorce, les dettes et le chômage ! Vous apprécirez le confort dans lequel vous serez acceuillis et nos hôtesses [zoom sur le décolleté d’une pétasse orné d’une corde de pendu ] vous aideront à vous achever si vous vous êtes pitoyablement ratés, ou si vous venez en demi-tarif (pour une tentative seulement)…
Les handicapés seront pris prioritairement pour abréger leur non-vie pathétique dans des salles spéciales pour qu’ils puissent rentrer avec leur char à roulette. Vous êtes tentés ? Mais vous avez peur que votre famille vous regrette ? Aucun souci ! Une lettre d’excuses personnalisée sera automatiquement envoyée à vos proches avec des motifs variés (voyage, déménagement lointain, tour du monde en bateau…).

Après votre décès, votre corps sera recyclé en talc pour Pampers  (en partenariat avec Suicide’s Love) afin de nettoyer le cul des nourrissons et futurs clients ou en nourriture pour canigout (également en partenariat avec nous). Si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour nos amis les bêtes [image d’un clebs triste derrière les barreaux d’une fourrière].

– Si le courage vous manque, notre distribution à volonté d’alcool (payante) vous permettera de vous bourrer la geule avant de faire de grand pas ! Une petite cuite ne vous fera plus de mal à ce stade !
Jusqu’à cet été, la formule « un pour tous, tous pour un » vous permettera d’économiser une place si vous venez avec vos amis ou pour les familles nombreuses ! Faites profiter à vos enfants le plaisir de la mort à petit prix :

[Un micro est braqué sous le nez d’une jeune boutonneuse]

 PRESENTATEUR : Que pensez vous de Suicide’s Love mademoiselle ?

JEUNE : Ben tvois, la vie c’est plus trop hype, la mort cplus frais mec. La jme suis inscrit ouais ! Avec deux bestah. On va mourir à la même heuuuure ! Ouaichu trop préssée !

Suicid’sLove est LA réponse. Suicide’s Love est VOTRE espoir !                                                                                                                                                                                                                           Ne soyez pas trop con pour vivre, REFLECHISSEZ et venez en toute confiance nous rejoindre. Vous aussi ayez le droit à la mort !

* Réservation d’une place au 36 66 85, prix d’un appel local ou par SMS au 36 45 74. Pour tout information supplémentaire, consultez notre site internet : www.La-mort-est-hype.fr. Prix de la séance 45 euros pour la première, et 0.02 centimes pour les suivantes. Pour tout autre information, veuillez vous rendre dans les locaux de nos services à l’accueil.